<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646</id><updated>2011-10-07T16:18:06.360+02:00</updated><category term='Colombie'/><category term='Argentine'/><category term='Mexique'/><category term='Echanges'/><category term='Paraguay'/><category term='Images (fixes et mouvantes)'/><category term='Hémisphère nord'/><category term='Chili'/><category term='Vous êtes ici'/><category term='Cuba par mots et par vents'/><category term='Culture'/><category term='Colombie (histoire de la violence)'/><category term='Patagonie'/><category term='Uruguay'/><category term='Nicaragua'/><category term='Venezuela'/><category term='Politique'/><category term='Cuba'/><category term='Pérou'/><category term='Ecologie'/><category term='Littérature'/><category term='Reprise d&apos;article'/><category term='Jongleurs de mots et de sons'/><category term='Lutte pour la dignité'/><category term='Peuples indigènes'/><category term='Bolivie'/><category term='Carnets de route'/><category term='Brésil'/><category term='Société'/><category term='Histoire'/><category term='Ceux dont le nom...'/><title type='text'>8 Méridiens ∞ Parallèles 8</title><subtitle type='html'>Clins d'œil vers l'Amérique latine</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>121</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-4208456396802509678</id><published>2010-05-17T16:14:00.003+02:00</published><updated>2010-05-17T16:25:18.308+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brésil'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Solutions locales pour un désordre global</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Depuis &lt;i&gt;Le Monde selon Monsanto&lt;/i&gt; de Marie-Monique Robin, en 2007, le documentaire écologique a le vent en poupe et adopte toutes les formes possibles et imaginables pour nous sensibiliser aux déviances de notre modernité et aux urgences qu'elles engendrent: la démonstration culpabilisante (Hulot), le message esthétique (Arthus-Bertrand), l'enquête révélant l'impensable (Robin). Le procédé de base est toujours le même: éveiller une conscience, si possible en passant par la révolte ou, de manière moins franche, par l'attendrissement. Et, surtout, placer l'homme au centre de l'argumentation: car si la nature souffre de nos excès, l'homme lui-même - le spectateur - est également une victime qui, le plus souvent, s'ignore.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;On peut se demander pourquoi le discours écologique, aujourd'hui, malgré son évidence, peine tant à être entendu du public (je ne parle donc pas, pour l'instant, des structures politiques mais bien de toi, qui trouve insupportable de lire des articles aussi longs sur un écran). A mon avis, le problème se situe à quatre niveaux:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;D'abord, et malgré l'urgence, à trop répéter toujours le même message dans les mêmes termes, avec les mêmes exemples, etc., on transforme un discours nécessaire en bruit de fond inutile et vain. L'urgence écologique étant devenue avant tout, pour beaucoup, un argument politique, elle rejoint les autres rengaines à la mode qui rythment nos flashs infos et nos débats. L'ours blanc disparaît pendant qu'on cuit sa ratatouille, paix à son âme et bon appétit.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;L'écologie, dans le discours de ceux qui la soutiennent, est trop souvent l'affaire de Ceux Qui Savent et qui, au lieu d'informer, culpabilisent systématiquement leur interlocuteur. Ajoutez à cela que Ceux Qui Savent sont dans la plupart des cas, force est de le constater, ceux qui ont les moyens (de manger bio, de se payer des médecines complémentaires, de vivre autrement), et on en arrive à quelque chose d'assez insupportable dans la posture du donneur de leçon écologique: ici, c'est le bobo qui instruit le banlieusard; à un niveau plus global, l'Occidental qui a abusé pendant 50 ans, qui vient expliquer aux pays en voie de développement qu'il faut arrêter de se développer...&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Une race alternative à Ceux Qui Savent sont Ceux Qui Ont Trouvé La Solution sous forme de projet idéaliste. Interdisons la consommation de viande un jour par semaine. Lançons un référendum mondial contre le réchauffement climatique. Certes. Et le bruit de fond s'amplifie, et on finit par éteindre la radio pour manger sa ratatouille plus tranquillement.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le catastrophisme n'a jamais été la solution. Oui, la situation est urgente; lorsqu'on se penche sur les grands dossiers écologiques, on oscille irrémédiablement entre l'envie de se suicider et celle d'aller poser des bombes, mais soyons raisonnables et avant d'en arriver là, proposons des solutions. Les accents tragiques ne suffisent plus.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ol&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le film de Coline Serreau (on y arrive...), &lt;i&gt;Solutions locales pour un désordre global&lt;/i&gt;, a cet immense mérite de constater, de tirer la sonnette d'alarme, de nous donner cette sensation que le plancher du cinéma s'écroule progressivement sous nos fesses de citoyens du Nord sur-consommateur, tout en montrant que partout, des efforts sont faits pour changer les choses.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;L'idée est ici de remettre en question la belle notion de "Révolution verte", d'expliquer sur quoi elle est fondée, historiquement, politiquement et sociologiquement, pour démontrer finalement que l'urgence écologique est aussi une urgence alimentaire, qui ne concerne pas seulement le Sud lointain, mais aussi, justement, le bobo parisien qui fait sagement son marché bio (ou pas). En gros, celui qui se fout bien de l'ours blanc tant qu'il a de la ratatouille dans son assiette sera peut-être sensible au fait que l'autonomie alimentaire mondiale est de 20 jours; 4 pour l'Île-de-France. En France, mais aussi au Brésil, au Maroc, en Ukraine ou en Inde, Coline Serreau montre comment certains ont pu, envers et contre toutes les pressions politiques, reprendre en main leur mode de production, arrêter le massacre aux pesticides, OGM et autres désastreux miracles technologiques, pour redonner naissance à une économie plus saine, dans tous les sens du terme. Car l'écologie bien menée peut également donner lieu à un meilleur rendement. Donner une chance à l'agriculture locale et raisonnable non pas de survivre, mais de resurgir, voilà ce que suggère le film de Serreau, tout en donnant des pistes concrètes.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le problème écologique est avant tout un problème économique. Si tout semble tourner au ralentit, si tout finit par être transformé en discours, voire en chansons, c'est qu'au-delà des volontés réelles, un ordre global complètement dément, basé sur la Trinité Industrie-Croissance-PIB, rend actuellement impossible toute action qui tente de s'attaquer à la sacro-sainte logique de la consommation.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Toute action?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Non. Et c'est là que Coline Serreau fait bien, en nous rappelant une évidence qu'on a trop souvent tendance à oublier. Si tout est bloqué, en haut, tout est ouvert, en bas. Et c'est en refusant de consommer un certain nombre de produits, en trouvant à la production de masse des solutions alternatives locales, pas forcément plus chères, bien au contraire, qu'on peut agir sur la déesse économie. Avant les bombes (qui, de toute façon, sont produites par les mêmes qui font les pesticides que tu bouffes dans ta ratatouille), le boycott.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Toutes les pistes sont données dans le film, dans un discours à la fois informé, scientifique et extrêmement clair, qui exclut tout sentimentalisme et ne se prive pas d'humour. Un film énergique, en somme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;D'aucuns préféreront peut-être le site associé. Car hélas, il y a un grand défaut au documentaire de Serreau: marquant sans doute par là son refus des grands moyens et l'esthétisme à outrance de certains, la réalisatrice nous propose plus de deux heures d'images tournées caméra sur l'épaule, avec des zooms en surnombre et souvent plus qu'approximatifs. Un peu vomitif, pour être franc. Encore une preuve que la clarté du discours ne va pas forcément avec la netteté de l'image...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;u&gt;A voir et à lire pour élargir son horizon&lt;/u&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Marie-Monique Robin, &lt;i&gt;Le Monde selon Monsanto&lt;/i&gt;, 2007.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Jawad Rhalib, &lt;i&gt;El Ejido, La Loi du profit&lt;/i&gt;, 2007.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nicolas Hulot, &lt;i&gt;Le Syndrome du Titanic&lt;/i&gt;, 2009.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Yann Arthus Bertrand, &lt;i&gt;Home&lt;/i&gt;, 2009.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Coline Serreau, &lt;i&gt;Solutions locales pour un désordre global&lt;/i&gt;, 2010, et &lt;a href="http://www.solutionslocales-lefilm.com/"&gt;le site du film.&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le blog &lt;a href="http://www.electron-economy.org/"&gt;&lt;i&gt;Objectif&amp;nbsp; Terre des Hommes: les éco-technologies au service de l'épanouissement humain.&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=4208456396802509678"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;Vos commentaires&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-4208456396802509678?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.solutionslocales-lefilm.com/' title='Solutions locales pour un désordre global'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/4208456396802509678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=4208456396802509678' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4208456396802509678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4208456396802509678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/05/solutions-locales-pour-un-desordre.html' title='Solutions locales pour un désordre global'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-476267460034684266</id><published>2010-05-05T15:59:00.006+02:00</published><updated>2010-05-05T22:11:44.468+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bolivie'/><title type='text'>Les fleurs bleues du climat</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Il y a dix jours s'achevait à Cochabamba, Bolivie, la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;En décembre dernier,&amp;nbsp; Copenhague avait déjà, à sa manière - crevettes thaï, caviar sibérien, foie gras limousin, limousines américaines, jet privés d'un peu partout - célébré le climat et la rencontre des cultures... On en avait souri, le grand raout annuel sur le climat n'était plus crédible, on a vu ce qui est advenu de Kioto, laissons-là les beaux discours de ceux qui, moins qu'aucun de nous, ne se préoccupe du devenir de cette planète. D'autres ont pris le problème plus à cœur et, notamment face aux pressions inacceptables de quelques grandes puissances sur les petits pays, obligés semble-t-il de signer un accord-mascarade sous peine de représailles économiques, ont décidé de monter leur propre sommet mondial, un sommet des peuples, un sommet-réaction.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;L'initiative était louable et intéressante, d'autant qu'elle était organisée par la Bolivie, pays concerné s'il en est par le changement climatique, les problèmes de sur-exploitation des richesses naturelles, d'écarts socio-écolo-économiques entre populations des villes et de la campagne, du nord et du sud, etc.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Seulement voilà. Quand un sommet de ce type convoque tout le beau monde de la juste et saine pensée actuelle, quand il s'ouvre sur cette phrase du Président Morales "Ou bien le capitalisme meurt, ou bien c'est la Terre Mère", repris en boucle par les représentants des 17 tables rondes, quand Naomi Klein vient nous gratifier d'une riche réflexion posant, notamment, la responsabilité des Etats-Unis dans les problèmes climatiques actuels et leur poids dans la politique mondiale, quand le grand message du sommet, c'est "prenons exemple sur le rapport à la nature des indigènes" (exemple certes édifiant, mais difficilement applicable, soyons honnêtes, dans nos contrées), on peut légitimement douter de son efficacité. Car oui, le capitalisme est aberrant. Oui, il faut changer nos comportements. Oui à tout, sur le fond. Mais non, nous ne pourrons pas changer le monde par des discours bien-pensants et des sensibleries. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La Conférence - un succès, cela va sans dire - s'est ainsi conclue sur la signature d'un "accord&amp;nbsp; des peuples" de dix bonnes pages, dont les principales prises de position sont:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le paiement d'une dette climatique des pays industrialisés aux pays en voie de développement, de 6% de leur PNB.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La nécessité de mettre en place une Déclaration Universelle des Droits de la Terre.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;L'institution d'un Tribunal International de Justice Climatique.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;L'organisation le 2 avril 2011 un référendum mondial demandant aux citoyens s'ils sont d'accord... de faire passer les dépenses militaires en dépenses pour la sauvegarde de notre planète.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La possibilité, pour tous les peuples, d'accéder aux procès de négociation internationaux et d'y faire entendre leur voix.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;De ces cinq propositions, une seule paraît à peu près réaliste et susceptible de faire avancer les problèmes écologiques et politiques de cette planète: la dernière. Mais là, on sort de l'écologie et on ouvre un chapitre plus complexe encore...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le reste, c'est de l'idéalisme, de l'idéalisme que d'aucuns trouveront touchant, mais qui, personnellement, me hérisse le poil. Faut-il être fou ou complètement cynique pour oser lancer le référendum du quatrième point? Ou juste tellement épris de besoin d'audience internationale, qu'on est prêt à tout dire, même n'importe quoi, pour se faire entendre? Et quand la gauche comprendra-t-elle que les Seventies, c'est fini?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Tout cela ne pourrait être qu'ennuyeux et niais. Mais c'est en fait assez nauséabond, lorsque l'on sait que sur les 15'000 participants à ce grand sommet alternatif, la moitié étaient Boliviens et venaient dans l'espoir de récupérer des terres, de poser des questions sensibles (les grands barrages, l'exploitation du lithium, de la forêt amazonienne). Lorsque l'on sait, en outre, qu'en plus des "dix-sept tables de travail qui viennent d'en bas demander à être entendues en haut", il y en avait une dix-huitième, qui, refusée par le organisateurs, s'est tenue en dehors du site officiel de la conférence. Et devinez sur quoi elle portait? Justement, sur tous les problèmes écologiques sensibles de la Bolivie. L'hypocrisie est partout, à Copenhague comme à Cochabamba. Evo, tu me déçois, compadre!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Il n'y a qu'une véritable solution constructive aux problèmes du climat, avant que nous ne soyons contraints à adopter des lois répressives: l'éducation, au niveau des écoles en priorité, et la mise en place de structures basiques de tri et de recyclage dont manquent encore la plupart des pays du monde, et notamment l'Amérique latine. Or l'éducation ne passe pas par la poésie de la Vie en Harmonie avec la Terre Mère, sinon auprès de populations qui appliquent de toute façon déjà (ou depuis&amp;nbsp; toujours) ces principes, mais par un langage clair qui tende, progressivement, à nous faire prendre conscience du décalage entre nos besoins réels et notre mode de vie. Et en la matière, c'est ici, au nord, que le plus dur reste à faire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;J'arrête ici, car comme le dit si justement Eduardo Galeano: "L'inflation langagière a fait de grands dégâts, surtout en Amérique latine, où elle semble plus nocive encore que l'inflation monétaire."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Une dernière question, toutefois: combien y avait-il d'Iphones à Cochabamba?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La Conférence des peuples sur le climat a été couverte de manière relativement systématique par &lt;i&gt;Le Courrier&lt;/i&gt; de Genève.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Vous pourrez lire les analyses de Naomi Klein sur son &lt;a href="http://www.naomiklein.org/main"&gt;blog&lt;/a&gt; (dont vous apprécierez sans doute la page principale). &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;On trouve sur le site Rebelion le texte (en espagnol) de la &lt;a href="http://www.rebelion.org/noticia.php?id=104633&amp;amp;titular=declaraci%F3n-de-la-conferencia-mundial-sobre-el-cambio-clim%E1tico-y-los-derechos-de-madre-tierra-"&gt;déclaration&lt;/a&gt; de tous les peuples, ainsi que diverses interventions relatives au sommet.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La citation de Galeano est issue d'une &lt;a href="http://www.notisureste.com.mx/opiniones/cartas-redaccion_10/eduardo-galeano--mensaje-cumbre-madre-tierra_1022"&gt;lettre&lt;/a&gt; qu'il a adressée à la Conférence pour s'excuser de son absence.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/goog_1565381391"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=476267460034684266"&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;Vos commentaires&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-476267460034684266?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/476267460034684266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=476267460034684266' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/476267460034684266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/476267460034684266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/05/il-y-dix-jours-sachevait-cochabamba.html' title='Les fleurs bleues du climat'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-82450637231045210</id><published>2010-02-28T12:18:00.003+01:00</published><updated>2010-02-28T12:23:27.879+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Vision du conflit colombien par les journalistes communautaires</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Un article fort intéressant de LAURENCE MAZURE, en direct de Bogotá, paru dans &lt;i&gt;Le Courrier&lt;/i&gt; du samedi 27 février:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Pa’Yumat,la radio indienne qui dérange tout le monde&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;COLOMBIE • Les amis d’Alvaro Uribe se présentent auxlégislatives du 14 mars,brandissant l’image d’un pays pacifié par l’armée.Au cœur du conflit,les journalistes communautaires témoignent d’une autre réalité.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;«Contrairement à ce que disent les grands médias colombiens, la présence des forces armées exacerbe les risques encourus par les populations civiles dans les territoires indiens. Personne ne nous défend quand il y a des attaques de la guérilla des FARC. Quand les militaires arrivent, il y a encore plus de combats, ils rentrent dans les maisons des civils, violant ainsi le droit international humanitaire. Le problème, c'est que les médias ne parlent pas de ce que vivent les gens.» Au téléphone, dimanche soir, Cristina*, du Tejido (tissu) de comunicacion de l'organisation indigène du Nord Cauca ACIN (1), commente les combats qui depuis la veille frappent plusieurs localités rurales des environs de la ville de Santander de Quilichao (lire ci-dessous). &lt;br /&gt;«A l'heure actuelle, poursuit-elle, on ne sait pas ce qui se passe exactement à Caldono et Jambalo car le relais téléphonique a été saboté par la guérilla des FARC. Nous savons seulement que les populations civiles ont dû quitter les zones urbaines pour se rendre dans des lieux d'assemblées permanentes en territoire indien, où ils sont en sécurité. La commission des droits de l'homme de l'ACIN est partie vérifier la situation sur place. Ils sont accompagnés de journalistes communautaires.»&lt;br /&gt;Santander de Quilichao, petite ville du sud-est du pays, aussi laide que chaotique au bord de l'autoroute panaméricaine qui relie Popayán à Cali, abrite l'un de ces centres médiatiques communautaires indiens qui brisent le silence des médias de Bogota. &lt;br /&gt;En s'éloignant de la gare routière où, dans une chaleur moite, les employés des différentes compagnies de bus agrippent les voyageurs, et une fois passée l'inévitable place de l'église, une rue plus calme mène jusqu'à Radio Pa'Yumat. &lt;br /&gt;Là, sous des peintures murales illustrant les attraits des zones rurales de la région, l'équipe des journalistes communautaires explique la situation de plus en plus difficile, voire dangereuse, dans laquelle ils exercent leurs activités depuis 1994.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Parler aux jeunes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;«Le Tissu de communication gêne tout le monde, les forces armées colombiennes autant que la guérilla des FARC car nous dénonçons les agissements des uns et des autres.» Vicente* pose sa mochila, sac aux motifs traditionnels, sur l'une des tables de la rédaction. Pour lui, la radio est un média essentiel: «Nous sentons que nous donnons une voix aux sans-voix, nous donnons un point de vue différent de celui des médias commerciaux.&lt;br /&gt;Nous informons spécialement les jeunes pour éviter qu'ils ne s'enrôlent dans l'armée colombienne... ou dans les FARC, car notre lutte n'est pas une lutte armée.» &lt;br /&gt;A côté de la radio, un travail vidéo est effectué, malgré le contexte rural où l'accès à Internet est rare. Il sert de support aux débats organisés sur le terrain, avec les communautés elles-mêmes: «Les projections permettent aux gens de voir leur réalité, les circonstances qui les affectent, et d'en discuter.»&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;La guerre au quotidien&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le conflit armé, social et économique est au centre de la réalité de tous les journalistes ­ tant dans leurs vies personnelles que dans leur travail. Et Cristina en connaît long sur la question. Dans le studio radio, pour le moment hors antenne, tandis qu'une de ses collègues rédige une note d'information, elle explique de quoi est faite la lutte de chaque jour: «Nous nous trouvons dans un contexte critique de militarisation et de menace d'invasion des transnationales. Pour les gens, chaque indien assassiné est un `guérillero'. Les médias donnent de nous une image négative de personnes opposées au développement, alors que nous luttons contre les compagnies minières et contre la privatisation de l'eau! La radio communautaire permet de montrer ce qui se passe.» &lt;br /&gt;Quant à l'impact de la guerre sur les communautés indiennes, ainsi qu'afro-colombiennes, ou tout simplement paysannes, qui vivent dans cette partie du pays, Cristina en donne un témoignage d'actualité: «Ma famille vit près des villages de Corinto et Toribio. Depuis plusieurs mois nous assistons à l'intensification du conflit: tous les acteurs armés ont investi les lieux, parfois même les maisons des civils. Chaque jour, des civils sont tués ou blessés. Les enfants sont particulièrement touchés par les mines et autres engins explosifs. Les gens ne peuvent pas travailler dans leurs champs car tous les acteurs du conflit les accusent d'être des informateurs. Quand ils vont au marché, la guérilla ou l'armée les fouillent et leur retirent ce qu'ils ont acheté. Et quand les enfants vont à l'école, on a peur qu'ils soient pris au milieu de combats.» &lt;br /&gt;Pourquoi la situation s'estelle tant dégradée? «Le prétexte est la guérilla et le narcotrafic, mais le vrai enjeu, c'est une route, corridor stratégique économique qui relie d'autres territoires entre eux», précise-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Emetteur détruit&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Dans un pays où le terrain montagneux est rendu encore plus difficile d'accès par les intempéries, la radio rétablit et renforce le lien entre des communautés. Naturellement, les informations sont données dans les langues autochtones, renforçant l'identité et le tissu culturel. &lt;br /&gt;C'est aussi le moyen le plus efficace de transmettre à la population indigène les informations nécessaires pour qu'elle puisse se mettre en sécurité lorsqu'il y a des affrontements entre forces armées et guérilla, ce qui déplait tout autant aux premiers qu'aux seconds. &lt;br /&gt;Du coup, l'émetteur de la radio est devenu un enjeu stratégique dans le conflit. En décembre 2008, il a été saboté par les FARC et Radio Pa'Yumat est resté huit mois sans émettre. Cristina se remémore l'appel à la solidarité internationale, avec l'organisation d'un «radiothon», grâce auquel des fonds ont pu être réunis pour acheter de nouveaux équipements.&lt;br /&gt;Seule ombre au tableau: «Notre nouvel émetteur est moins puissant qu'avant, et nous atteignons moins de communautés. En fait, nous fonctionnons avec du matériel temporaire. Et nous ne pouvons pas émettre autant qu'avant... Nous avons dû passer de huit heures d'antenne à cinq.» &lt;br /&gt;Les pressions se sont aussi accumulées sur les journalistes communautaires depuis 2007. Précédemment, la radio avait déjà reçu des menaces. Mais maintenant, il s'agit de courriers électroniques ciblant des personnes par leur nom, et apparemment signés par des groupes paramilitaires actifs dans la région: «En 2008, le camarade qui s'occupait de la page web de la radio a dû quitter la région: des hommes armés étaient à sa recherche. Un autre collègue a été détenu par la police pour avoir soi-disant fait la promotion de «documents révolutionnaires.» &lt;br /&gt;Pour Cristina, les causes de ces menaces sont claires: «Nous dérangeons vraiment tout le monde... non seulement nous faisons connaître la réalité du conflit, mais nous dénonçons aussi les transnationales minières présentes dans la région, et d'autre enjeux économiques, comme la façon dont la canne à sucre nourrit maintenant les voitures et non plus les gens, avec toute cette histoire du biodiesel...» &lt;br /&gt;A ces pressions politiques et policières s'ajoute une situation financière particulièrement difficile. Toute l'équipe de Radio Pa'Yumat se bat aussi pour trouver des revenus à son média et lui assurer une pérennité économique. «Toutes les radios communautaires sont confrontées à des difficultés de financement très lourdes, car la loi nous interdit d'avoir recours à la publicité pour nous financer», explique Cristina. L'aide apportée par quelques conseils municipaux indiens ne suffit pas. «Nos charges sont aussi lourdes que si nous étions une radio commerciale... Nous devons 40 millions de pesos de droits d'antenne à l'Etat colombien, qu'il nous faudra payer pour pouvoir renouveler notre licence radio», se plaint-elle.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Au milieu de ces difficultés, il y a une lueur d'espoir: le 2 février, le prix Bartolomé de Las Casas (2) était décerné à l'organisation ACIN et à son Tissu de communications. La dotation de 50 000 euros pourrait donner un second souffle déterminant à Radio Pa'Yumat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Prénom fictif &lt;br /&gt;1. Le Tissu de communications de l'Association des assemblées indigènes du Nord Cauca (ACIN) est consultable sur le site du mouvement: www.nasaacin.org. &lt;br /&gt;2. Attribué par le Secrétariat d'Etat espagnol à la coopération internationale.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Amnesty: «Le gouvernement n'assume pas»&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Par BENITO PEREZ&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Derrière le discours gouvernemental, une dramatique réalité: «Les indigènes colombiens souffrent toujours davantage d'attaques», s'inquiète Marcelo Pollack. Dans un rapport1 (1) publié cette semaine, le chercheur d'Amnesty International a synthétisé une année entière d'exactions anti-indigènes, qu'il résume en deux phrases assassines pour Alvaro Uribe: «On les tue, on les menace, on les oblige à participer au conflit armé et on les expulse de leurs terres... Il serait temps que le gouvernement colombien assume sérieusement ses obligations et agisse immédiatement pour protéger les peuples indigènes.» &lt;br /&gt;Selon les données de l'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC), au moins 114 autochtones ont été assassinés en 2009, tandis que des milliers étaient déplacés de force. &lt;br /&gt;Ceux qui restent sur leurs terres ne sont pas mieux lotis. «Beaucoup de communautés ne peuvent sortir de leur territoire, car les groupes armés ont semé des mines antipersonnel dans les zones adjacentes», dénonce l'ONG.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«A moins que les autorités n'agissent rapidement, il existe un risque réel que de nombreux peuples indigènes disparaissent», avertit Marcelo Pollack.&lt;br /&gt;En 2009, le peuple Awa a été particulièrement touché. Basé dans le département du Nariño, où sont actifs guérilleros, paramilitaires, militaires et trafiquants, ils ont payé un lourd tribut à l'ensemble de ces acteurs. Le pire massacre a été commis en février par les FARC, qui ont tué quinze indigènes à Barbacoas (2). En septembre, un second massacre, non attribué, coûtait la vie à 12 personnes et entraînait la fuite de 300 autres. &lt;br /&gt;Selon le recensement de 2005, le pays compterait quelque 1,4 million d'autochtones, soit 3,4% de la population colombienne, distribués officiellement en 85 peuples (102, selon l'ONIC). Un tiers d'entre eux serait en danger de disparition.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;1. «La lutte pour la survie et la dignité», disponible en espagnol et en anglais sur www.amnesty.org&lt;br /&gt;2. Les FARC ont reconnu avoir tué huit indigènes et ont dit, dans un communiqué, le «regretter sincèrement».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=82450637231045210"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-82450637231045210?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/82450637231045210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=82450637231045210' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/82450637231045210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/82450637231045210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/02/vision-du-conflit-colombien-par-les.html' title='Vision du conflit colombien par les journalistes communautaires'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-6644008230885287518</id><published>2010-02-06T14:37:00.002+01:00</published><updated>2010-02-28T10:41:21.683+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Argentine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>BsAs</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Que de pluie, que de bruit, que de fleurs!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nous avons v&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éc&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;u &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; à Buenos Aires une fin de voyage bien tropicale, avec des temp&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ératures en permanence au dessus de 25 degr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;és, une pluie presque continue, chaude, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;épaisse, des rues innond&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ées. Nous &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;étons rentr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;és parfaitement secs d'&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;une semaine de camping dans les parcs nationaux du Chili, avec des orages toutes les nuits; nous quittons notre petite auberge de Palermo Viejo humides jusqu'au plus profond de nos livres...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;∞&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Il faut imaginer Buenos Aires comme un immense jeu d'&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;échec - moyennant, ici ou l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;à, quelques aberrations diagonales, ou une petite rondeur dans l'ancien port de La Bocca - travers&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é par quelques immenses avenues (20 pistes circulables, pour vous donner une id&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ée de la plus grande, la 9 de Julio avec ses deux appendices), et fonctionnant autour de grands quartiers ayant chacun leur histoire, leur public, leur architecture. Dans le centre, les buildings ultra-modernes, qui s'imposent avec tout l'espace n&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;écessaire pour les rendre plus &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;énormes encore, dirait-on,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; cotoient les vieilles maisons encastr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ées les unes dans les autres en un labyrinthe de ruelles. A Palermo, on se prom&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ène entre des immeubles bien entretenus qui &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;voquent &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;les quartiers r&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ésidentiels de Rome. A la Bocca, on revient en Am&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;érique latine, avec deux rues des petites maisons d'un ou deux &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;étages, color&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ées &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;à souhait et transform&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ées en v&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éritables bombonni&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ères pour le bonheur des cars de touristes, alors que quelques centaines de m&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ètres au-del&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;à, pass&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ée la voie de chemin de fer d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ésafect&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ée, on s'aventure &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;à ses propres risques l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;à o&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; la vie n'a rien d'une attraction, o&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; les lois changent, o&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; chaque mur est un slogan, chaque regard un message. Ici, comme dit le po&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ète, &lt;i&gt;los aires no son tan buenos&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Et puis, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;à &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;tout cela, il faut ajouter le vert ominpr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ésent - ou presque - des parcs et des places qui donnent &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;à la ville un charme inoui; les th&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;âtres, la musique, les librairies (partout des livres!), les march&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;és, les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;épiceries de quartiers, tout ce qui fait qu'avant d'&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;tre une ville qu'on visite, Buenos Aires est une ville qu'on vit, en apprenant&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; à utiliser quelques bus remplis de gens d'ici, en s'asseyant dans une cantine&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; sans attrait ou, au contraire, dans un grand caf&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é historique (o&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ù on mangera moins bien pour six fois plus cher, mais c'est beau...), en entrant, en d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ébut d'apr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ès-midi, pour se reposer des &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;kilom&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ètres parcourus,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; dans un cin&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éma qui ne diffuse que des films argentins (4&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; CHF le billet pour deux personnes!), en d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éambulant sans but dans les avenues du cimeti&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ère de Recoleta pendant que d'autres cherchent fr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;én&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;étiquement&amp;nbsp; les tombes de Gardel ou d'Evita.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Il faut avoir du temps pour vivre Buenos Aires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=6644008230885287518"&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-6644008230885287518?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/6644008230885287518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=6644008230885287518' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6644008230885287518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6644008230885287518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/02/bsas.html' title='BsAs'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5580381478137588889</id><published>2010-01-31T20:46:00.003+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.057+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Origines</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le voyage de Punta Arenas à Ushuaia (prononcer Oussouaïa, et non Ouchouaïa) s'étire dans l'absence, par moment, de tout paysage. Seule une lande brunâtre, des&amp;nbsp;milliers de moutons (dont on dit qu'ils sont devenus aveugles à cause du soleil), et le détroit noirâtre en arrière-plan. Nous sommes arrivés au Chili sous la pluie, nous le quitterons sous la pluie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La traversée du Détroit de Magellan se fait sur un bac assez petit: deux bus, deux camions et quelques voitures. Nous n'avons pas à attendre, les eaux étant calmes (ce qui est tout de même très relatif puisqu'on ne peut se tenir debout, ni dans le bus ni sur le Pont, sans&amp;nbsp;s'agripper fermement à quelques choses). Quelques belles vagues se déversent sur le pont tandis que des dauphins, et même quelques orques, nous narguent, l'usage d'un appareil photo sans coque étanche étant fortement déconseillé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;On comprend ensuite pourquoi les 170 kilomètres qui séparent l'entrée en Terre de Feu du poste-frontière de San Sebastian, sur l'Atlantique,&amp;nbsp;exigent plus de trois heures de parcours: sur le territoire chilien de l'île, la route n'est pas goudronnée; c'est une piste, complètement défoncée par endroits, assez pénible, où les croisements entre gros véhicules (et&amp;nbsp;il y en a, puisque c'est la seule voie d'accès)&amp;nbsp;s'avèrent difficiles. Ici encore, le paysage est désertique, mais très montueux. La chance nous accompagnera pour le passage de douane: 1 heure en tout et pour tout (certains voyageurs passent 4 heures à attendre au bord du Détroit, et 4 autres à la douane...).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Depuis Río Grande, c'est un minibus d'une douzaine de places qui prend le relais pour les 2 dernières heures du trajet. Il pleut à verses, on file sur la route détrempée, distinguant entre les gouttes des forêts, des lacs et quelques montagnes enneigées. Mieux vaut ne pas penser à la vitesse à laquelle le chauffeur attaque les virages du Col Garibaldi. L'avion a du bon, finalement....&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;Notre premier contact avec Ushuaia sera fort humide, et nous avons du mal à croire la chauffeur de taxi qui nous dit que jusqu'au jour précédent, il a fait des temps caniculaires pour l'endroit: 20 degrés et plus. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nous aurons droit, pour notre part, à un paysage hivernal dès notre réveil, le lendemain matin. Ushuaia, qui n'a rien d'une petite ville paradisiaque, étend ses quartiers barriolés et aggrégés les uns aux autres plutôt anarchiquement, ses stations d'essence YPF, son port commercial et touristique, sur plusieurs kilomètres au bord du Canal Beagle. En face, c'est le Chili, à nouveau, et au-delà, l'Antartique. La géographie des lieux n'est pas simple...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;En 1978, la ville comptait 8000 habitants; aujourd'hui, plus de 70'000. On voit dans la forêt quelques quartiers aux airs de favellas (en Argentine, on dit "Villa"),&amp;nbsp; sauvagement élaborés, en abattant les arbres. Ces quartiers, nous a-t-on expliqué, n'existent sur aucun plan cadastral. Mais Ushuaia attire les migrants de toute l'Amérique latine, car il n'y a pas de chomage dans ce paradis du tourisme, de la marine marchande et de l'industrie pétrolière. On peut se demander ce qu'il adviendra des lieux dans dix ans, si la facilité de voyager se perd...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Fort heureusement pour le touriste de 2010, on ne vient pas à Ushuaia pour la ville, mais pour les alentours: un étonnant glacier auquel on monte depuis la mer (le sommet n'est qu'à 1300 mètres), des lacs, le Canal Beagle et ses îles, le Parc National de Terre de Feu. Paradis du marcheur, donc, d'autant que les excursions sont ici beaucoup moins éprouvantes que dans la région des glaciers chiliens et argentins que nous avons visitée précédemment.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;A 17'848 kilomètres de l'Alaska, il serait faux de croire que nous sommes arrivés à la fin du monde. C'est bien, ici, le début de tout, la rencontre des forêts et des déserts de pierre, des baleines et des lièvres, des otaries et des orchidées, des cormorans et des pics, des glaciers et de la mer. Nous avons marché sur l'île Bridges avec la sensation de découvrir un nouveau monde. Nous avons découvert comment les Indiens d'ici, au début du XXe siècle, ont été exterminés non pas par la violence, mais par la bonne conscience des Européens. Il vivaient ici nus, en voguant sur des canots élémentaires et en nageant dans les eaux glacées, avec une espérance de vie de 60 ans environ, en se nourrissant de racines et de phoque décomposé. On les a habillés, contraints à manger une nourriture plus décente, ils sont tombés malades et sont morts les uns après les autres. Il semblerait qu'il reste une Indienne Yagan à Puerto Williams, la seule qui comprenne encore quelques-uns des 32'ooo mots que le Docteur Bridges avait recensés dans son dictionnaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Ushuaia, que nous quittons demain, c'est tout cela, une sorte de nostalgie d'un monde qui a commencé à disparaître il y a une centaine d'années, et que l'on aura bientôt complètement oublié.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdHCnO7BI/AAAAAAAABWw/vCBsps9fdcM/s1600-h/CORMORANS2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="214" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdHCnO7BI/AAAAAAAABWw/vCBsps9fdcM/s320/CORMORANS2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Xc_ByKCRI/AAAAAAAABWo/YRmF4lngPfU/s1600-h/BAHIA+LAPATAIA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="214" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Xc_ByKCRI/AAAAAAAABWo/YRmF4lngPfU/s320/BAHIA+LAPATAIA.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdYGQripI/AAAAAAAABXA/SdeTtJUnsxA/s1600-h/OTARIE.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="214" kt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdYGQripI/AAAAAAAABXA/SdeTtJUnsxA/s320/OTARIE.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdUaAk6BI/AAAAAAAABW4/QoTrbBU2psc/s1600-h/LAPINOU.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="214" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdUaAk6BI/AAAAAAAABW4/QoTrbBU2psc/s320/LAPINOU.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Xdh51JalI/AAAAAAAABXI/HjcwdGma6lA/s1600-h/PIC.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="214" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Xdh51JalI/AAAAAAAABXI/HjcwdGma6lA/s320/PIC.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdoJAxrKI/AAAAAAAABXQ/PZE-Em2qeoQ/s1600-h/PORT+USHUAIA2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="214" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdoJAxrKI/AAAAAAAABXQ/PZE-Em2qeoQ/s320/PORT+USHUAIA2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdrIkoHmI/AAAAAAAABXY/yCweE6LdRlg/s1600-h/PORT+USHUAIA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="214" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdrIkoHmI/AAAAAAAABXY/yCweE6LdRlg/s320/PORT+USHUAIA.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5580381478137588889"&gt;Commentez cet article&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5580381478137588889?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5580381478137588889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5580381478137588889' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5580381478137588889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5580381478137588889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/origines.html' title='Origines'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2XdHCnO7BI/AAAAAAAABWw/vCBsps9fdcM/s72-c/CORMORANS2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-1438492783950479973</id><published>2010-01-29T18:39:00.002+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.059+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Photos</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Voici enfin quelques photos, prises et travaillées par Samuel. Je&amp;nbsp;publierai les miennes au retour. Vous pouvez cliquer sur les photos pour les afficher en grand.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nous sommes à Ushuaïa. Il a neigé cette nuit et le paysage est hivernal. Pendant ce temps, à Buenos Aires où nous partons lundi, il fait plus de 40 degrés, alerte à la canicule et tout ce qui va avec. Le choc thermique risque d'être rude!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;u&gt;Chiloe&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbbncOL4I/AAAAAAAABVA/bXVkrvkKp_I/s1600-h/chiloe_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbbncOL4I/AAAAAAAABVA/bXVkrvkKp_I/s320/chiloe_1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mbgd0LNOI/AAAAAAAABVI/cZEuI5oSjpk/s1600-h/chiloe_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mbgd0LNOI/AAAAAAAABVI/cZEuI5oSjpk/s320/chiloe_2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbjTlfQzI/AAAAAAAABVQ/keMV7vrQvyA/s1600-h/chiloe_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbjTlfQzI/AAAAAAAABVQ/keMV7vrQvyA/s320/chiloe_3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;La croisière dans les canaux patagons&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbvJWi98I/AAAAAAAABVY/uAp_Ph69FKo/s320/navimag_1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbzUKDbAI/AAAAAAAABVo/3tCJWr1_8tQ/s1600-h/navimag_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbzUKDbAI/AAAAAAAABVo/3tCJWr1_8tQ/s320/navimag_3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mbx90PwYI/AAAAAAAABVg/cWZUJzGcujg/s1600-h/navimag_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mbx90PwYI/AAAAAAAABVg/cWZUJzGcujg/s320/navimag_2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Puerto Natales et Torres del Paine&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mb9b554UI/AAAAAAAABVw/yWrxjTEqrTA/s1600-h/natales_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mb9b554UI/AAAAAAAABVw/yWrxjTEqrTA/s320/natales_1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mb-oacXqI/AAAAAAAABV4/GwQLb1CXOOs/s1600-h/natales_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2Mb-oacXqI/AAAAAAAABV4/GwQLb1CXOOs/s320/natales_2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McAep468I/AAAAAAAABWA/PHUyk2d3FpE/s1600-h/torres_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McAep468I/AAAAAAAABWA/PHUyk2d3FpE/s320/torres_1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McBqJTd_I/AAAAAAAABWI/8yWFrIErzos/s1600-h/torres_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McBqJTd_I/AAAAAAAABWI/8yWFrIErzos/s320/torres_2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McD2U31WI/AAAAAAAABWQ/x_h01eYEg_E/s1600-h/torres_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McD2U31WI/AAAAAAAABWQ/x_h01eYEg_E/s320/torres_3.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McFozSfRI/AAAAAAAABWY/rsluFrFpsUU/s1600-h/torres_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2McFozSfRI/AAAAAAAABWY/rsluFrFpsUU/s320/torres_4.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Magellan&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MckjiG2xI/AAAAAAAABWg/biR-hNSJ_1E/s1600-h/magellan_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MckjiG2xI/AAAAAAAABWg/biR-hNSJ_1E/s320/magellan_1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=1438492783950479973"&gt;Commentez cet article&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-1438492783950479973?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/1438492783950479973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=1438492783950479973' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1438492783950479973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1438492783950479973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/photos.html' title='Photos'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S2MbbncOL4I/AAAAAAAABVA/bXVkrvkKp_I/s72-c/chiloe_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7182162314335885971</id><published>2010-01-27T23:02:00.001+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.060+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Magellan</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Punta Arenas - ville la plus importante de la région Magellan-Antarctique. Elle est agréable, quand on vient de Puerto Natales, sorte de boutique géante pour les touristes rêvant d'aventures extrêmes dans le Parc National. A Punta Arenas, ville coloré légèrement pentue, il y a du tourisme, certes, mais également une vraie vie locale, un marché, un port de marchandises, ... du bruit. Et surtout, il y a le Détroit de Magellan, qui nous est apparu un jour de forts vents (pour changer un peu) comme un grand lac vert foncé, couvert d'écume.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nous l'avons longé aujourd'hui, ce lieu aux mille échos de naufrages et d'espérances décues, pour arriver tout à la fin de la dernière route du continent. Journée magnifique, calme, la première du voyage où nous pouvons réellement laisser de côté les vestes. Je m'étais préparée à une vision plate, un bord de mer comme un autre, voire un peu plus laid, qui tranche avec les attentes véhiculées par ces trois syllabes - elles me fascinent depuis un épisode des &lt;i&gt;Mystérieuses Cités d'Or&lt;/i&gt; où le narrateur, dans le petit documentaire qui précédait le dessin animé, expliquait que le Détroit de Magellan (qu'il prononcait Magellllllllan) est le lieu où se rencontrent les Océans Atlantique et Pacifique - d'où les courants et les vagues (que nous n'avons pas vues). Or du cap auquel nous sommes arrivés, c'est une perspective magnifique sur la Terre de Feu, en face, et sur les montagnes alentour enneigées - vision étrange s'il en est, avec la végétation presque méditerranéenne de la côte au premier plan - qui nous attendait. Les lichens et les algues qui recouvrent les rochers donnent&amp;nbsp; à la scène un ton jaune-orangé. Il y des oiseaux marins, et une odeur de mer (mais bonne, fraîche). Nous avons flâné là un long moment, en silence, l'endroit étant symboliquement extrêmement fort. C'est comme arriver à la fin du monde. J'aurais pu renoncer à Ushuaia dans ce voyage, pas au Détroit...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Notre balade s'est poursuivie ensuite dans une réserve naturelle toute proche, à laquelle nous avons accédé en traversant un paysage bien triste, qui nous a fait comprendre pourquoi 30% du territoire chilien est composé de Parcs Nationaux: parce qu'en dehors de ces réserves très réglementées, c'est tout simplement n'importe quoi. Ici, la forêt magellanique a été littéralement dévastée par les propriétaires d'estancias, qui brûlent tout pour gagner de l'espace en prairie. Tout est donc réduit à une herbe grisâtre couverte de cadavres d'arbres, et le peu qui reste de la forêt, c'est la zone protégée. Nous y avons vu des renards gris et des perroquets patagons. Les arbres, naturellement penchés par le vent, sont des espèces de chênes pour la plupart assez bas, aux troncs noueux et très ramifiés. Et partout, du "calafate", la baie régionale (une airelle, en fait), qu'on trouve sous toutes les sauces dans les bons restaurants: en apéritif, en dessert, en assaisonnement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Demain nous quittons définitivement le Chili et gagnons l'Argentine. Je n'ai pas encore compris comment le bus fait pour parcourir ce trajet, long certes, mais tout de même relativement raisonnable, en... douze heures. L'état des routes, le passage de douane (sans kiwi cette fois) et celui du Détroit doivent y être pour quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Avant ce changement de pays, nous mangerons ce soir avec Martine et Philippe, deux Francais que nous avons rencontrés pendant notre croisière, et dont l'itinéraire croise le nôtre assez régulièrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nous saluerons le Chili au Pisco et au Calafate, donc, avant le départ pour la Terre de Feu! Et peut-être arriverai-je, en Argentine, à trouver un ordinateur qui me permette de poster mes images...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7182162314335885971"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7182162314335885971?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7182162314335885971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7182162314335885971' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7182162314335885971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7182162314335885971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/magellan.html' title='Magellan'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5886185579996189555</id><published>2010-01-25T23:52:00.001+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.061+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Torres del Paine: au pays du vent</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Torres, car l'image la plus célèbre du plus grand parc national du Chili, c'est deux tours de granit surplombant en à-pic un lac minéral, presque décoloré, deux tours grises, froides, la journée, et rouge au lever du soleil (allez faire un tour sur Google, car de cette scène-là, je n'ai rien rapporté). Paine, pour "bleu", en langage indigène. Le massif du Paine, en effet, composé de nombreux glaciers de formation récente, donne en permanence l'impression d'être bleuté - pas seulement la glace, la roche même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;242.000 hectares autour de ce massif bleu, donc, qui culmine à quelques 3000 mètres d'altitude - mais dans la plus grande partie du parc, on se situe entre 500 et 1500 mètres.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;A en croire les guides, le Parc se résume pour ainsi dire aux deux circuits qui ont été confectionnés dans le massif même, de 4 et 7 jours de marche. Nous avions pensé, dans un premier temps, faire l'un des deux. Puis nous nous sommes apercus que tout le monde fait cela, soit chaque jour l'équivalent de 8 bus touristiques qui débarquent à l'entrée du Parc. Hors ce n'était pas là notre idée de la Patagonie...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Notre idée de la Patagonie, nous sommes allés la chercher dans les coins les plus reculés, pour finalement camper deux nuits dans une prairie déserte, abrités du vent par les arbres, et nous alimentant de l'eau de la rivière - un peu fraîche à vrai dire, mais tellement extraordinaire le matin, quand la pluie cesse et le soleil se lève par-dessus la montagne... Puis nous l'avons trouvée sur des sentiers absents des cartes, que nous ont indiqués les gardiens du Parc, ceux qui les utilisent pour leurs recherches sur la faune ou sur l'eau. Nous avons marché, parfois, plus de 4 heures sans croiser personne d'autre que quelques lièvres, des oiseaux, et même un couple de condor nichant au-dessus d'un lac gris, entouré de pierres volcaniques portant sur elles des marques de mousses fossilisées. Nous avons vu des scènes étranges, dignes du&lt;i&gt; Seigneur des Anneaux&lt;/i&gt;, comme cette vallée d'arbres morts, brûlés il y a plus de trente ans, alors qu'il n'y avait pas encore de Parc, par ceux qui utilisaient la zone pour élever du bétail. Certains, miraculeusement, semblent revenir à la vie, creusés, noircis, avec pourtant quelques branches récentes en leur sommet. D'autres sont là figés, comme des squelettes, blancs et noir dans l'herbe rase. Et le nez dans celle-ci, des dizaines d'espèces botaniques différentes, souvent minuscules, des orchidées improbables, des mousses, toute une vie que la masse jaunâtre percue à distance ne laisse pas prévoir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le massif, magnifique, nous l'avons eu en permanence face à nous, par tous les temps (douze fois par jour les quatre saisons, il faut s'y faire...), sous tous les angles, avec au premier plan prairies, lacs, steppes arides, pierriers, et tant d'autres choses encore.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Et puis, nous avons vécu la Patagonie dans son essence, le vent, que détestent tant les gens du lieu. Quand vous demandez à un Patagon quel temps il fera, il a deux réponses: il y aura du vent, ou non. Et il préfère la seconde option, qui signifie en général un ciel bas, de la pluie fine et régulière, quelque chose de reposant, en somme. Un arrêt des hostilités. Car le vent, c'est un peu Lucifer, celui qui porte la lumière, qui balaie les nuages et les fait jouer, sous toutes leurs formes et sous toutes leurs couleurs, avec le paysage, mais celui, aussi, qui fait tout tourbillonner, qui vous soulève un homme avec son bagage de 15 kilos pour le jeter un mètre plus loin dans les broussailles (ou 15 mètres plus bas dans les rochers, c'est selon), qui rend parfois impossible tout mouvement, qui chasse jusqu'aux cailloux et vous les envoie à la tête. Le vent, le jour, provoque quelques averses bien violentes, même lorsque le soleil brille, des gouttes qui font mal tant elles fouettent. La nuit, il se lance comme un boulet invisible dans les vallés, siffle et rebondit contre chaque obstacle qu'il rencontre, avec un bruit qu'on ne peut entendre qu'ici. Hier, nous devions nous diriger en bateau vers le glacier Grey. Il y avait sur le lac des vagues impressionnantes, des creux sur lesquels le petit catamaran qui nous embarquait à sauté deux fois, s'écrasant littéralement sur l'eau, avant de rebrousser chemin et de nous ramener à notre point de départ, nous obligeant à renoncer à la seule excursion touristique du séjour. Le vent ne voulait pas, sans doute, que nous revenions à cette civilisation-là...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le vent est maudit pour celui qui le subit tout l'année. Il fut, pour nous, l'assurance d'avoir bel et bien trouvé ce que nous cherchions, de la voir, de la sentir, cette Patagonie, dans ses ambiances les plus mystiques.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5886185579996189555"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5886185579996189555?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5886185579996189555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5886185579996189555' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5886185579996189555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5886185579996189555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/torres-del-paine-au-pays-du-vent.html' title='Torres del Paine: au pays du vent'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7552091471659626154</id><published>2010-01-19T23:09:00.001+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.063+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Le temps retrouvé</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Puerto Montt - Puerto Natales en trois jours de navigation plutôt que 45 minutes d'avion: c'est le luxe du temps qu'on s'octroie pour parcourir l'espace, pour retrouver un rythme de voyage humain. Nous sommes partis de Puerto Montt vendredi vers 17 heures, arrivés dans le chef lieu de la province d'Ultima Esperanza (ca ne s'invente pas!) lundi à 10 heures.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le bateau qui nous emmène est un petit ferry pouvant transporter 300 passagers environ. Nous étions deux fois moins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Notre route: le grand golfe d'Ancud, le golfe de Corcovado, le canal King, puis les longues 12 heures en pleine mer jusqu'au Golfo de Penas, bien nommé, mais par erreur: en effet, à l'origine il s'agissait du Golfo de Peñas, soit Golfe des Rochers, que les Anglais ont transformé en Golfe des Peines (encore heureux qu'il n'aient pas touché aux voyelles...). La mer était très calme. Mais en Patagonie, il faut apprendre que tout est relatif: il fait beau temps quand il ne pleut pas à verses, la mer est calme quand la plupart des passagers sont présents au dîner du deuxième soir ou, pour être plus précis, quand l'impression n'est "que" de passer douze heures dans un pendolino qui pencherait continuellement de gauche à droite, au maximum de ses possibilités. La nuit, on glisse dans sa couchette en touchant alternativement la paroi côté tête et celle côté pieds. Rien de plus. Sinon que depuis que nous sommes à terre, j'ai continuellement l'impression que le sol bouge sous mes pieds.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La fin de la traversée est la partie la plus spectaculaire, dans les golfes patagons, le long de montagnes enneigés qui plongent dans la mer. Nous visitons Puerto Eden sous un demi-soleil, chance inouïe puisque l'escale est le plus souvent supprimée à cause de la pluie. Deux douzaines de maisons colorées, le double de barques de pêche, de l'eau, partout, sur laquelle semble flotter une végétatin toute de mousses et de buissons rabougris. Pour vivre ici, ce dit on, il faut être forcé par une tragédie héréditaire. Ou poète. Et pourtant, quand on apprend que Puerto Eden est muni d'une école primaire et de l'internet à large bande, on relativise. &lt;i&gt;Son cosas de Patagonia&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le moment le plus fort du voyage est sans doute l'approche du glacier Pío XI, le seul glacier encore croissant en Amérique du Sud, et n'ayant pas atteint sa limite naturelle. Une paroi bleutée de 120 mètres de haut qui plonge dans un fjord d'eau blanche, de la glace qui flotte partout au premier plan et, derrière, invisibles, 15 kilomètres de glacier. Nous sommes sur le Pont, une heure avant au moins avant d'y arriver vraiment. Peu à peu, tous les passagers sont là, avec un vent qui coupe le souffle et blesse le visage, la pluie, le froid. 150 personnes là, silencieuses, à regarder ce qui semble une hallucination, un rêve.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le brouillard s'est levé une heure plus tard environ, pour ne disparaître que le lendemain matin au lever du soleil. Comme s'il fallait rester quelques heures sur cette vision pour bien l'assimiler.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Demain nous partons pour 7 jours d'autonomie dans le Parc National. Autre voyage à rythme humain...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;J'ai bien essayé d'ajouter quelques photos mais les ordinateurs du coin ne lisent pas ma carte. D'ici une petite semaine peut-être...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7552091471659626154"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7552091471659626154?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7552091471659626154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7552091471659626154' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7552091471659626154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7552091471659626154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/le-temps-retrouve.html' title='Le temps retrouvé'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-368911874937181189</id><published>2010-01-15T02:20:00.005+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.064+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Une île</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; verte comme l'Irlande, avec ses prairies, ses&amp;nbsp; collines, ses moutons, ses vaches (suisses), ses nuages de pluie noirs qui se traînent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; feuillue et fleurie comme un jardin tropical, où tout semble pouvoir&amp;nbsp; être, moyennant quelques petits accomodements avec le vent - ici, on pousse, mais inclin&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é, rabougri, voire difforme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; peupl&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ée d'être &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;étranges - esprits et mages des forêts&amp;nbsp; qui engrossent les femmes et enlèvent&amp;nbsp; les hommes, coquillages gigantesques au nom sans concession&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; de "locos", loups de mer jouant, parfois au prix de leur vie, avec le bac qui relie l'archipel au continent, pingouins gris de Humboldt (vou&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;és à disparaître), oursins m&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éritant bien le nom de "h&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;érissons"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; construite tout en bois et en couleurs, sur des pilotis de 50 cm.&amp;nbsp; à 5 m. de hauteur, que l'on d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éplace sur des camions (les maisons) au gr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é des innondations et des changements d'envie de leurs propri&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;étaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; entour&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ée de plages paradisiaques mais d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;ésertes, car il faudrait être aussi fou que les coquillages pour y entrer, dans cet oc&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éan&amp;nbsp; mal nomm&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; soumise à un soleil invisible, derrière les nuages, bien peu intimid&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é par les indices (fussent-ils de 50) et qui brûle jusqu'au sang tandis que le vent sèche et saoûle (comme le vin blanc à 14 degr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;és)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et, dans le bus, l'homme avec une scie, la femme avec un sac gigantesque de patates, le borgne, celui qui s'est fait beau pour aller à la ville, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;les enfants sales qui n'y vont pas souvent, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;les quatre cr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;étins avec leur sac à dos, leurs appareils photo et leurs souliers de marche, le visage rougeaud malgr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;é les couches d'habits techniques.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une île, Chiloe, où l'on marche de dune en dune pour gagner un improbable rivage, celui d'où, les pieds dans un Pacifique glacial et furieux,&amp;nbsp; sous un ciel jaunâtre, on regardera l'horizon en se disant que&amp;nbsp; là-bas, à l'Ouest, c'est l'Oc&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;éanie...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=368911874937181189"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-368911874937181189?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/368911874937181189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=368911874937181189' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/368911874937181189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/368911874937181189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/une-ile.html' title='Une île'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7853373618003999494</id><published>2010-01-12T22:35:00.000+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.065+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Décalages...</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nous voici donc à Chiloe, après bien des heures de route et de jeûne forcé: 12 heures d'attente à Madrid, notre avion ayant été retardé de 7 heures à cause des chutes de neige et des pistes gelées, une escale imprévue à Sao Paolo pour remplacer l'équipe de bord qui avait dépassé le nombre d'heures de vol légales, ce qui nous a valu un décollage-aterrissage de plus (donc 3-4 sédatifs, pour moi!) mais aussi, pour être honnête, un vol assez fabuleux au-dessus du Brésil et de l'Argentine. A Santiago, les choses se sont relativement bien passées, dans la mesure où tous les noms des passagers du fameux vol 705 avaient été listés, et des places réservées dans les avions suivants. Mais nous sommes arrivés à Puerto Montt à 23 heures, sans avoir mangé de repas décent depuis le dimanche soir, à Madrid, et sans aucune envie de nous mettre en chasse d'un restaurant ouvert à ces heures, par 11 degrés sous la pluie... Qui dort dîne, donc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le Chili et ses vieux fantômes&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Au Chili, il est interdit de pénétrer sur le territoire avec des produits d'origine animale ou végétale, quels qu'ils soient. Fruits, graines, miel, etc., sont donc à éliminer de sa valise avant de passer la douane, protectionnisme économique déguisé derrière des discours hygiénistes assez absurdes. Dans l'avion, on vous remet un fomulaire dans lequel vous devez déclarer tout produit concerné par ces mesures, ou jurer que vous n'avez rien, et signer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Après nos plus de 30 heures de voyage, j'avais oublié un maudit kiwi perdu au fond de mon sac à dos. Ce qui me valut d'être retenue presque 30 minutes par un gradé en uniforme du ministère de l'agriculture, qui fit une déposition en bonne et due forme sur mon cas et sur l'objet incriminé - je sais à présent qu'un kiwi pèse 97 grammes -, voué être "détruit dans de l'acide" (sic). Puis l'agent m'expliqua sur un ton fort matial qu'il s'agissait d'une faute grave : on ne signe pas un document qui ne correspond pas à la réalité; en tant que représentant de la justice, il allait me condamner, compte tenu des circonstance atténuantes (le long voyage), à la peine minimale, soit une amende de 110.000 pesos chiliens. 270 francs suisses... L'acte du "procès" que je venais de subir me fut remis, et je dus m'acquitter de la somme (avec une vague envie de demander au type ce qu'il faisait entre 1973 et 1989, et s'il me permettait de manger mon kiwi). Puis, alors que j'allais sortir, il me rappella: "Mademoiselle, vous allez bénéficier d'une grâce exceptionnelle: je vous rends votre argent. Vous avez beaucoup de chance, j'espère que vous vous en rendez compte". Il n'y avait rien à faire que de le reprendre, d'attendre le nouvel acte de jugement, et de faire semblant de remercier chaleureusement cet enfoiré en faisant abstraction de tous les relens fascistoïdes de l'épisode.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&amp;nbsp;*******&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nous sommes depuis la mi-journé à Chiloe, à Castro, et découvrons les maisons en bois à pilotis. Le temps est plutôt agréable, les gens adorables et nous mangerons ce soir notre premier vrai repas.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Pour les photos, il faudra attendre, car j'ai oublié le cable pour connecter mon appareil...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7853373618003999494"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7853373618003999494?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7853373618003999494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7853373618003999494' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7853373618003999494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7853373618003999494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/decalages.html' title='Décalages...'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7276418233051512276</id><published>2010-01-10T10:51:00.015+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.067+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Départ (?)</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Départ pour l'été austral prévu le dimanche 10 janvier à 18h40. Avec quelques étapes principales, et quelques vagabondages encore imprévus entre deux:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0mhRtgjCEI/AAAAAAAABUw/VnMXM487hBM/s1600-h/patagonia.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;" target="new"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0mhRtgjCEI/AAAAAAAABUw/VnMXM487hBM/s320/patagonia.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;- Chiloe (12-14 janvier)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;- Puerto Natales (18-19 janvier)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;- Punta Arenas (26 janvier)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;- Ushuaïa (29 janvier)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;- Buenos Aires (1 février).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;Cliquez sur la carte pour l'agrandir.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;C'est le voyage rêvé depuis longtemps qui prend forme aujourd'hui, avec cette question en arrière-plan: la Patagonie tiendra-t-elle ses promesses?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;L'hiver de l'hémisphère nord, de son côté, tient les siennes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.gva.ch/portaldata/1/Moduledata/399/sv_74_9_2.jpg" target="new" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="212" src="http://www.gva.ch/portaldata/1/Moduledata/399/sv_74_9_2.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Genève, 10 janvier 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://ecodiario.eleconomista.es/imag/europapress/02/02/2009/20090202190252.jpg" target="new"imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://ecodiario.eleconomista.es/imag/europapress/02/02/2009/20090202190252.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Madrid, 8 janvier 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;On va peut-être attendre un peu avant de commencer à faire dans le lyrisme...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7276418233051512276"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7276418233051512276?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7276418233051512276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7276418233051512276' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7276418233051512276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7276418233051512276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/depart.html' title='Départ (?)'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0mhRtgjCEI/AAAAAAAABUw/VnMXM487hBM/s72-c/patagonia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-1538572220776168334</id><published>2010-01-05T23:13:00.001+01:00</published><updated>2010-01-05T23:14:18.594+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jongleurs de mots et de sons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux dont le nom...'/><title type='text'>Ultimo destierro</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-size: large;"&gt;Lhasa: &lt;i&gt;Rising&lt;/i&gt; (2009)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;[Lecteurs abonnés, passez sur le site pour voir la vidéo]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/4hTpR-TYTZ0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/4hTpR-TYTZ0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=1538572220776168334"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-1538572220776168334?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/1538572220776168334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=1538572220776168334' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1538572220776168334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1538572220776168334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/ultimo-destierro.html' title='Ultimo destierro'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-1846689164030613922</id><published>2010-01-03T19:06:00.004+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.068+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Patagonie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Poésie des lieux</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Cap Nom, Entre-les-Vents, Fleuve Trouble, Lagune Cachée, Iles Contraires, Mont de la Silhouette, Péninsule de l'Intersection, &lt;i&gt;A l'horizon, la terre et le ciel sont confondus dans la même absence de couleur&lt;/i&gt;, Pont Blanc, Port du Taureau, Mont des Voleurs, Le Gaucher, Le Couteau, Mont Diadème, Sunshine, Mont Chapeau, Baie des Grandes Gens, Port de la Mouette, &lt;i&gt;C'était un coquillage fou, un mollusque géant qui n'existe que dans les mers australes. C'était l'écho violent de ma mer. La voix rauque et sèche de ma mer. Le ton éternellement tragique de ma mer&lt;/i&gt;, Eminence Tranquille, Cap des Vierges, Ile Mère de Dieu, Golfe de la Trinité, Ile de la Providence, &lt;i&gt;Si vous marchez assez longtemps, vous n'avez probablement besoin d'aucun autre Dieu&lt;/i&gt;, Golf des Peines, Ile de la Désolation, Lac du Désert, Péninsule Noire, Mer Lugubre, Port-Famine, Baie Inutile, Ultime Espoir, &lt;i&gt;Il n'y a que la Patagonie, la Patagonie qui convienne à mon immense tristesse, la Patagonie, et un voyage dans les mers du Sud&lt;/i&gt;, Baie Tic-Tac, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Port Eden, Baie du Salut,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Vous le tenez enfin ce paradis perdu,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;vous la tenez enfin la médisante garnison,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;vos fantômes enfin par le vent transpercés&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;embrassent l'empreinte du phoque sur le sable.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Et à vos doigts sans bague arrive enfin en frissonnant&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Le petit soleil du désert, le jour défunt,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;dans son hôpital de vagues et de pierres.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Terre de Feu,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: red; font-family: Georgia; font-size: large;"&gt;Fin del Mundo.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;u&gt;Citations tirées de&lt;/u&gt;:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bruce Chatwin, &lt;i&gt;En Patagonie&lt;/i&gt;, 1977.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Luís Sepúlveda, &lt;i&gt;Le Monde du bout du monde&lt;/i&gt;, 1993.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Blaise Cendrars, &lt;i&gt;Prose du Transsibérien&lt;/i&gt;, 1913.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pablo Neruda, &lt;i&gt;Chant Général&lt;/i&gt;, 1949.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lat. 44-55°S.&lt;br /&gt;Long. 66-76°W.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=1846689164030613922"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;Commentez cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-1846689164030613922?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/1846689164030613922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=1846689164030613922' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1846689164030613922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1846689164030613922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/poesie-des-lieux.html' title='Poésie des lieux'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-4839035546927588916</id><published>2010-01-02T19:39:00.008+01:00</published><updated>2010-01-03T17:20:54.379+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hémisphère nord'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Nouvelles du monde</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Connaissez-vous XXI?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;XXI est un journal trimestriel qui, en janvier 2010, entame sa troisième année d'existence. "Journal", façon de parler, car l'objet, hybride, ressemble à un livre grand format - 210 pages A4 pour le numéro d'automne 2009 -, illustré de peintures, dessins, BD, où l'on trouverait autant d'histoires de notre monde contemporain. Les reportages, 4 à 10 pages d'enquêtes creusées, sont bien écrits, et on se surprend à s'intéresser à des sujets &lt;i&gt;a priori &lt;/i&gt;à cent lieues de ses préoccupations habituelles.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.images-chapitre.com/ima1/original/440/22306440_4307832.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="133" src="http://www.images-chapitre.com/ima1/original/440/22306440_4307832.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Dans un entretien récemment accordé à la Radio Suisse Romande, Patrick de Saint-Exupéry, le rédacteur en chef, affirmait que XXI se voulait, idéalement, un journal sans autre public cible que des lecteurs passionnés, lassés de l'information rapide et superficielle en vogue actuellement. L'esthétique du journal laisse clairement penser que XXI tente cependant d'attirer un lectorat plutôt jeune ou, disons, d'amener à la lecture de la presse d'investigation intelligente ceux qui, spontanément, ne seraient peut-être pas portés vers ce type d'occupation. Les lettres de lecteur, en début de chaque numéro, en témoignent d'ailleurs...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;L'une des grandes qualités du journal est selon moi, outre la qualité des articles présentés, leur diversité, et l'absence de bonne pensée bobo que se partagent nombre de publications aujourd'hui. XXI présente des tranches de vie d'ici et d'ailleurs, des parcours, des personnalités, dont les activités sont parfois contestables. Pas de hauts cris, pas de larmoiements, juste des faits, des histoires vraies des quatre coins d'ici-bas, avec lesquelles chacun fera ce qu'il voudra.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;XXI, c'est aussi un &lt;b&gt;&lt;a href="http://www.leblogde21.com/" target="new"&gt;blog&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, où je vous conseille d'aller faire un tour si vous voulez en savoir plus. Mais c'est en lisant la revue qu'on découvre réellement la chose.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Prochain numéro le 14 janvier, dans toutes les bonnes librairies et nombre d'autres points de vente, en France, en Belgique et en Suisse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Ah, et au fait: XXI est un journal sans pub...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: x-small;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=4839035546927588916"&gt;Commenter cet article&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-4839035546927588916?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/4839035546927588916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=4839035546927588916' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4839035546927588916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4839035546927588916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2010/01/nouvelles-du-monde.html' title='Nouvelles du monde'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-8773349997258141744</id><published>2009-12-15T22:40:00.005+01:00</published><updated>2009-12-15T22:55:50.370+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chili'/><title type='text'>Le pire n'est jamais certain... mais presque toujours.</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;La parole ne représente parfois qu'une manière, plus adroite que le silence, de se taire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;S. de Beauvoir&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Tout avait commencé au Chili, il faut croire que tout recommencera de ce côté-là... A cause de ces brèves agaçantes, toujours, de tout ce qui est omis, simplifié, passé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Dimanche 13 décembre. Pousser de hauts cris serait hypocrite, tant la chose semblait aller de soi: Sebastian Piñera, droite dure, multimillionnaire, emporte avec 44% des votes le premier tour de l'élection présidentielle. Eduardo Frei, de la "Concertation" (centre gauche, sur le papier), le suit... 15 points derrière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Cette victoire de la droite est sans conteste l'une des plus belles réussites du gouvernement Bachelet. La preuve, la coalition de gauche obtient plus de 6% des voies et trois députés communistes sont élus. Symptôme de la fracture chilienne, l'immense déception face à celle que certains, sans craindre les amalgames, se plaisaient à ranger aux côtés des Chavez, Correa et autres Morales (il faudrait pouvoir en rire). Les nostalgies de dictature remontent à la surface. Pinochet a eu du bon, il a modernisé l'économie du pays, il a fait faire des routes (pour relier les bagnes patagons, mais c'est un détail), de son temps, il n'y avait pas tant d'insécurité dans les rues (là aussi, il faudrait pouvoir); et il n'est pas besoin, croyez-moi, de fréquenter la bourgeoisie de droite pour voir soudain applaudir ce genre de discours. Les plus frustrés sont évidemment le public cible d'un Piñera, et Dieu sait s'ils sont nombreux au Chili. Par ailleurs, le pays n'a jamais réellement et unanimement rejeté les vieux fantômes de la dictature. Il suffit de jeter un oeil sur la constitution, les privilèges aux militaires et à leurs familles, la loi anti-terroriste, qui vise volontiers toute forme d'activisme, surtout lorsque les acteurs sont mapuches. Il suffit de se souvenir des foules dans les rues de Santiago à la mort du dictateur, il y a trois ans, presque aussi nombreuses&amp;nbsp; du côté des éplorés que de celui des fêtards. D'avoir vu, un jour de juillet 2007, vingt personnes se rassembler en parlant un peu trop fort aux alentours de la Moneda. D'avoir assisté aux manifestations d'étudiants et à leur répression musclée, pour rester polie. Tout cela, ce n'est pas du Pinochet. C'est de l'après-Pinochet, et les années Bachelet ne sont pas plus glorieuses, loin de là, que celles de ses prédécesseurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;On évoquera volontiers la difficulté de manoeuvre d'un président socialiste dans un système où l'opposition de droite faisait tout pour bloquer systématiquement toute proposition de réforme; l'esprit machiste d'une partie des politiciens chiliens, Bachelet ayant aussi pas mal d'ennemis à gauche, parce que son premier tort est d'être une femme. Et on oubliera que l'un des arguments phares de la campagne de 2005 reposait sur le socialisme "héréditaire" de la candidate: un père mort sous la torture&amp;nbsp; au début de la dictature, les années d'exil, toute une rhétorique qui devait (et cela a marché) appeler l'empathie des familles et proches de victimes, ainsi, cela va sans dire, que la sympathie internationale. Léger, comme programme.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Qu'ont-elles ressenti, les victimes, je veux dire les vraies, celles qui n'auraient pas pris le risque de s'exiler, comme Mme Bachelet Mère... aux Etats-Unis, qu'ont-elles ressenti au cours des quatre dernières années, en voyant systématiquement adopter des mesures répressives contre toutes les voix qui tentaient d'empêcher la dérive du pays vers un ultra-libéralisme éhonté? Qu'ont-elles pensé des mesures d'éducation favorisant toujours plus le privé, toujours moins le public? Supprimant tout enseignement "inutile" (le français, par exemple) des programmes d'enseignement supérieur pour le remplacer par du super-utile, économiquement parlant (le mandarin)? Qu'ont-elles dit en voyant des mapuches arrêtés, emprisonnés, pour ainsi dire séquestrés par l'Etat, pour avoir demandé des droits égaux à ceux des Chiliens (comment faut-ils les appeler, Chiliens-espagnols?)? Idem des journalistes qui cherchaient à produire des documentaires sur ces populations, ou sur les drames écologiques du Sud-Chili, vendu à l'économie des plus offrants? Et cette masse de laissés pour compte, sans éducation, du mauvais côté de Santiago, contraints - quand ils ont de la chance - de travailler dans des call-centers pour 250€ mensuels au mérite dans une ville où les prix sont, à peu de choses près, ceux de la province française? Pendant que le Chili présente un PIB à la hauteur de nombreux pays européens, commerce allégrément avec la Chine, le Japon, les Etats-Unis?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Les uns, restés fidèles à une forme de responsabilité politique, auront voté, dimanche, pour Ominami (indépendant, ex PS), ou Arrate (extrême gauche), à la rigueur Frei (démocratie chrétienne), pour éviter de perdre de précieuses voix contre Piñera. Mais là, on est dans le fameux dilemne Sego &lt;i&gt;vs&lt;/i&gt; Sarko, Berlusconi &lt;i&gt;vs&lt;/i&gt; Veltroni: droite hideuse ou "gauche" néo-libérale?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Les autres, apâtés par les promesses démagogiques, auront sans doute élu le grand vainqueur de dimanche et probablement, du deuxième tour.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Soyons francs, Piñera ce n'est pas la dictature. On ne dit plus, aujourd'hui, "Arbeit macht frei", mais "Travailler plus pour gagner plus". La démocratie des plus forts, des privilégiés, des Santander et autres multinationales, ne se salira pas les mains comme autrefois les dictateurs mal dégrossis. On n'en est plus là. Elle enfermera les plus inadaptés, renverra chez eux, dans leurs pays ou dans des réserves, les étrangers et les natifs, ou alors les "intégrera" (terme utilisé, en politique, comme synonyme de "phagocyter")&amp;nbsp; et épuisera lentement, à petit feu et de loin, ceux qui, dans ce monde, ne &lt;i&gt;peuvent&lt;/i&gt; pas suivre. Qu'ils se taisent, mais votent bien.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/goog_1260913462511"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=8773349997258141744"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-8773349997258141744?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/8773349997258141744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=8773349997258141744' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/8773349997258141744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/8773349997258141744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/12/le-pire-nest-jamais-certain-mais.html' title='Le pire n&apos;est jamais certain... mais presque toujours.'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-2085621665948747740</id><published>2009-05-20T18:22:00.008+02:00</published><updated>2010-02-28T14:12:37.743+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jongleurs de mots et de sons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Uruguay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ceux dont le nom...'/><title type='text'>A Mario Benedetti</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Mario Benedetti, l'un des plus grands poètes uruguayens du XXe siècle, est décédé dimanche 17 mai à Montevideo.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Né en 1920, Benedetti quitte l'école à l'âge de 14 ans. Il est tour à tour mécanicien, vendeur, libraire, pigiste, employé de commerce avant de devenir journaliste, en 1945, pour le quotidien argentin &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Marcha.&lt;/span&gt; Son premier recueil de poèmes, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La víspera indeleble&lt;/span&gt;, paraît à la même époque. Il en publiera plus de 30 jusqu'en 2008, ainsi que de nombreux romans, essais, nouvelles, pièces de théâtre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Benedetti fut sans doute la personnalité la plus marquante du monde culturel uruguayen de la seconde moitié du XXe siècle, dans son pays comme à l'étranger. Après deux ans de collaboration avec la Télévision Française, il fonde en 1968, à la Havane, le Centre de Recherche Littéraire de la Maison des Amériques, puis dirige, entre 1971 et 1973, le département de littérature latino-américain de l'Université de Montevideo. Très impliqué politiquement, il fonda et dirigea pendant de nombreuses années le Mouvement du 26 mars.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Benedetti a collaboré avec de nombreux artistes qui ont mis en musique ses poèmes. Deux scénadios de films, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El lado oscuro del corazón&lt;/span&gt; I et II, sont basés presque intégralement sur ses écrits. Plusieurs lectures et spectacles dans lesquels l'auteur lui-même présentait ses textes ont par ailleurs ponctué cette longue carrière.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Mario Benedetti était apprécié de toutes les générations, en Amérique latine, qu'il a marquées par ses poèmes. De nombreux hommages lui sont rendus sur le web où l'on peut également trouver des enregistrements anciens de ses lectures. Voyez le site de &lt;a href="http://perrerac.org/" target="new"&gt;Perrerac&lt;/a&gt; et "&lt;a href="http://anonym.to/?http://losquenoseconsiguen.blogspot.com/" target="new"&gt;Los que no se consiguen&lt;/a&gt;". Le site "&lt;a href="http://amediavoz.com/poetas.htm" target="new"&gt;A media voz&lt;/a&gt;" offre également la possibilité d'écouter de nombreux poètes en ligne, en tout légalité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Dans mon blog, j'ai déjà rédigé plusieurs articles sur l'oeuvre de Benedetti. Vous les trouverez grâce au moteur de recherche situé au haut de cette page.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Ci-joint, deux poèmes de Benedetti, l'un mis en musique et chanté par Nacha Guevara, le second lu par Benedetti lui-même. Les traductions se trouvent sous le texte en espagnol.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;object data="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/Vos.mp3&amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=1&amp;amp;showtime=1&amp;amp;volume=50" height="20" type="application/x-shockwave-flash" width="240"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/Vos.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vos lo dijiste (A la izquierda del roble)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vos lo dijiste&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;nuestro amor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;fue desde siempre un niño muerto&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;sólo de a ratos parecía que iba a vivir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;que iba a vencernos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;pero los dos fuimos tan fuertes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;que lo dejamos sin sangre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;sin su futuro&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;sin su cielo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;un niño muerto&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;sólo eso&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;maravilloso y condenado&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;quizá tuviera una sonrisa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;como la tuya&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;dulce y honda&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;quizá tuviera una alma triste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;como mi alma&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;poca cosa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;quizá aprendiera con el tiempo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;a desplegarse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;a usar el mundo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;pero los niños que así vienen&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;muertos de amor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;muertos de miedo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;tienen tan grande el corazón&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;que se destruyen sin saberlo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Vos lo dijiste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;nuestro amor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;fue desde siempre un niño muerto&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;y qué verdad dura y sin sombra&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;qué verdad fácil y que pena&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;yo imaginaba que era un niño &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;y era tan sólo un niño muerto&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;ahora qué queda&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;sólo queda&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;medir la fe y que recordemos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;lo que pudimos haber sido&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;para él&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;que no pudo ser nuestro&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;qué más&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;acaso cuando llegue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;un veintitrés de abril y abismo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;vos donde estés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;llevale flores&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;que yo también iré contigo.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-family: Georgia; font-size: 85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tu l'as dit (A gauche du chêne)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu l'as dit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; notre amour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; fut depuis toujours un enfant mort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; parfois seulement il semblait qu'il allait vivre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; qu'il allait nous vaincre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Mais nous fûmes si forts ensemble&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; que nous le laissâmes exangue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; sans son futur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; sans son ciel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Un enfant mort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; seulement cela&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; merveilleux et condamné&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Peut-être aurait-il un sourire&lt;br /&gt;comme le tien&lt;br /&gt;doux et rond&lt;br /&gt;Peut-être aurait-il une âme triste&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; comme mon âme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; peu de chose&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Peut-être apprendrait-il avec le temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; a se déployer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; a user du monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Mais les enfants qui ainsi arrivent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; morts d'amour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; morts de peur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; ont le cœur si grand&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; qu'ils se détruisent sans savoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Tu l'as dit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; notre amour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; fut depuis toujours un enfant mort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; et quelle vérité dure et sans ombre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; quelle vérité facile, et quelle peine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; J'imaginais qu'il était un enfant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; et il n'était qu'un enfant mort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;  Aprésent que reste-t-il&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Il ne reste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; qu'à mesurer la foi et à nous souvenir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; ce que nous aurions pu être&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; pour lui&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; qui ne put être à nous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Quoi d'autre?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Si jamais, quand viendra&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; un vingt-trois avril d'abîme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; où que tu sois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; apporte-lui des fleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; et j'irai aussi avec toi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;object data="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/poetica.mp3&amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=1&amp;amp;showtime=1&amp;amp;volume=50" height="20" type="application/x-shockwave-flash" width="240"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/poetica.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;Arte poetica&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que golpee y golpee&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; hasta que nadie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; pueda ya hacerse el sordo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; que golpee y golpee&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; hasta que el poeta&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; sepa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; o por lo menos crea&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; que es a él a quien llaman.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-weight: bold;"&gt;Art poétique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;Qu'il frappe et frappe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;jusqu'à ce que personne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;ne puisse plus faire le sourd&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;qu'il frappe et frappe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;jusqu'à que le poète &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;sache&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;ou du moins croie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic;"&gt;que c'est lui qu'on appelle.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=2085621665948747740"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-2085621665948747740?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/2085621665948747740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=2085621665948747740' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2085621665948747740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2085621665948747740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/05/mario-benedetti.html' title='A Mario Benedetti'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-6089495669698673293</id><published>2009-04-05T16:20:00.006+02:00</published><updated>2009-04-06T13:52:38.739+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jongleurs de mots et de sons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chili'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Inti-Illimani: La Rosa de los Vientos</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Une magnifique composition d'Inti-Illimani, accompagnée par l'Orchestre et le Choeur de l'Université de Santiago.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le texte en espagnol et en français se trouvent sous la vidéo (à voir &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/" target="new"&gt;sur le site uniquement&lt;/a&gt;, pour mes lecteurs abonnés par courriel!)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/nAZuE13eckA&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/nAZuE13eckA&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Fue aquel viento del norte que nos guió,&lt;br /&gt;el que tiene un claro color de miel.&lt;br /&gt;Nos izó en su grupa el viento del sur,&lt;br /&gt;alto caballo fiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Al oeste el viento hizo un ademán&lt;br /&gt;cuando trajo cuarenta desde la mar&lt;br /&gt;y hubo quienes al viento del este azul&lt;br /&gt;lograron domar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fue así que llegamos hasta Picarquín,&lt;br /&gt;del oeste, el norte, del este y el sur&lt;br /&gt;por sobre montañas mojadas de luz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fue así que vencimos un seco arenal,&lt;br /&gt;fue así que pudimos tendernos al fin&lt;br /&gt;esperando el alba desde Picarquín.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rosa de los vientos vigilará&lt;br /&gt;con sus alas tendidas hasta el confín&lt;br /&gt;guardando el campamento de Picarquín.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guardando el campamento de Picarquín.&lt;br /&gt;la rosa de los vientos no tiene fin&lt;br /&gt;con sus alas tendidas hasta el confín.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Con la lealtad,&lt;br /&gt;con la dignidad,&lt;br /&gt;con todas las fuerzas del amor dispuestas&lt;br /&gt;a la luz de la verdad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te acompañaré&lt;br /&gt;doquiera que estés&lt;br /&gt;en nuestras alegres jornadas de fiesta&lt;br /&gt;al calor de la amistad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y el fuego tendrás&lt;br /&gt;el agua tendrás&lt;br /&gt;bajo las estrellas que alumbran un mundo&lt;br /&gt;fraterno y profundo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hay fogatas tórridas&lt;br /&gt;y flores frescas&lt;br /&gt;y un clamor vital&lt;br /&gt;de horas despiertas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hay dulces canciones&lt;br /&gt;y versos bellos&lt;br /&gt;y en todo aquello&lt;br /&gt;tú y yo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;(La Rosa de los Vientos, texte de Patricio Manns, musique d'Horacio Salinas)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;*&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Ce fut ce vent du nord qui nous guida,&lt;br /&gt;celui qui a une couleur claire de miel.&lt;br /&gt;Le vent du sud nous hissa sur sa croupe,&lt;br /&gt;grand cheval fidèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent d'ouest fit un geste&lt;br /&gt;en en ammenant quarante depuis la mer&lt;br /&gt;et il en fut qui purent dresser,&lt;br /&gt;le vent bleu de l'est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que nous arrivâmes à Picarquín,&lt;br /&gt;de l'ouest, du nord, de l'est et du sud,&lt;br /&gt;par-dessus les montagnes mouillées de lumière,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi que nous vaincquîmes un banc de sable désséché,&lt;br /&gt;C'est ainsi que nous pûmes nous étendre enfin&lt;br /&gt;attendant l'aube depuis Picarquín.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rose des vents veillera&lt;br /&gt;avec ses ailes tendues jusqu'à la frontière,&lt;br /&gt;gardant le camp de Picarquín.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gardant le camp de Picarquín&lt;br /&gt;La rose des vents n'a pas de fin&lt;br /&gt;avec ses ailes tendues jusqu'à la frontière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" la="" avec="" toutes="" les="" forces="" de="" l="" amour="" soumises="" &gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" re="" de="" la="" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-style: italic;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Je t'accompagnerai&lt;br /&gt;où que tu sois&lt;br /&gt;dans nos joyeuses journées de fête&lt;br /&gt;à la chaleur de l'amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tu auras le feu&lt;br /&gt;tu auras l'eau&lt;br /&gt;sous les étoiles qui illuminent le monde&lt;br /&gt;fraternel et profond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des flambées torrides&lt;br /&gt;et eds fleurs frèches&lt;br /&gt;et un bruit de vie&lt;br /&gt;d'heures éveillées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de douces chansons&lt;br /&gt;et de beaux vers&lt;br /&gt;et dans tout cela&lt;br /&gt;toi et moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Ma traduction)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=6089495669698673293"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-6089495669698673293?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/6089495669698673293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=6089495669698673293' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6089495669698673293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6089495669698673293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/04/inti-illimani-la-rosa-de-los-vientos.html' title='Inti-Illimani: La Rosa de los Vientos'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7700888647102336462</id><published>2009-03-10T22:07:00.005+01:00</published><updated>2009-03-10T22:27:04.998+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reprise d&apos;article'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bolivie'/><title type='text'>Le lithium: quel avenir pour la Bolivie?</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Aujourd'hui 10 mars 2009 a paru dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt; de Genève, source inépuisable d'information alternative et enrichissante, un article sur la Bolivie qui me laisse franchement perplexe. Vous lirez. En gros, il s'agit de se réjouir des ressources du désert d'Uyuni, immense mine potentielle de lithium. Or le lithium, matière principale de toutes les nouvelles générations de batteries, c'est l'avenir. Quel avenir?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Certes, il est insupportable de voir les Occidentaux donner des leçons aux pays en voie de développement se résumant à: "Nous avons fait les imbéciles pendant 60 ans avec la planète, donc maintenant que la situation est critique, évitez de vous développer et d'aggraver les choses". Certes j'ai beaucoup d'admiration, d'affection même, pour Evo Morales et ses projets. Mais là, où va-t-on?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Pomper le lithium du désert d'Uyuni c'est s'enfoncer tête baissée dans le même modèle catastrophique qui a guidé l'exploitation du pétrole pendant plus d'un siècle. C'est miser sur le développement économique rapide plutôt que sur une perspective durable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Et aucune phrase, aucune petite prise de distance dans un journal aussi sérieux que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt; au sujet des problèmes de fond d'un tel projet?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour sa bagnole, quand même...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;LA BOLIVIE PREND LE SILLAGE DE L'AUTO ÉLECTRIQUE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lithium: Les constructeurs automobiles s'intéressent à nouveau à l'électrique et lorgnent sur les réserves boliviennes de lithium. Le président Evo Morales conditionne son exploitation à son industrialisation in situ.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;BERNARD PERRIN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;L'électricité ne fonctionne que de 19h à 22h, l'eau potable est rationnée, le bus ne passe qu'une fois par semaine, et la ville la plus proche, Uyuni, est à trois heures d'une piste défoncée... Les quelque 500 habitants qui composent la communauté de Rio Grande, au coeur de l'altiplano bolivien, vont pourtant bientôt sortir de leur isolement et auront accès à tous les services de base: le président Evo Morales en personne s'y est engagé. Et pour ne pas rester en reste, le préfet du département de Potosi a assuré que la route sera bientôt asphaltée. C'est que ce petit coin si longtemps oublié du monde, en bordure du salar d'Uyuni à plus de 3600 mètres d'altitude, incarne désormais le futur de la Bolivie, le nouvel Eldorado... C'est ici que se construit la première usine pilote pour l'exploitation du lithium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Révolution énergétique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le lithium? C'est le plus léger des métaux sur la planète, et un excellent transporteur d'énergie. Il est donc appelé à jouer un rôle fondamental dans l'industrie automobile du XXIe siècle. A la base même d'une véritable révolution énergétique: grâce à lui, les batteries des voitures électriques seront désormais non seulement non polluantes, mais aussi plus légères, plus petites et plus puissantes. Et donc susceptibles de mettre un terme à la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce changement fondamental dans le mode de propulsion des voitures intéresse de plus en plus les grands constructeurs. Présentée au salon international de Detroit en début d'année, la Chevrolet Volt de General Motors devrait être commercialisée en 2010. Et Genève n'est pas en reste, avec la présentation en grande première de la nouvelle voiture électrique de Mitsubishi, la i-Miev.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La carte du lithium dessine les contours d'une nouvelle géopolitique. Et il se trouve que la Bolivie détient plus de la moitié des réserves mondiales de ce métal aussi léger que précieux, principalement dans le salar d'Uyuni, une étendue de plus de 10 000 km2, vestige d'un lac d'eau de mer asséché. Certaines études évoquent des réserves atteignant près de 6 millions de tonnes de lithium, d'autres parlent de 9 millions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;«Mais ces études n'ont pris en compte que la première couche de saumure, qui renferme le lithium. Or le salar alterne des couches de saumure et d'argile jusqu'à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Ces réserves pourraient ainsi être vingt fois ou même cent fois supérieures», confie Saul Villegas, directeur de la section des ressources évaporistiques au sein de la COMIBOL, l'entreprise minière publique, chargée par l'Etat bolivien de l'exploitation du lithium. Si ce dernier doit être le pétrole du XXIe siècle, «alors la Bolivie sera son Arabie saoudite.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;De quoi susciter bien des convoitises... «Si on veut être leaders dans la réalisation de la prochaine génération d'automobiles, nous devons absolument être en Bolivie», a récemment lâché à La Paz un responsable de la firme Mitsubishi. Et il n'est pas le seul à le penser... Le sud-coréen LG (constructeur de batteries pour General Motors) et le groupe français Bolloré frappent aussi à la porte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Maître de ses ressources&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Evo Morales est d'ailleurs encore sous le charme de sa visite en France, le mois dernier, qui lui a notamment permis de visiter l'entreprise présidée par Vincent Bolloré. «J'ai été impressionné par leur développement technologique», avoue le président bolivien, qui a pu se mettre au volant d'un prototype de voiture électrique, la Blue Car, développée en partenariat avec Pininfarina.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais la Bolivie ne bégayera pas son histoire. «Nous ne serons plus les fournisseurs serviles de matières premières vendues à bas prix», prévient Saul Villegas. Le responsable de la COMIBOL en est conscient, «la Bolivie vit la troisième grande opportunité de son histoire». Et les deux premières ont surtout été l'histoire d'un pillage organisé, entamé en 1545 avec l'exploitation des mines d'argent et d'étain de Potosi par les conquistadores, et poursuivi au XXe siècle par l'exportation du gaz naturel par des entreprises transnationales.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En récitant volontiers la nouvelle Constitution adoptée le 25 janvier, qui empêche la privatisation des ressources naturelles, Evo Morales se montre d'ailleurs très clair: «L'exploitation du lithium est conditionnée à son industrialisation dans le pays. Et quels que soient les partenaires, l'Etat en restera propriétaire et en aura le contrôle. A terme, je souhaite surtout que les batteries soient fabriquées ici. D'ici quelques années, j'espère même que nous produirons des voitures électriques en Bolivie!»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En attendant, la Bolivie a pris les devants et investi 6 millions de dollars dans la construction d'une usine pilote à Rio Grande, sur les bords du salar d'Uyuni, et de 150 000 m2 de piscines d'évaporation. «Nous développerons ici, dès la fin de l'année, la meilleure technologie permettant de séparer le lithium de la saumure, puis d'obtenir le carbonate de lithium, la substance essentielle pour la fabrication des batteries. Cette technologie est complexe, les recherches sont longues, mais c'est à la portée de la Bolivie», poursuit Saul Villegas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Usine en construction&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L'usine pilote devrait produire dès l'an prochain 40 tonnes de carbonate de lithium par mois. Lorsque le procédé sera au point, les usines d'industrialisation qui seront alors construites (en principe d'ici à 2015) devraient permettre la production de plus de 20 000 tonnes annuelles, «de quoi alimenter pendant des centaines d'années les batteries de millions de voitures électriques, qui n'utilisent que quelques kilos de lithium chacune».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais les investissements sont tout de même estimés à 300 millions de dollars. «On attend donc de nos partenaires français, japonais ou coréens qu'ils investissent dès aujourd'hui, avec en contrepartie la garantie d'être des clients privilégiés pour l'obtention du carbonate de lithium, dont l'industrie automobile dépend», poursuit Saul Villegas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans cet échange, la Bolivie ne se retrouve-t-elle pourtant pas simple exportatrice de matière première? Que devient la construction de batteries, voire de voitures, objectif avoué du président Evo Morales? «Derrière les discours politiques, il faut voir la réalité. Dans le domaine de la construction de batteries, aucune proposition concrète n'a encore été faite de la part des entreprises européennes et asiatiques. Les conditions posées par le gouvernement ne les enchantent guère», reconnaît un expert de la COMIBOL. Le bras de fer ne fait donc que commencer: «Pour construire des batteries, la Bolivie a absolument besoin de la technologie d'une entreprise comme Bolloré. Comme Bolloré a absolument besoin de notre lithium pour construire ses batteries...»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quoiqu'il en soit, les éventuels partenaires sont avertis: la Bolivie d'Evo Morales ne se brade plus. «Avant de signer n'importe quel accord, j'irai consulter les mouvements sociaux du département de Potosi», explique d'ailleurs le président. C'est le respect du contrôle social, consacré lui aussi par la nouvelle constitution. Membre de la Fédération régionale des travailleurs paysans de l'altiplano du sud, Leopoldo Cabrera ne voit pas d'un mauvais oeil l'arrivée d'entreprises étrangères, mais il avertit: «C'est le gouvernement et nous, les mouvements sociaux, qui garderont la main sur nos richesses.» &lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7700888647102336462"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7700888647102336462?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7700888647102336462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7700888647102336462' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7700888647102336462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7700888647102336462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/03/le-lithium-quel-avenir-pour-la-bolivie.html' title='Le lithium: quel avenir pour la Bolivie?'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7067828680825689628</id><published>2009-03-08T17:41:00.004+01:00</published><updated>2009-03-08T19:03:56.268+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Au pays de la liberté d'expression</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le projet "Chapultepec", vous connaissez? C'est un accord formulé pour la première fois en 1994 à Mexico, qui prévoit d'engager les différents présidents des états de toute l'Amérique à défendre - ou du moins, à ne pas restreindre - la liberté de presse sur leur territoire. Vaste blague, pourrait-on dire, vu l'état actuel de la presse écrite et télévisée dans la plupart des pays d'Amérique latine. Mais mettons d'emblée les pendules à l'heure: Chapultepec, qui tente d'ailleurs depuis 2004 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;d'asseoir les principes clés de la liberté de presse sur des bases légales dans les différents pays signataires, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;n'est pas responsable de l'hypocrisie des chefs d'états. Prenons un cas au hasard: la Colombie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le 22 janvier 2003, Alvaro Uribe signait le projet Chapultepec et déclarait "garantir à la Société de Presse interaméricaine que, sous son gouvernement, aucune norme restrictive de la liberté de presse ne serait édictée" (&lt;a href="http://www.declaraciondechapultepec.org/v2/evento_detalle.asp?id_evento=34" target="new"&gt;1&lt;/a&gt;). Habile jeu de mots, car il y a norme et norme. C'est ainsi qu'en 2005, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reporters sans Frontière&lt;/span&gt; décernait à la Colombie la palme du pays le plus dangereux du continent américain, pour les journalistes. En 2006, 140 cas d'enlèvements ou d'assassinats de journalistes étaient dénoncés. Le chiffre s'élève à 162 pour 2007. Dans 33% des cas, les menaces ou les méfaits sont anonymes. Ils émanent de fonctionnaires publics ou d'organismes étatiques dans 31% des cas, le reste étant le fait des groupes paramilitaires et guérilleros (&lt;a href="http://www.telesurtv.net/noticias/entrev-reportajes/index.php?ckl=185"&gt;2&lt;/a&gt;). Si l'on recense 130 cas de violation de la libre information en 2008, aucun journaliste n'a été assassiné, fait exceptionnel, jamais vu depuis 1985. Le président de la "Fondation pour la Liberté de Presse", Carlos Cortés, relativise toutefois ces chiffres: d'abord, la Colombie est sans doute le pays où l'autocensure journalistique a atteint, ces derniers temps (et notamment depuis le feuilleton Bétancourt au début de l'année dernière) le plus haut degré dans toute l'Amérique latine. Deuxièmement, il y a d'autres moyens que l'assassinat et l'enlèvement pour faire taire les journalistes. Pour preuve:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;1) Il n'y a en Colombie qu'un quotidien (contre trois en 1999): &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El Tiempo&lt;/span&gt;. Celui-ci appartient à deux familles: celle du vice-président de la République, Francisco Santos, et celle du ministre de la Défense, Juan Manuel Santos. Le journal est tiré à 200'000 exemplaires (dans un pays où vivent 28 millions d'adultes) et est essentiellement rédigé à partir des bulletins d'informations du Ministère de la Défense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;2) Du côté de la télévision, il n'y a plus, en Colombie, d'émissions documentaires ou d'investigation (à l'exception d'une seule dont je parlerai au point suivant). Les images relatives à la guerre civile sont soigneusement bannies des émissions de débat et d'opinion. Quant au journal télévisé, il est consacré à 70% au sport, à la mode, aux événements de divertissement locaux et aux anecdotes le plus souvent divertissantes ou cocasses de la politique nationale (&lt;a href="http://www.temoinindesirable-lefilm.com/files/DP_TemoinIndesirable.pdf" target="new"&gt;3&lt;/a&gt;). Plusieurs organisations d'observation ont signalé que la Colombie est aujourd'hui soumise à un climat d'autocensure extrêmement lourd. Mieux vaut ne rien dire que de risquer sa peau, d'autant que toute dénonciation, tout procès, même, quand il concerne quelque représentant de l'Etat, finit en général par la prononciation d'un non-lieu ou... la mort du plaignant.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;3) Le journaliste Hollman Morris produit depuis 2002 une émission intitulée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Contravia&lt;/span&gt; ("A contresens") dans laquelle il chasse les atteintes au droit de l'homme, enquête sur la politique peu reluisante de "l'antiterrorisme" en Colombie, donne la parole à des indigènes, à des petits paysans, à tous ceux dont on essaie avec une certaine réussite, à Bogotá, de gommer l'existence. L'émission a reçu plusieurs prix nationaux et internationaux dont, en 2007, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Human Rights Watch Defender Award&lt;/span&gt;. Inutile de préciser qu'elle est diffusée fort tard le soir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Depuis le début de son entreprise, Morris a reçu, on s'en doute, de nombreuses menaces de mort. Il a connu des périodes d'exil, avec l'ensemble de sa famille, et vient d'être accusé par le président Uribe de complicité avec le terrorisme des FARC pour avoir interviewé des prisonniers libérés par ces derniers et montré des images filmées lors d'opérations militaires sur le terrain.  Morris s'est vu interdire le tournage d'un documentaire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impunity&lt;/span&gt;, qu'il réalisait en collaboration avec le suisso-colombie Juan José Lozano (c.f. point 4). Le film était consacré à l'histoire et à l'enregistrement du procès d'un chef paramilitaire. D'après une enquête de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Reporters sans Frontière&lt;/span&gt;, Morris avait été placé sous écoute depuis plusieurs mois, au même titre que de nombreux journalistes indépendants du pays, par les services secrets - qui ont reconnu les faits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;4) Le cinéaste suisso-colombien Juan José Lozano a consacré à Morris un documentaire qui a fait grand bruit dans de nombreux festivals à la fin de l'an dernier: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Témoin indésirable&lt;/span&gt;. D'accord avec le journaliste colombien, il a filmé sans restriction sa vie quotidienne, ses difficultés à conjuguer son travail avec une vie de famille constamment soumise à la menace. Lozano lui-même a été confronté à l'autocensure, face à une situation politique désespérante, et face au combat apparemment absurde de Morris qui, risquant jour après jour d'être assassiné ou de voir l'un de ses proches disparaître continue pourtant de se battre dans un pays ou la liberté de presse est pour ainsi dire inexistante. Il raconte ainsi que "dans les années cinquante, pendant la guerre civile en Colombie, presque un demi million de personnes ont été assassinées à la machette. Lorsque mon grand-père évoquait ces années, c’était pour se plaindre de l’inexistence de la télévision à l’époque :«&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;si je racontais ce que j’ai vu personne ne me croirait, personne ne croirait les choses inhumaines et perverses que l’homme est capable d’infliger aux autres hommes. Personne ne pourrait me croire, car c’est indescriptible. Il aurait fallu voir pour croire. Mais à l’époque il n’y avait pas de télévision pour montrer cela. C’est pour ça que la tuerie a duré si longtemps, pour ça que les gens d'aujourd’hui ne savent pas ce qui s’est passé et pour ça que les gens de demain diront que cela n’a pas eu lieu&lt;/span&gt;». Aujourd’hui mon grand-père est mort. Et aux tueries des années 50 se sont succédées celles des années 80, 90, 2000 alors que la télévision est partout. Mais les gens continuent à ne pas vouloir croire, à ne pas vouloir voir. J’ai vécu la réalisation de ce film tenaillé entre ma foi dans le pouvoir des images pour changer le monde comme mon grand-père, et le « réalisme sceptique » de beaucoup de gens d'aujourd’hui, le renoncement à toute forme de communication et de dénonciation ... d’espoir en somme. Intellectuellement, je doute parfois, mais à la fin c’est le regard de mon grand-père qui l’emporte, car autrement il serait impenssable de continuer à vivre."&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Difficile de savoir ce que pense Lozano de toute cela au lendemain de la réception de menaces de mort extrêmement sérieuses, signées "les Véritables Colombiens", qui l'ont contraint à abandonner à son tour le tournage de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impunity&lt;/span&gt;, coproduit par la Télévision Suisse Romande et Arte. Lozano est, le 23 février, revenu en Suisse. Les "Véritables Colombiens" qui, étrangement, l'accusent de vouloir saper le "projet démocratique" d'Uribe aux yeux du public européen, n'ont bien entendu rien à voir avec l'État. Et pour sûr, la plainte portée en Colombie par l'équipe des journalistes portera ses fruits... car Uribe a signé, il y a 6 ans, la charte de Chapultepec...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Voici, ci-dessous, le lancement de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Témoin indésirable&lt;/span&gt; (si vous lisez cet article par courrier électronique, rendez-vous sur le site).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/i0IvGNh4yzo&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/i0IvGNh4yzo&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;N.B. La nouvelle de l'interruption du tournage de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impunity&lt;/span&gt; a paru mercredi 4 mars dans le journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier. &lt;/span&gt;On trouve quelques brèves à ce sujet sur le site d'arte, de la TSR et de la RSR. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que l'affaire ne fait pas grand bruit...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour d'avantage d'information sur Morris et sur son travail, visitez son site: http://www.morrisproducciones.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour une vision de ce qu'Alvaro Uribe définit comme le "projet démocratique" de la Colombie, voir mon article:&lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/08/dans-un-papier-antrieur-je-vous-parlais.html" target="new"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jeunesse colombienne, en avant...&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7067828680825689628"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7067828680825689628?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7067828680825689628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7067828680825689628' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7067828680825689628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7067828680825689628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/03/au-pays-de-la-liberte-dexpression.html' title='Au pays de la liberté d&apos;expression'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-979927747900819855</id><published>2009-03-04T21:30:00.008+01:00</published><updated>2010-02-28T13:40:37.900+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jongleurs de mots et de sons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba'/><title type='text'>Chansons d'hiver</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Silvio Rodriguez est un chanteur-compositeur cubain, représentant majeur de ce qu'on appelle la "Nueva trova" - nouvelle chanson. 21 albums originaux pour 40 ans de carrière, 200 chansons "inédites" qui circulent sur le web et un succès impressionnant aussi bien en Amérique latine qu'en Espagne à chaque nouveau concert: Silvio a su conquérir son public grâce, notamment, à deux ingrédients essentiels qui prouvent qu'on peut être un chanteur populaire tout en affichant certaines exigences: des textes d'une immense qualité poétique, parfois engagés, mais le plus souvent dédiés à une description originale et onirique des choses simples; et un accompagnement de guitare conçu comme une partition à part entière, incroyablement difficile parfois, jouant sur des sonorités issues aussi bien de la tradition cubaine que du folk, du jazz ou du classique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Faire un choix dans cette production aussi variée qu'abondante (plus de 600 chansons dans ma petite discothèque personnelle) s'avère difficile. En voici deux: "Tu sonrisa ha cambiado", (1971)  éditée en 1999 dans l'album &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mariposas&lt;/span&gt;, en collaboration avec le guitariste Rey Guerra, et "Historia de la sillas", de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Causas y hazares &lt;/span&gt;(1985). Les traductions se trouvent sous le texte original.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/04-Tusonrisahacambiado.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" width="240" height="20"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/04-Tusonrisahacambiado.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;"Tu sonrisa ha cambiado"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;El polvo y el tiempo acumulados&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;sobre tu esperanza se olvidaron de ser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;Se han ido fugando de tus ojos,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;dándole sitio a luces propias de una mujer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;Por eso tu sonrisa ha cambiado&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;algo en este invierno, que ya no pasará&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;sin luz —como todos los inviernos—&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;tenaz —como todos los inviernos—&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;feroz —como todos los inviernos—&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;estás desafiando a la ciudad,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;a aquella señora que hace bien el café,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;al manso marido que despierta a las seis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;y al tonto reloj del rey.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;No sabes cuánto de subversivo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #ff984c;"&gt;vive en una sonrisa que no quiere comprar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;y cuánto de muerte hacia el pasado&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;que se incrusta en los dedos,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;cual resto de humedad.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;La historia choca contra tu saya&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;y se hace remolinos que huyen del amor,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;como se dice que huyen los demonios&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;de las estancias crueles para el odio.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;Bendita está tu risa.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c;"&gt;Amén.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ton sourire a changé"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La poussière et le temps accumulés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sur ton espoir, ont oublié d'être.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ils se sont évadés de tes yeux,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;donnant naissance à des lumières propres à une femme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ainsi, ton sourire a changé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;quelque chose en cet hiver, qui ne passera pas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sans lumière — comme tous les hivers —&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tenace — comme tous les hivers —&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;féroce — comme tous les hivers —&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu défies la ville,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cette femme qui fait si bien le café,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le docile époux qui se réveille à six heures&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et l'idiote horloge du roi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu ne sais pas combien de subversion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vit dans un sourire qui ne veut pas acheter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et combien de mort venue du passé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui s'inscruste dans les doigts,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme un reste d'humidité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'histoire frappe contre ta saya&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et se fait tourbillons fuyant l'amour,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme on dit que les démons fuient&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;les espaces cruels pour la haine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Béni est ton rire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Amen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/sillas.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" width="240" height="20"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/sillas.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;"Historia de las sillas"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;En el borde del camino hay una silla,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;la rapiña merodea aquel lugar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;La casaca del amigo esta tendida,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;el amigo no se sienta a descansar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Sus zapatos, de gastados, son espejos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;que le queman la garganta con el sol.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Y a través de su cansancio pasa un viejo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;que le seca con la sombra el sudor.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;En la punta del amor viaja el amigo,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;en la punta más aguda que hay que ver.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Esa punta que lo mismo cava en tierra&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;que en las ruinas, que en un rastro de mujer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Es por eso que es soldado y es amante,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;es por eso que es madera y es metal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Es por eso que lo mismo siembra rosas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;que razones de banderas y arsenal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;El que tenga una canción tendrá tormenta,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;el que tenga compañía, soledad.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;El que siga un buen camino tendrá sillas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;peligrosas que lo inviten a parar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Pero vale la canción buena tormenta&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;y la compañía vale soledad.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;Siempre vale la agonía de la prisa,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;aunque se llene de sillas la verdad.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Histoire des chaises"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au bord du chemin, il y a une chaise,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la rapine maraude ce lieu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La casaque de l'ami est étendue,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'ami ne s'assied pas pour se reposer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ses chaussures, tellement abîmées, sont des reflets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui lui brûlent la gorge avec le soleil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et à travers sa fatigue passe un vieux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui sèche, avec son ombre, sa sueur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A la pointe de l'amour, l'ami voyage,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A la pointe la plus pointue que l'on puisse imaginer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cette même pointe qu'il enfonce en terre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;dans les ruines, dans une trace de femme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est pour cela qu'il est soldat et amant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;c'est pour cela qu'il est bois et métal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est pour cela qu'il ressemble à des roses,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;qu'il est la raison des drapeaux et l'arsenal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Celui qui aura une chanson aura une tempête,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;celui qui aura de la compagnie sera seul.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Celui qui suivra un bon chemin aura des chaises&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;dangereuses qui l'invitent à s'arrêter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais la chanson vaut bien un bel orage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et la compagnie vaut la solitude.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'agonie de la hâte vaut toujours la peine,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;même si la vérité doit se remplir de chaises.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=979927747900819855"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=979927747900819855"&gt;&lt;span style="font-size: 78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-979927747900819855?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/979927747900819855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=979927747900819855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/979927747900819855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/979927747900819855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/03/chansons-dhiver.html' title='Chansons d&apos;hiver'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5195158738583822856</id><published>2009-02-11T20:09:00.004+01:00</published><updated>2009-03-08T19:05:18.173+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jongleurs de mots et de sons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chili'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Histoire d'un blogueur</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;C'est l'histoire d'un type, né au Chili aux premiers pas de la dictature. Un type comme beaucoup d'autres de sa génération, fasciné par Allende qu'il n'a pas connu, par l'émulation culturelle des années '60-'70 au Chili et dans toute l'Amérique latine. Un type qui ne perd rien de ce qui se passe sur les scènes de Santiago et de Valpa, qui s'amuse avec des potes à créer une chaîne de télé musicale et culturelle gratuite sur internet, un type dont la passion est la découverte des chanteurs-compositeurs de demain et la redécouverte de ceux d'hier. Nous l'appellerons Spartakus, de son nom de blogueur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Eté 2006. Spartakus décide de créer un blog à la limite de la légalité, pour diffuser aussi largement que possible les oeuvres musicales des artistes qu'il estime. D'abord des anciens, morts depuis longtemps, comme Victor Jara ou Violetta Parra; puis des anciens d'anthologie et des anciens qui durent: Victor Heredia, León Gieco, Quilapayún, Isabel Parra, Silvio Rodriguez, Noel Nicola, Soledad Bravo ou, parmi les noms moins connus, Hector Pavez ou Piojo Salinas. Intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La canción: una arma de la revolución&lt;/span&gt; le site est en premier lieu consacré à la chanson engagée. Il s'élargira par la suite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le principe du portail est simple. Pour chaque artiste (ou pour chaque oeuvre) que Spartakus apprécie, il y a une (bio-)bibliographie détaillée, une discographie détaillée comprenant les titres des chansons contenues dans chaque opus, et la plupart du temps, un lien renvoyant à un serveur de téléchargement. En deux ans et demi, ce sont 1200 articles qui sont mis en ligne et le double d'oeuvres à la disposition du public. L'auteur du blog revendiquait clairement, au départ, une action pirate visant à permettre à tout un chacun de se procurer des disques parfois difficiles à trouver, contre le profit des grands groupes de distribution. Il est peut-être bon de rappeler qu'un CD neuf, au Chili, coûte ce qu'il coûte en France (et je ne vous parle pas des prix verts de la FNAC mais des prix "normaux" d'un disque à sa sortie). Sauf que le Chilien moyen ne gagne pas le même salaire que le Français moyen. Et que Spartakus s'amuse même, dans le cas des ouvrages anciens, à numériser des vinyles.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Assez rapidement, les problèmes attendus se présentent. Certains artistes, par l'intermédiaire d'agents ou de maisons d'édition, demandent à Spartakus de cesser son action. Il obtempère rarement, et ce d'autant plus qu'il reçoit autant de protestations que de félicitations, de la part des artistes eux-mêmes, et pas des moindres (Isabel Parra ou Pablo Milanes, par exemple). En 2008, le blog change de direction. Contacté par des chanteurs qui, pour des raisons financières, ne peuvent se permettre l'édition d'un CD, Spartakus devient le diffuseur officiel de nouveaux artistes. Le blog reste gratuit, mais c'est désormais une plateforme de la scène actuelle avec annonces de concerts, vidéos, chansons inédites - et toujours, à l'arrière-plan, le travail premier de Spartakus: la création d'une véritable discothèque historique de la chanson sud-américaine. Le tout doublé d'un profile hyperactif sur facebook, d'un succès grandissant de la chaîne de télé-musicale gratuite sur internet, etc.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Mi-janvier. Spartakus se connecte à son compte blogger et là, c'est la décharge d'adrénaline, avant la consternation. "Ce compte a été supprimé". Aucune explication supplémentaire ne lui sera fournie. Il ne s'agit pas d'un acte de piratage, mais bien d'une action - parfaitement légale, vu le contenu parfaitement illégal du site - des gestionnaires de blogger. Là où le bât blesse c'est que Spartacus, qui s'était le plus souvent contenté d'accomplir avec soin son "devoir d'historien pirate", vient de publier plusieurs articles en marge de la musique, à teneur politique. Critique de l'état chilien qui promulgue ces jours-ci une nouvelle loi pour "protéger" les grandes maisons de distribution contre le piratage. Propos extrêmement virulents à l'égard d'Israël. Diffusion de nombreux articles de Galeano, qui dérange pas mal en Amérique latine. C'est au lendemain de la publication de l'&lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2009/01/opration-plomb-impuni.html" target="new"&gt;article de Galeano sur Israël&lt;/a&gt;, que vous pouvez lire dans ces pages mêmes, que le blog de Spartacus est fermé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Ne soyons pas paranos. Il n'y a rien de politique là-dedans et le piratage, c'est mal. Mais vous avez déjà essayé de mettre le contenu d'un seul CD sur un serveur de téléchargements gratuits? Je ne vous parle pas d'emule et autres solutions faciles de piratage par inter-connexion d'ordinateurs privés, mais bien d'aller sur un site, d'ouvrir son dossier, d'y placer un CD avec pochettes, etc., puis de copier le lien du CD dans un blog pour que chacun puisse y accéder. C'est au minimum 2 heures de boulot. Ou alors on est très riche et on se paie un abonnement au site en question, ce qui accélère le processus.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;De l'histoire de Spartacus, je retiens l'image d'un type qui, pendant deux ans et demi, a consacré une bonne partie de ses nuits à une passion qui, à titre personnel, m'a permis de me procurer de la musique absolument introuvable par les biais légaux et conventionnels. De ce travail de fourmi, il ne reste rien.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Moral, le blogueur qui contrevient sans complexe aux lois du copyright pour faire revivre (ou vivre) des artistes plus ou moins connus? Moral(e) l'internaute qui, par "amour de la musique", se procure une discothèque monumentale de chansons parfois rarissimes sans payer un kopeck pour cela? Morale l'administration d'un site qui ferme un blog sans aucun avertissement préalable, au nom de la loi? On pourrait en discuter longtemps, trouver autant d'artistes applaudissant l'action de Spartakus que d'autres la condamnant. Que celui qui n'a jamais péché en matière de piratage, même à très petite échelle (c'est si cite copié, le CD d'un pote), lance la première pierre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le drôle dans l'histoire, c'est que Sparta recommence. Ce sera bientôt sur http://www.perrerac.org. Alors si l'histoire ne vous épouvante pas, notez l'adresse et allez y jeter un oeil de temps en temps, ça vaudra sans doute le détour.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5195158738583822856"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5195158738583822856?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5195158738583822856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5195158738583822856' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5195158738583822856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5195158738583822856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/02/histoire-dun-blogueur.html' title='Histoire d&apos;un blogueur'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5220789489031640567</id><published>2009-01-24T14:45:00.007+01:00</published><updated>2009-01-24T15:35:41.230+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reprise d&apos;article'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bolivie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Révolutions boliviennes (reprise d'article)</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt; du samedi 24 janvier s'ouvre sur une double page consacrée à la Bolivie qui vote ce week-end une nouvelle constitution. Un très beau dossier constitué par Bernard Perrin, qui met en perspective les espoirs et les craintes que soulève le nouveau texte constitutionnel, avec un accent tout particulier sur la situation des indigènes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;I. BOLIVIE: LA RECONQUÊTE PACIFIQUE DES INDIGÈNES&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Trois ans après l'élection d'Evo Morales, les Boliviens s'apprêtent à inaugurer leur nouvelle maison commune. Le projet de constitution soumis aux vois dimanche devrait consolider les réformes juridiques, sociales, politiques et économiques en cours. Une "décolonisation du pouvoir qu'illustre la réforme agraire en pays guarani.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;BERNARD PERRIN, SANTA CRUZ  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Imaginez qu'une famille soit propriétaire de l'équivalent de la superficie du canton du Valais... ou de plus de 500'000 terrains de football. Et que sur ce même territoire, des milliers de paysans sans terre survivent en esclavage, avec au mieux un salaire de misère, au pire juste de quoi nourrir leur famille. Bienvenu dans le département de Santa Cruz, terre des inégalités! Dans cet Oriente bolivien où seulement 5% des plus riches propriétaires possèdent 85% des surfaces cultivées...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans la région reculée de l'Alto Parapeti, à quelques heures de jeep de la petite ville pétrolière de Camiri, le temps semble s'être figé. Et le paysage magnifique, fait de vallées et de montagnes recouvertes d'une végétation luxuriante, rappelle le paradis perdu. Perdu, car dans ce monde oublié, le XXIe siècle rime encore avec esclavage pour le peuple guarani. Dans les énormes propriétés privées de plusieurs milliers d'hectares, des communautés entières vivent toujours en état de servitude, soumises à un patron.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les Guaranis ont habité cette région au moins depuis le XIVe siècle, et ont résisté à toutes les tentatives de colonisation pendant plus de trois cents ans, jusqu'à leur défaite militaire en 1892 lors de la bataille de Kuruyuki. Le territoire fut alors distribué par l'Etat aux propriétaires terriens, boliviens ou étrangers, et les «bons sauvages» guaranis furent dispersés dans les différentes haciendas, utilisés pour le travail aux champs. Une main d'oeuvre corvéable à souhait bienvenue...&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Un siècle de travail forcé&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Des communautés entières furent ainsi privées de leurs terres fertiles et réduites au travail forcé. «Ce fut le début de la période la plus pénible de notre histoire, qui n'est malheureusement pas encore terminée», explique Felicia, assise devant sa petite hutte faite de bois et de paille. Dans sa communauté d'Itacuatia, la vieille dame, 67 an&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;s, témoigne d'un passé qui se mêle au présent: «J'ai été séparé de ma famille quand je n'étais encore qu'une enfant, pour entrer au service de la famille Chávez. Dans leur hacienda, depuis toute petite, j'ai lavé le linge, pelé les légumes et préparé les repas. Je ne suis jamais allée à l'école et pendant très longtemps je n'ai pas su ce qu'était l'argent. Les hommes, eux, étaient aux champs, du lever du soleil à la tombée de la nuit.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Selon l'Assemblée du peuple guarani, Itacuatia compterait aujourd'hui encore trente familles soumises à une forme ou à une autre d'esclavage ou de servitude. «Nous recevons des salaires de misère, en général 15 bolivianos (un peu plus de 2 dollars) pour une journée de dix ou douze heures de labeur. Et il y a encore peu, nous n'étions rétribués que par un peu de sucre, du savon, quelques cacahuètes...», confirme Nicanor Cerezo Bejarano, le mburuvicha (le chef) de cette communauté. Et comme tous ses compagnons, il est lié au propriétaire par une supposée dette qui se transmet de père en fils. Résigné, il se sent encore incapable d'imaginer un autre futur que celui de «vivre et mourir sur cette terre qui m'a vu naître, au service d'un maître».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;2009, année de la libération?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Et pourtant... L'espoir que plus d'un siècle d'exploitation prenne fin cette année est bien réel... Pendue à un arbre, une vieille radio grésille pour l'ensemble des familles d'Itacuatia. Le programme de Patria Nueva, un canal pro-gouvernemental, fait la promotion de la nouvelle Constitution. Nicanor Cerezo Bejarano écoute pensivement: «Ce nouveau texte fondamental pourrait nous offrir enfin ce que nous voulons: vivre librement, en travaill&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ant notre propre terre et en nous organisant en communauté. Alors le 25 janvier, nous irons tous voter, évidemment.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le vice-ministre des Terres, Alejandro Almaraz, l'a lui-même clamé haut et fort: cette année 2009 sera celle de la libération du peuple guarani et de la fin de l'esclavage. Il y a moins d'un an pourtant, l'avenir de la réforme agraire dans ce coin de pays semblait bien compromis. En avril 2008, trois grands propriétaires terriens, soutenus par l'oligarchie la plus conservatrice de Santa Cruz et par la préfecture de droite, avaient même pris les armes contre le gouvernement. Et ce même Alejandro Almaraz fut retenu en otage pendant sept heures par les propriétaires terriens rebelles et leurs groupes de choc. «Mais en août, en plébiscitant le président avec 67% de votes, le peuple bolivien a mis en déroute cette droite fasciste, et avec elle les propriétaires terriens», raconte Don Valerio Castaño. Le vieil homme travaille lui aussi pour la famille Chávez, depuis plus de vingt ans. La sueur perle sur son front ridé alors que la température dépasse les 37 degrés. Mais désormais un léger sourire crispe son visage: «Fin novembre, les fonctionnaires du gouvernement ont pu reprendre le processus d'assainissement des terres de l'Alto Parapeti, sans que les propriétaires terriens ne leur tirent dessus. Ils ont pu effectuer leur travail de terrain, maintenant nous attendons le résultat et une éventuelle redistribution...»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Extrême précarité&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les chefs des communautés guaranis de l'Alto Parapeti ont transmis au gouvernement une demande de reconstitution d'une Terre communautaire d'origine (TCO) de&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; 157'000 ha dans le cadre de l'assainissement foncier. L'histoire est donc en passe de rendre aux Guaranis ce qu'elle leur a volé. Mais Don Valerio n'ose pas encore y croire: «Il faut nous comprendre... La peur des patrons est ancrée quasi génétiquement en nous. On a peur de tout, peur de parler, peur des représailles...»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les propriétaires terriens pourtant font désormais profil bas. L'un d'eux, Ronald Larsen, qui avait tiré dans les pneus de la voiture du vice-ministre en avril, aurait même quitté le département, peut-être la Bolivie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Mais pour ne pas être accusés de maintenir des communautés en régime d'esclavage, et donc de perdre leurs terres, les Chávez ont récemment privé les Guaranis de travail, espérant du même coup les contraindre à quitter la région. Sans le salaire de misère octroyé par le patron et toujours sans terre, les milliers de Guaranis qui composent les dix-neuf communautés de l'Alto Parapeti vivent aujourd'hui dans la précarité la plus absolue. «On cultive en cachette, clandestinement, de petites parcelles qui appartiennent bien sûr au latifundiste. Mais cela nous donne à peine de quoi nourrir nos familles», poursuit Don Valerio.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Pourtant dimanche, même l'estomac vide, Don Valerio ira voter le coeur l&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;éger: «Pendant des années, j'ai fait ce que le patron exigerait de moi, je vivais dans la peur, sans pouvoir me défendre contre les mauvais traitements, dans l'ignorance de mes droits, faute d'éducation. L'histoire a changé. Avec le gouvernement d'Evo, avec cette nouvelle Constitution, les Guaranis vont pouvoir enfin être maîtres de leurs terres, et de leur destin.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;II. LE BÉMOL OGM&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La révolution ne gagne pas à tous les coups. Même dans la Bolivie d'Evo Morales, les multinationales peuvent parfois garder presque intact leur pouvoir de nuisance... Noyé dans une centaine de modifications lors des négociations entre le gouvernement et la droite parlementaire au mois d'octobre, il a failli passer inaperçu. L'article 408 (devenu 409) a pourtant basculé d'un extrême à l'autre, l'interdiction pure et simple «de la production, de l'importation et de la commercialisation de transgéniques» devenant régulation par l'intermédiaire d'une loi... «C'est incontestablement un énorme recul», admet volontiers Miguel Lora, collaborateur au Vice-ministère des terres et journaliste à Bolpress.com.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Que s'est-il donc passé dans les couloirs du parlement? «Il y a eu une pression des députés des partis de droite, notamment de Podemos», explique Francisco Mollo Calle, président de l'Association des organisations des producteurs écologiques. «Et les parlementaires de l'Oriente, principalement de Santa Cruz, répondent aux intérêts de puissants groupes agro-industriels, comme l'Anapo, l'Association nationale des producteurs d'oléagineux. Et qui trouve-t-on derrière l'Anapo? La transnationale Monsanto. Pour preuve: c'est l'Anapo qui avait présenté officiellement aux autorités boliviennes les demandes d'essai et d'autorisation du pesticide Roundup Ready, produit par la firme américaine, en 2004 et en 2005», précise Sorka Copa, du Forum bolivien sur l'environnement (Fobomade), et auteur d'une étude sur «les erreurs fatales de l'évaluation des risques du soja transgénique en Bolivie».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant... En 2002, la grande marche des mouvements sociaux pour la souveraineté faisait de la lutte contre les transgéniques une priorité. Quant au président Evo Morales, il est de longue date un farouche militant anti-OGM! «Oui... Mais il y a deux niveaux... Evo est en effet un opposant aux transgéniques, mais dans son cabinet, on trouve des gens qui, disons, n'y sont pas forcément opposés. Il y a deux clans au sein même de l'exécutif», relève Miguel Lora.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A Santa Cruz, la moitié de la production agricole serait aujourd'hui transgénique. «La soja y est en pleine expansion, dans le cadre du développement des bio-combustibles, qui remplissent les réservoirs de voitures de riches Européens», s'énerve Miguel Lora. Pour ce dernier, cette porte ouverte aux transgéniques, «c'est une trahison de la nouvelle Constitution, qui prône la souveraineté alimentaire et l'autosubsistance au travers d'une production agricole diversifiée...»&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais tout n'est pas si noir: «La Constitution interdit encore les transgéniques dans le cadre d'accords internationaux. Apparemment la droite a oublié l'article 255 lors des négociations», sourit Sorka Copa. «Et puis, ajoute Miguel Lora, les articles 255 et 357 interdisent les patentes sur la vie, et notamment sur les semences. Dès lors, avec ses produits monopolistiques qui lient les agriculteurs, Monsanto violera clairement la nouvelle Constitution bolivienne.»&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;III. UNE CONSTITUTION ETHNIQUE OU INTÉGRATRICE?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C'est une députée du Mouvement vers le socialisme, le parti d'Evo Morales, qui le dit sans ambages: malgré trois ans de gestion gouvernementale, le processus de changement n'a pas réellement démarré en Bolivie. «Certes, il y a eu la nationalisation des hydrocarbures, la mise en place d'un système de rente universelle pour les personnes de plus de 60 ans et l'alphabétisation de l'ensemble de la population. Des avancées majeures! Mais nous avons besoin de cette nouvelle Constitution pour enfin décoloniser le pays et refonder totalement la Bolivie», explique Julia Ramos. «La refonder sans discrimination, afin que tous les Boliviens soient égaux et unis, que chacun puisse vivre dignement dans ce pays», d'ajouter le viceprésident de la République, Alvaro García Linera.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Le peuple rédige et vote&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après cent quatre-vingt-quatre ans de vie républicaine, la Bolivie se prépare donc à faire sa vraie révolution! Pour la première fois de son histoire, c'est en effet le peuple, représenté par les 255 constituants élus en 2006, et non une élite politique, qui a écrit la nouvelle charte fondamentale, soumise au référendum ce dimanche 25 janvier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et pour la première fois, la majorité indigène du pays devient véritablement actrice du changement. «Comme dans de nombreux pays du monde, les Constitutions boliviennes depuis l'indépendance en 1825 ont été de terribles instruments De domination sociale, aux mains d'une élite bourgeoise. Ce nouveau texte offre une rupture totale, il est anti-colonialiste et nous libère de l'esclavage néolibéral», relève Idon Chivi Vargas, avocat indigéniste au Vice-ministère des droits de l'homme.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Deux justices égales&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A côté de l'égalité des sexes, du droit à la maternité, du droit à vivre dans un environnement sain, et de droits sociaux, comme l'accès à l'eau potable, à des systèmes de santé et d'éducation gratuits, la nouvelle Constitution offre surtout une reconnaissance inédite des droits des trente-six nations indigènes originaires qui composent une (grande) partie du pays. Droit d'exister librement, droit à l'identité culturelle et religieuse, droit à leur propre vision du monde, droit aussi à leur libre détermination et à leur territoire. Et dans ce cadre, droit d'appliquer leurs justices traditionnelles, mises au même niveau hiérarchique que la justice ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pour Eugenio Rojas, le maire de la petite ville d'Achacachi, bastion de la communauté aymara, près du lac Titicaca, c'est une reconnaissance logique: «La justice traditionnelle est plus morale, plus éthique et bien moins corrompue que la justice ordinaire, qui protège avant tout les riches. Le coupable doit réparer les conséquences de son acte, ce qui passe par exemple par les travaux d'intérêt général. La peine vise à une prise de conscience, à une réflexion de la part du coupable.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;«Il y a des avancées dans ce texte avec la reconnaissance des droits des peuples indigènes, trop longtemps exclus», reconnaît volontiers l'analyste politique Carlos Cordero, placé à droite sur l'échiquier politique. «Et créer des droits spécifiques aux indigènes procède d'une bonne intention. Mais cela crée de nouvelles discriminations. On racialise la politique, on crée un fondamentalisme ethnique, on offre un traitement privilégié aux indigènes, par rapport aux populations métisses ou d'origines européenne, oubliés dans cette Constitution. Et on passe d'une nécessaire réparation historique à une regrettable revanche.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Pas assez socialiste&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si la droite rejette le nouveau texte constitutionnel, jugé trop «indigéniste», extrêmement «anti-libéral» et «démesurément étatiste au niveau économique», celui-ci ne fait pas non plus que des heureux à l'extrême gauche, signe peutêtre qu'il a atteint malgré tout un niveau insoupçonné de consensus... Raul Jimenez, en tout cas, ne décolère pas. Doyen de la faculté de droit de l'université San Andrés de La Paz, il dénonce une trahison: «Certes, la Constitution a été écrite par le peuple, mais elle est pleine de contradictions. Elle se prétend socialiste, mais elle reconnaît la propriété privée, c'est absurde!»&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;IV. "TOUT LE DROIT INTERNATIONAL, ET MÊME DAVANTAGE!"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Non sans humour, le vice-ministre de Justice et des droits de l'homme, Wilfredo Chávez, qualifie la nouvelle Constitution de «droitière... tant elle octroie de nouveau droits» aux Boliviens. Dont celui de choisir sa juridiction: ordinaire ou indigène.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En tant de chargé des Droits humains, que mettriez-vous en avant dans le nouveau texte?&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Wilfredo Chávez&lt;/span&gt;: Au-delà de son caractère démocratique ­ ce serait la première Constitution rédigée et votée par les citoyens boliviens ­ je relève que l'ensemble des droits humains existant dans les traités internationaux ont été intégrés au droit national supérieur. Par exemple, sur la base de la Déclaration internationale des droits des peuples autochtones de 2007, ceux-ci pourront demander une autonomie territoriale et une représentation directe à l'Assemblée nationale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A cela, les constituants ont adjoint des droits sociaux non encore reconnus internationalement, comme le droit à l'eau, aux services publics universels, etc. Enfin, ils ont fait ce qui aurait dû l'être depuis longtemps: instaurer l'égalité de genres et la pénalisation de la discrimination, séparer l'Etat de l'Eglise et déclarer la Bolivie pays pacifiste, interdisant les bases militaires étrangères et rejetant la guerre comme solution politique. Cette affirmation a son importance au vu de l'actualité mondiale...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La reconnaissance de la justice communautaire fait peur, car elle peut être parfois expéditive... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;W.C.&lt;/span&gt;:&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;Au contraire: son inscription dans la Constitution permet de la soumettre au respect des droits humains universels. Les punitions physiques sont donc évidemment interdites et réprimées comme tout atteinte à la personne humaine. De plus, on ne pourra être soumis à cette justice sans consentement préalable. En cas de conflit de juridictions, le Tribunal constitutionnel plurinational (TCP) tranchera.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Croyez-moi: c'est un enrichissement! Dans la plupart des cas, la justice communautaire est plus appropriée et efficace, car elle est rapide et se préoccupe d'abord de ressouder le justiciable et sa communauté, à réparer plutôt qu'à punir.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais sa célérité n'affaiblit-elle pas le droit au recours? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;W.C.&lt;/span&gt;: En principe, l'appel est garanti par la Constitution. Il y a le cas particulier des communautés pratiquant la justice en assemblée. C'est un type de fonctionnement qui implique le repentir public et l'immédiateté de la peine ce qui en garantit l'application. Mais ceux qui se soumettent à cette assemblée le font volontairement, c'est un signe d'adhésion à la communauté, au même titre que d'accepter ses autres règles de fonctionnement. C'est un tout. Et si le justiciable refuse cette juridiction, il peut faire recours au TCP.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il faut être clair: ce n'est pas la nouvelle Constitution qui a inventé la justice communautaire. Qu'on le veuille ou non, ces pratiques existent, elles ont survécu à la colonisation. La justice communautaire a en particulier pallier l'absence de l'Etat auprès des communautés rurales. Jusqu'à présent, les deux systèmes étaient divorcés. Désormais, ils seront compénétrés.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;V. DÉROUTE DE L'OPPOSITION&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SXsl4510TgI/AAAAAAAABDc/L48fjR9sPZY/s1600-h/Elija_A_Dios.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 227px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SXsl4510TgI/AAAAAAAABDc/L48fjR9sPZY/s320/Elija_A_Dios.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5294867446433598978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Une image du Christ à côté de celle d'Evo. Et un slogan: «Le 25 janvier, choisis Dieu!» L'affiche orne les murs de Santa Cruz, le bastion de la droite anti-gouvernementale, farouchement opposée à la nouvelle Constitution politique de l'Etat. Et pourtant, l'article 4 de la nouvelle charte prévoit le respect de toutes les croyances! La campagne mensongère de la droite, qui prétend aussi qu'on légalisera le mariage gay ou l'avortement, thèmes qui ne se trouvent dans aucun des 411 articles soumis au vote dimanche, illustre son total désarroi plus encore que sa crasse malhonnêteté.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Comment en effet convaincre les citoyens de s'opposer au changement? Certainement pas en débattant des propositions inscrites dans la Constitution, comme la meilleure répartition des terres... Mieux vaut prétendre que le «gouvernement communiste va interdire la propriété privée», même si l'article 56 la garantit expressément... Ne restent que la diffamation et le mensonge pour tenter de rallier les suffrages. La droite bolivienne ne relève décidément pas la tête. Podemos, le principal parti d'opposition de l'ancien président Jorge Qujiroga, a bien tenté de jouer un rôle majeur lors des négociations sur la Constitution au parlement, qui ont abouti en octobre à la révision d'une centaine d'articles. Las, la tactique a encore élargi la base de soutien au texte constitutionnel à droite, et mené Podemos au bord de l'implosion.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les préfets autonomistes, eux, ont perdu toute crédibilité, après la tentative de coup d'Etat marquée par la vague de violences du mois de septembre, la prise des institutions publiques et le massacre, dans le Pando, d'une vingtaine de paysans.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La campagne de dénigrement du président Morales, présenté comme un apprenti dictateur dans l'ombre du Vénézuélien Hugo Chávez et comme un extrémiste indigéniste prêt à diviser les Boliviens sur des critères ethniques, leur est revenue dans la figure comme un boomerang. Ce sont en effet désormais ces préfets qui incarnent, à la lumière crue des événements, le confinement régionaliste au détriment de l'unité nationale, le déchaînement du racisme, et le non-respect des institutions et de la démocratie. Une déroute totale, qui les a fait perdre jusqu'à la bannière de l'autonomie départementale, désormais largement incorporée dans une nouvelle Constitution qui apparaît comme la plus décentralisée de l'histoire, et qui devrait obtenir l'aval du peuple dimanche au-delà, pour le moins, des 60%.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5220789489031640567"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5220789489031640567?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5220789489031640567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5220789489031640567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5220789489031640567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5220789489031640567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/01/rvolutions-boliviennes-reprise-darticle.html' title='Révolutions boliviennes (reprise d&apos;article)'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SXsl4510TgI/AAAAAAAABDc/L48fjR9sPZY/s72-c/Elija_A_Dios.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-74778950132360919</id><published>2009-01-19T18:24:00.006+01:00</published><updated>2009-01-24T15:38:10.634+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reprise d&apos;article'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Uruguay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Opération "Plomb Impuni"</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Cette réflexion d'Eduardo Galeano sur les récents événements de Gaza est parue le vendredi 16 janvier 2009 dans le quotidien uruguayen &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Brecha&lt;/span&gt;. Vous pouvez le lire &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.brecha.com.uy/alter/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=585&amp;amp;Itemid=70" target="new"&gt;ici&lt;/a&gt; dans sa version originale en espagnol.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;∞&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(Je dédie cet article à tous mes amis juifs assassinés par les dictatures latino-américaines, que soutint Israël.)*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Pour se justifier, le terrorisme d’état fabrique des terroristes : il sème la haine et récolte des alibis. Tout indique que la boucherie de Gaza, qui d’après ses auteurs doit mettre fin au terrorisme, ne fera que multiplier les terroristes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;∞&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Depuis 1948, les Palestiniens vivent condamnés à l’humiliation perpétuelle. Il leur faut un permis pour respirer. Ils ont perdu leur patrie, leurs terres, leur eau, leur liberté, leur tout. Ils n’ont pas &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;même &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;le droit de choisir leurs autorités. Lorsqu’ils élisent ceux qu’ils ne devraient pas élire, on les punit. Gaza subit actuellement la punition. Elle s’est transformée en une souricière sans issue, depuis que le Hamas a gagné les élections de 2006. Quelque chose de semblable s’est passé en 1932 lorsque le Parti Communiste triompha au Salvador. Les citoyens du Salvador expièrent dans le sang leur mauvaise conduite et vécurent depuis soumis aux dictatures militaires. La démocratie est un luxe que tout le monde ne mérite pas.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;∞&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les fusées artisanales que lancent sans grande précision les militants du Hamas, acculés à Gaza, contre des terres qui furent un jour palestiniennes, sont les enfants de l’impuissance. Et le désespoir, au bord de la folie suicidaire, est la mère des bravades qui nient à Israël le droit d’exister, cris sans aucune efficacité, tandis que la très-efficace guerre d’extermination nie, depuis des années, le droit à l’existence de la Palestine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Il ne reste bientôt plus rien de la Palestine. Peu à peu, Israël l’efface de la carte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les Colons envahissent, et les soldats corrigent la frontière. Les balles sacralisent la dépossession − légitime défense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Toutes les guerres d’agression se prétendent défensives. Hitler envahit la Pologne pour éviter que la Pologne n’envahisse l’Allemagne. Bush envahit l’Irak pour éviter que l’Irak n’envahisse le monde. Lors de chacune de ses guerres défensives, Israël s’est découpé un nouveau morceau de Palestine, et le festin a suivi. La dévoration est justifiée par les titres de propriété que la Bible lui octroya, par les deux mille ans de souffrance du peuple juif, par la panique générée par les Palestiniens à l'affût.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;∞&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Israël est le pays qui jamais n’exécute les recommandations ou les résolutions des Nations Unies, le pays qui jamais n’observe les sentences des tribunaux internationaux, qui se moque des lois internationales, et c’est également le seul pays dans lequel la torture des prisonniers soit légale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Qui lui a offert le droit de nier tous les droits? D’où vient l’impunité qui couvre Israël pendant la tuerie de Gaza? Le gouvernement espagnol n’aurait jamais pu bombarder impunément le pays basque pour en finir avec l’ETA, l’Angleterre n’aurait pu raser l’Irlande pour liquider l’IRA. La tragédie de l’Holocauste implique-t-elle un éternel contrat d’impunité? Ou cette lumière verte provient-elle de la Grande Puissance dont Israël représente le plus inconditionnel de tous les vassaux ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;∞&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;L’armée israélienne, la plus moderne et sophistiquée du monde, sait qui elle tue. Elle ne tue pas par erreur, elle tue par horreur. Les victimes civiles s’appellent «dommages collatéraux», d’après le dictionnaire d’autres grandes guerres impériales. A Gaza, sur dix dommages collatéraux, trois sont des enfants. Et ils sont des milliers, les mutilés, les victimes de la technologie du dépeçage humain, que l’industrie militaire éprouve avec succès au cours de cette opération de nettoyage ethnique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Et comme toujours, toujours la même chose : à Gaza, cent pour un. Tous les cent Palestiniens tués, un mort israélien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Des individus dangereux, annonce l’autre facette des bombardements : celle des médias de manipulation, qui nous invitent à croire qu’une vie israélienne vaut cent vies palestiniennes. Et ces médias nous inviteront peut-être bientôt à croire que les bombes atomiques israéliennes sont humanitaires et que la destruction d’Hiroshima et Nagasaki fut l’œuvre d’une puissance nucléaire nommée Iran…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;∞&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La prétendue communauté internationale existe-t-elle?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Est-ce autre chose qu’un club de marchands, banquiers et guerriers? Autre chose que le nom artistique des États-Unis quand ils entrent en scène?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Face à la tragédie de Gaza, l’hypocrisie mondiale reluit une fois de plus. Comme toujours, l’indifférence et les discours vides, les déclarations  creuses, les déclamations tonitruantes, les postures ambiguës, rendent hommage à la sacro-sainte impunité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Face à la tragédie de Gaza, les pays arabes se lavent les mains. Comme toujours. Et comme toujours les pays européens se frottent les mains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La vieille Europe, capable de tant de beautés et de perversion, verse une ou deux larmes, tandis que, secrètement, elle applaudit un coup de maître. Car les agressions sanglantes à l’encontre des Juifs furent de tout temps une spécialité européenne, que paient, depuis un demi-siècle, les Palestiniens; eux aussi sémites, et qui ne furent jamais, ni ne sont, anti-sémites. Ils paient actuellement, en espèce sonnante et sanglante, une ancienne dette, venue d’ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;* Dans l'article original, cet envoi apparaît comme une forme de post-scriptum. Je choisis pour ma part d'en faire une véritable dédicace, pour éviter, je l'avoue, les commentaires furibonds de ceux qui n'iront pas jusqu'au bout de ce texte...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=74778950132360919"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-74778950132360919?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/74778950132360919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=74778950132360919' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/74778950132360919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/74778950132360919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/01/opration-plomb-impuni.html' title='Opération &quot;Plomb Impuni&quot;'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-2079754333340812139</id><published>2009-01-19T17:07:00.007+01:00</published><updated>2009-01-19T17:23:51.439+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bolivie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Venezuela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Symboles</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le 7 janvier dernier, Hugo Chavez a fait expulsé du territoire vénézuélien l’ambassadeur israélien en fonction, pour protester contre les crimes commis par l’Etat hébreux à l’encontre du peuple palestinien. Un geste qui apparaît à certains comme une rodomontade de plus, de la part d’un Chavez qu’on aime à considérer de haut et à réduire au rang de simple agitateur international, et ce d’autant que l’action véné&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;zuélienne a presque immédiatement été saluée par l’Iran… (1)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Ce renvoi de la représentation israélienne, pourtant, revêt un sens qui dépasse largement la simple provocation. C’est une manière de réagir concrètement contre ce que l’ensemble de la communauté internationale condamne, certes, mais sans oser lever ne serait-ce que le ton à l’égard d’Israël. Quelle nation, à part les États-Unis, pourrait s’adonner à un tel massacre sans encourir de graves sanctions économiques, vo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ire militaires? Aucune. A un État qui ne respecte rien, qui prône la destruction de l’autre au nom de sa propre existence, Chavez fait donc bien de répondre pa&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;r un acte qui, symboliquement, supprime toute existence politique d’Israël au Vénézuéla. Un donné pour un rendu. Loi du Talion.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Plus intéressante encore, la position d’Evo Morales qui, tout en rompant la semaine dernière les relations diplomatiques entre la Bolivie et Israël, affirme vouloir déposer une plainte auprès de la Cour Pénale Internationale pour dénon&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;cer les crimes commis par l’État hébreux pendant la dernière offensive de Gaza (2). Plainte qui n’a absolument aucune chance d’aboutir mais qui, ici encore, est une manière symbolique d’affirmer enfin, sur un plan politique et juridique, le refus de l’exception israélienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Et à quoi bon tous ces symboles, me direz-vous, s’ils ne mènent à rien de concret ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Une manière, peut-être, de rééquilibrer la don&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ne. Parce que chaque P&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;al&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;esti&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;nien qui meurt sous les bombes israéliennes, qu’il soit un chef du Hamas ou un simple enfant, devient instantanément le symbole des Intifadas à venir, avec son cortège de martyrs volontaires et involontaires; parce que chaque roquette lancée sur Israël est une &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;action symbolique: résistance pour les uns, droit à la « légitime défense » pour les autres; parce&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; que l’État hébreux est depuis maintenant soixante ans symboliquement intouchable, au nom d’un drame historique que rien, jamais, n’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;absoudra, mais qui ne saurait justifier tout et n'importe quoi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Il fallait peut-être que les premiers signes forts de ras-le-bol viennent du continent qui, en cinq siècles, a eu le temps d’apprendre la force et le sens des symboles.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Au fait, saviez-vous ce qu’était le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;symbolon&lt;/span&gt; grec ? Une petite figurine, généralement en terre cuite, que l’on brisait et dont les morceaux étaient distribués entre familles alliées. Une manière, au fil du temps, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;se reconnaître&lt;/span&gt; entre détenteurs d’un même héritage…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:100%;"&gt;P.S. Je joins à cet article le prochain message, une réaction d'Eduardo Galeano face aux récents événements de Gaza.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(1) Voir &lt;a href="http://venezuelatina.com/2009/01/13/rue-hugo-chavez/" target="new"&gt;"Rue Hugo Chavez"&lt;/a&gt;, article paru dans le blog Venezuelatina le 13 janvier 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;font-size:85%;"&gt;(2) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt;, samedi 17 janvier 2009, p. 11.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=2079754333340812139"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-2079754333340812139?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/2079754333340812139/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=2079754333340812139' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2079754333340812139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2079754333340812139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/01/symboles.html' title='Symboles'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-6279474000333260868</id><published>2009-01-14T15:21:00.006+01:00</published><updated>2009-01-15T10:16:31.749+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Petite promenade dans les méandres de l'Histoire</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;1512.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; La couronne espagnole, afin de s'assurer que ses conquistadors, outre Atlantique, procèdent à l'annexion des nouveaux territoires sans désordre et actions arbitraires, ordonne que soit lu à chaque nouvelle rencontre avec un peuple indigène le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Requerimiento&lt;/span&gt;. Il s'agit d'un texte de loi qui, après avoir expliqué aux Indiens l'histoire du pouvoir royal (Dieu - St-Pierre - le Pape - la couronne d'Espagne) leur donne généreusement le choix de leurs actions à venir: ou ils se soumettent aux Colons, désignés comme nouveaux maîtres des Indes occidentales par Sa Sainteté de Rome, et adoptent la foi catholique, ce qui leur attirera la bienveillance du Roi; ou ils résistent, et seront dès lors justement punis: "nous vous ferons tous les maux et dommages que nous pourrons, comme à des esclaves qui refusent d'obéir et de recevoir leur seigneur, leur résistent et les contredisent; et nous vous avertissons que les morts et dommages qui suivront cela seront de votre faute et non de celle de Leurs Majestés, ni de la nôtre, ni de ces gentilshommes qui nous accompagnent." (1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;15 avril 1768.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; Bougainville et son équipage, après avoir fait escale dans l'archipel de Tahiti et avoir été accueillis une quinzaine de jours par les indigènes, rédigent à l'attention du roi ce texte, qu'il enterre sur la côte: "L'an 1768, nous L. A. de Bougainville etc... [...] avons découvert le 1 avril et jours suivans un archipel d'isles hautes que nous avons nommé archipel de Bourbon [...]. Nous nous sommes attachés à les reconnoitre et nous avons mouillé dans la plus considérable de ces isles à l'extrémité d'une grande baye par le relèvement suivant. Nous y avons passé plusieurs jours à faire alliance avec les gens du pays, lesquels sont en grand nombre, de la plus grande taille, forts, industrieux et doux. Nous avons même, de leur consentement, établi un camp à terre [...]. Nous y avons défriché, du consentement du cacique de ce canton, un petit terrein, dans lequel, au grand consentement de la nation, semé du bled, du mahis, des fèves, des poids, des lentilles et diverses autres graines potagères de France. [...] Le 12è avril, nous avons pris possession de l'archipel au nom de S.M.T.C. et, en présence de plusieurs officiers de notre état major, nous avons enterré dans cette isle l'inscription suivante gravée sur une planche de chêne: "[...] par ordre et au nom de S.M.T.C. Louis XV, sous le ministère de M. de Choiseul, duc de Praslin, nous avons pris possession d'un archipel d'isles que nous avons nommé l'archipel de Bourbon [...]". (2)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les doux habitants de Tahiti, au demeurant fort effrayés par les démonstrations des armes à feu et des fusées des Français, obtempèrent. Comment ils ont compris ce discours est une autre histoire, que Bougainville omet de raconter. Peu après la parution du récit de son voyage autour du monde, Diderot écrit la diatribe imaginaire d'un vieux Tahitien à l'attention de Bougainville, au moment du départ des troupes françaises: "Nous sommes libres; et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n'es ni un dieu, ni un démon: qui es-tu donc, pour faire des esclaves? Orou! toi qui entends la langue de ces hommes-là, dis-nous à tous, comme tu me l'as dit à moi, ce qu'ils ont écrit sur cette lame de métal: C&lt;span style="font-style: italic;"&gt;e pays est à nous&lt;/span&gt;. Ce pays est à toi! et pourquoi? parce que tu y as mis le pied? Si un Tahitien débarquait un jour sur vos côtes, et qu'il gravât sur une de vos pierres ou sur l'écorce d'un de vos arbres: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce pays appartient aux habitants de Tahiti&lt;/span&gt;, qu'en penserais-tu? Tu es le plus fort ! Et qu'est-ce que cela fait? Lorsqu'on t'a enlevé une des méprisables bagatelles dont ton bâtiment est rempli, tu t'es récrié, tu t'es vengé; et dans le même instant, tu as projeté au fond de ton coeur le vol de toute une contrée! Tu n'es pas esclave: tu souffrirais la mort plutôt que de l'être, et tu veux nous asservir!" (3)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;1939-1940.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; L'Allemagne nazie occupe la Pologne, le Danemark, la Norvège, la France, la Belgique, le Luxembourg, la Hongrie, la Roumanie... Hitler, on le sait, estimait qu'il accomplissait sa tâche expansionniste et épurationniste avec le soutien de Dieu. Dans chaque pays annexé, une seule règle répétée à l'envi par la Wehrmacht: ceux qui se soumettaient et collaboraient seraient bien traités. Les autres, considérés comme des ennemis de la paix et du nouvel ordre, seraient éliminés (avec quelques innocents, pour l'exemple).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;14 mai 1948.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; David Ben Gourion lit la déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël: "[...] Du fait de notre droit naturel et historique et sur la base de la puissante résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies, nous déclarons ici l'établissement d'un état juif en Eretz-Israel, désormais Etat d'Israël. [...] Cet état sera ouvert à l'immigration juive et à la réunion des exilés; il favorisera le développement du pays pour le bénéfice de ses habitants; il sera basé sur la liberté, la justice, la paix telles que l'envisagent les prohètes d'Israël; il assurera l'égalité des droits sociaux et politiques à tous ses habitants indépendamment de leur religion, race, ou sexe; il garantira la liberté de culte, de conscience, de langue, d'éducation et de culture; il assurera la sécurité des lieux saints de toutes les religions. [...] Nous appelons - compte-tenu des attaques que nous subissons depuis quelques mois - les habitants arabes de l'Etat d'Israël à préserver la paix et à participer à l'établissement de l'Etat sur des bases d'égalité citoyenne et d'égalité de représentation dans toutes les institutions étatiques provisoires et permanentes. [...] Nous appelons les Juifs de la Diaspora à s'allier aux Juifs d'Israël en émigrant et en les assistants dans cette grande bataille qu'est la réalisation du rêve de l'âge d'or - la rédemption d'Israël. Au nom du Tout-Puissant..." (4)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Mai 2003.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; George W. Bush déclare, après 2 mois de guerre en Irak: "Les combats en Irak sont terminés. Dans la bataille en Irak, les Etats-Unis et leurs alliés ont gagné. Notre coalition s'attache maintenant à sécuriser et reconstruire ce pays. Nous avons combattu pour la liberté et pour la paix dans le monde. [...] Nous remercions tous les citoyens irakiens qui ont accueilli nos troupes et se sont battus pour la libération de leur pays [...]. Lorsque les civils irakiens regardent le visage de nos hommes, ils voient la force, l'amabilité et la bonne volonté. Lorsque je regarde les membres de l'armée des Etats-Unis, je vois le meilleur de notre nation et je suis honoré d'être votre commandant en chef. Dans l'image des statues qui s'écroulent, nous avons pu prendre conscience de l'arrivée d'une nouvelle ère. [...] Nous assisterons les nouveaux leaders irakiens dans l'établissement d'un gouvernement, pour le peuple irakien. [...] Toute personne qui s'associera à des actes terroristes contre les Américains deviendra un ennemi de cette nation, et une cible de la justice américaine. [...] Que Dieu vous bénisse tous, et que Dieu bénisse l'Amérique". (5)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait s'amuser longtemps à recueillir les exemples de cette fâcheuse tendance qu'a l'homme, de quelque nation et de quelqu'époque qu'il soit, à aller planter son drapeau sur la terre d'autrui, en tout bien tout honneur et au nom de Dieu. A déclarer dans une langue qui n'est pas celle de son interlocuteur, sa bonne volonté face à lui - à condition qu'il se soumette. A dénoncer ensuite la barbarie de celui qui, pour avoir refusé de céder sa terre, d'abandonner sa langue, ses coutumes, sa religion, est devenu son ennemi: l'Indien du Mexique au Mexique, le Tahitien à Tahiti, le Français en France, le Palestinien en Palestine, l'Irakien en Irak et tous les autres terroristes qui crurent naïvement, un jour, que la terre qu'ils cultivaient leur appartenait...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(1) Le texte du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Requerimiento&lt;/span&gt; est disponible en espagnol &lt;a href="http://www.ciudadseva.com/textos/otros/requeri.htm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(2) "Acte de prise de possession de l'isle de Cythère", dans E. Taillemite, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bougainville et ses compagnons autour du monde, 1766-1769&lt;/span&gt;, Paris, Imprimerie nationale, 1977, p. 329-330.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(3) Diderot, "Les Adieux du vieillard", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Supplément au Voyage de Bougainville&lt;/span&gt; (1773-74), Paris, Gallimard, "folio classique", 2002, p. 40-41.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(4) Déclaration de fondation et d'indépendance de l'état d'Israël, 1948, à lire intégralement &lt;a href="http://www.eretz-israel.net/blog/index.php?david-ben-gourion-declaration-dindependance-de-letat-disrael-14-mai-1948-en-anglais"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (en anglais).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(5) Discours de G. W. Bush à l'issue de la première phase de la seconde guerre d'Irak, en mai 2003, à lire intégralement &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/2994345.stm"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (en anglais).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=6279474000333260868"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-6279474000333260868?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/6279474000333260868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=6279474000333260868' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6279474000333260868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6279474000333260868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/01/petite-promenade-dans-les-mandres-de.html' title='Petite promenade dans les méandres de l&apos;Histoire'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-2124231298767346528</id><published>2009-01-10T22:46:00.018+01:00</published><updated>2010-01-01T18:50:06.506+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jongleurs de mots et de sons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Argentine'/><title type='text'>Le côté obscur du coeur</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;[Abonnés par courriel, rendez-vous sur la &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2009/01/le-ct-obscur-du-coeur.html"&gt;page web relative à cette article&lt;/a&gt; pour voir les vidéos liées.]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Imaginez un film dont le scénario serait une suite de poèmes. Les dialogues, des vers enchaînés le plus naturellement du monde dans une ambiance nocturne, brumeuse, glauque, entre deux villes du Sud séparées par une mer. L’histoire, un peu banale, celle du soudain coup de foudre entre un poète méconnu, sans le sou, vivant ici ou là, troquant son art contre un steak ou quelques pièces de monnaie, et une prostituée de Montevideo qui effectue froidement son sinistre office, jour après jour, dans le but de partir pour l’Europe avec sa fille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Ceux qui, à ce stade, continuent la lecture ont vu ou verront ce film hallucinant (et le terme n’est pas, ici, un effet de mode) qu’est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El lado oscuro del corazón&lt;/span&gt; (Le côté obscur du cœur) d’Eliseo Subiela, paru en 1992.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Oliverio, le poète, cherche la femme qui saura voler. Aussi consomme-t-il sans relâche le corps féminin, pour «satisfaire la bête» (sic), certes, mais également pour affirmer cette conviction désespérée : la vie peut être vécue pour l’accomplissement d’un rêve, aussi fou soit-il. Purement érotique, si on la considère au seul premier degré, cette quête passe en réalité par la négation de toute action utile, socialement parlant. Voler, c’est se libérer de la condition humaine. Vivre dans l’unique perspective de voler, c’est peut-être refuser la réalité, ou mieux : une manière assez catégorique de s’en extraire. Et si l’homme qui attend son envol avec la femme choisit de surcroît la poésie comme moyen exclusif de communication, le voilà définitivement détaché du monde des hommes qui travaillent, vivent... et meurent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Car si Oliverio poursuit la femme volante, il est pour sa part traqué par la Mort, obscure mais pitoyable dans les efforts qu’elle déploie pour s’approprier cet être qui refuse d’entrer dans la logique du temps et de l’action et qui, par conséquent, lui échappe. La Mort suit Oliverio dans chaque étape de sa quête. Elle tente de lui trouver un travail, terrestre, mortel (directeur de banque, agent publicitaire). Elle s’inquiète : a-t-il trouvé la femme volante ? Au fur et à mesure qu’elle constate la pugnacité de son client, elle se met à douter : travaillerait-elle pour rien ? Exécuterait-elle des ordres que personne n’a jamais donné ? Serait-elle vulnérable, ... mortelle? Questions auxquelles Oliverio répond par autant de sarcasmes ou d'attitudes puériles (Oliverio adore les trains électriques), affirmant au fur et à mesure de la narration, qui l’emmènera jusqu’aux limites d’une vie parfaitement inutile, déchéante et décalée, sa supériorité sur celle qui ne peut s’imposer que dans la mesure où la vie est une action, un progrès vers l'accomplissement d'ambitions réalistes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Oliverio, grâce aux mots, trouvera bel et bien la femme volante. Une prostituée qui s’interdit tout amour et cède pourtant, ici ou là, face à cet homme étrange. Quelques brèves rencontres les mèneront vers ce mystérieux « côté obscur du cœur », un univers où la passion révèle ce que l’un et l’autre tentent de faire taire − l’être vivant et sentant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;En construisant son scénario sur un ensemble de poèmes de Mario Benedetti, Juan Gelman et Oliverio Girondo, Eliseo Subiela réussit le pari délicat de nous emmener dans un monde où la parole poétique, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; contrainte et contraignante, se révèle seule sincère et efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous propose ici quatre brefs extraits de cette œuvre époustouflante avec, pour chacun, ma traduction en français du poème utilisé. Laissez-vous surprendre, cela vaut la peine!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;1) Oliverio déclare son amour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/6BKi0SQ2xaQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/6BKi0SQ2xaQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ne te sauve pas&lt;/span&gt;* (Mario Benedetti, “No te salves”, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Poemas de otros&lt;/span&gt; (1973-1974), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inventario Uno. Poesía completa 1950-1985&lt;/span&gt;, Buenos Aires, Editorial Sudamerica, 2000, p. 319-320.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne reste pas immobile&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Au bord du chemin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne glace pas la joie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;N’aime pas sans envie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne te sauve pas maintenant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ni jamais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne te sauve pas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne te remplis pas de calme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne garde pas, de ce monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Qu’un petit coin tranquille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne laisse pas se fermer tes paupières&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Lourdes comme des jugements&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne reste pas sans lèvres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne dors pas sans rêve&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne te pense pas sans sang&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne t’estime pas sans temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Mais si&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Malgré tout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Tu ne peux l’éviter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et glaces la joie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et aimes sans envie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et te sauves maintenant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et te remplis de calme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et ne gardes, de ce monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Qu’un petit coin tranquille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et laisses se fermer tes paupières&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Lourdes comme des jugements&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et restes sans lèvres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et dors sans sommeil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et te penses sans sang&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et t’estimes sans temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et restes immobile&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Au bord du chemin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et te sauves&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Alors&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ne reste pas avec moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;*Le terme « salvarse » - se sauver - signifie aussi bien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s’échapper&lt;/span&gt; que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sauver son âme&lt;/span&gt;. C’est dans se dernier sens qu’il est utilisé ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;2) Oliverio, rejeté par Ana, erre dans Buenos Aires accompagné de ses fantômes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="400"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1FMWZvV28cU&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/1FMWZvV28cU&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Visage de toi&lt;/span&gt; (Mario Benedetti, « Rostro de vos », &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Poemas de otros&lt;/span&gt; (1973-1974), I&lt;span style="font-style: italic;"&gt;nventario Uno. Poesía completa 1950-1985&lt;/span&gt;, Buenos Aires, Editorial Sudamerica, 2000, p. 320-322.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;J’ai une solitude&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Si fréquentée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Si pleine de nostalgies&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et de visages de toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;D’adieux révolus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et de baisers bienvenus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;De premières occasions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et de dernier wagon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;J’ai une solitude&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Si fréquentée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Que je peux l’organiser&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Comme une procession&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Par couleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Tailles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et promesses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Par époque&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Par toucher&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et par goût&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Sans un tremblement de plus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;J’embrasse tes absences&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Qui assistent et m’assistent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Avec mon visage de toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Je suis plein d’ombres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;De nuits et de désirs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;De rires et de quelque&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Malédiction&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Mes hôtes participent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Participent comme des rêves&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Avec leurs nouvelles rancoeurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Leur manque de candeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Je leur barricade&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ma porte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Car je veux être seul&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Avec mon visage de toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Mais le visage de toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Regarde ailleurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Avec ses yeux d’amour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Qui déjà n’aiment plus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Comme des vivres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Qui cherchent leur faim&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ils regardent et regardent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et étouffent ma journée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Les parois s’en vont&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Reste la nuit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Les nostalgies s’en vont&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Il ne reste rien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Déjà mon visage de toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ferme les yeux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Et c’est une solitude&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Si désolée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;3) A la Mort, qui lui propose un travail de publicitaire, Oliverio répond en récitant un poème d'Oliverio Girondo qui la terrorise. J'ai intercalé entre crochets les commentaires de la Mort, qui ne font pas partie du texte original.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/b62yVob3FzM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/b62yVob3FzM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Communion plénière &lt;/span&gt;(Oliverio Girondo, «Comunión plenaria», &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Persuasión de los días&lt;/span&gt;, 1942)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Mes nerfs collent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;A la boue, aux parois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ils étreignent les branchages,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;[Oh non !]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ils pénètrent la terre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Se répandent dans l’air&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Jusqu’à toucher le ciel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;[Arrête!]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Le marbre, les chevaux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ont mes veines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;[Oliverio, cesse de délirer!]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Toute douleur offense&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Ma chair, mon squelette.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Combien de fois suis-je mort&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;En voyant tuer un taureau !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;[Tu es complètement fou, un dément, un enfant malade, un idiot irresponsable que je devrais pousser au suicide.]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Si je vois un nuage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Je dois prendre mon envol.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Si une femme se couche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Je couche avec elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;[Tu me fais peur Oliverio!]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Combien de fois me suis-je dit :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;N’est-ce pas moi, cette pierre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Je ne suis jamais un cadavre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Sans rester à ses côtés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Quand on pond un œuf,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Je caquette aussi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Il suffit que quelqu’un pense à moi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-style: italic;"&gt;Pour que je devienne un souvenir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;[Le gardien: Il vous dérange ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;La mort: Non.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Oliverio: Si !]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;4) Ana cède à Oliverio. Après une nuit passée à déambuler avec lui dans les rues de Montevideo, elle tente de le convaincre de fuir cette relation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="344" width="400"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/g0UCLWk5f9E&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/g0UCLWk5f9E&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ne vois jamais une pute&lt;/span&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;«&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Nunca veas a una puta&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;, texte d’Eliseo Subiela)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne vois jamais une pute à la lumière du jour ; c’est comme regarder un film avec la lumière allumée. Comme un cabaret à dix heures du matin, avec des rayons de soleil qui traversent la poussière qui se lève quand tu balaies. Comme découvrir que ce poème qui te fit pleurer un soir, t’intéresse à peine le jour suivant. C’est comme ce  putain de monde, s’il fallait supporter les choses telles qu’elles sont. Comme découvrir l’acteur que tu as vu jouer Hamlet, faisant la queue pour du pain. Comme le vide quand on te paie et que tu n’as rien senti du tout. Comme la tristesse quand on te paie et que tu as senti quelque chose. Comme ouvrir un tiroir et découvrir une photo de la pute à neuf ans. Comme te laisser venir avec moi tout en sachant que quand s’éteindra la magie, tu seras avec une femme telle que moi, à Montevideo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Pour voir le film: Eliseo Subiela, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El lado oscuro del corazón&lt;/span&gt; (1992), éd. sous-titrée français/allemand, Trigon-film, 2006 (&lt;a href="http://www.trigon-film.ch/"&gt;http://www.trigon-film.org&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=2124231298767346528"&gt;&lt;span style="font-size: 78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-2124231298767346528?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/2124231298767346528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=2124231298767346528' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2124231298767346528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2124231298767346528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2009/01/le-ct-obscur-du-coeur.html' title='Le côté obscur du coeur'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-1603674835728026230</id><published>2008-12-28T10:13:00.002+01:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.070+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Fin du voyage</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;C'était le moment, quelques jours avant la fin définitive de 2008: j'ai mis en ligne mes photos de Cuba. Vous pouvez les voir en cliquant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.pbase.com/nvuillemin/cuba"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-1603674835728026230?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/1603674835728026230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=1603674835728026230' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1603674835728026230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1603674835728026230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/12/fin-du-voyage.html' title='Fin du voyage'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5966907317025137326</id><published>2008-12-27T10:18:00.007+01:00</published><updated>2008-12-27T11:23:58.716+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Et vous, que faisiez-vous à 12 ans?</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La scène se passe le 3 juin 1992, pendant la Conférence sur l'environnement et le développement organisée par l'ONU à Rio de Janeiro: Severn Suzuki, 13 ans, prend la parole au nom des enfants pour sensibiliser les politiciens sur le devenir de la planète. Le texte en français se trouve sous la vidéo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Je ne vous cache pas qu'en traduisant ce discours, je me suis demandée à plusieurs reprises s'il ne s'agissait pas d'une manipulation. Cette enfant a-t-elle vraiment pensé et écrit ces phrases, ou est-elle envoyée par des adultes qui tirent les ficelles? Les clichés et les énoncés mélodramatiques abondent. La rencontre entre la jeune fille et un petit Brésilien des favelas, notamment, sonne assez faux. Quelle différence, en fin de compte, avec les discours  bien intentionnés des grands politiciens? On écoute, on s'émeut, on applaudit et au final, rien ne change...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Seulement nous sommes en 1992, il y a seize ans. Ce qui nous apparaît aujourd'hui comme une suite de banalités était entendu par certains pour la première fois. Et puis, que son discours ait été écrit ou non par des tiers, cette gamine était bien là. Elle l'a lu, elle a tenu, il fallait le faire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Prenons-la donc au mot, cette petite Severn Suzuki, et rêvons que cela fut, un jour, possible.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object width="400" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DLV6jaZFLro&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/DLV6jaZFLro&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bonjour,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je m'appelle Severn Suzuki et je parle pour ECO (Environmental Children's Organisation), l'Organisation des Enfants pour l'Environnement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous sommes un groupe d'enfants de 12 et 13 ans, au Canada, qui essayons de faire changer les choses: Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg et moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous nous sommes procurés l'argent pour venir ici, à cinq mille miles de chez nous, pour vous dire, à vous adultes, que vous devez changer votre manière d'agir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En venant ici, aujourd'hui, je n'ai pas d'objectif caché. Je viens lutter pour mon futur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Perdre mon futur est bien plus grave que perdre une élection ou quelques points sur le marché boursier. Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis ici pour parler en défense des enfants affamés dans le monde dont on entend toujours les pleurs. Je suis ici pour parler des innombrables animaux qui meurent sur cette planète parce qu'il ne leur reste aucun endroit où aller.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous ne pouvons supporter de ne pas être entendus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai peu de prendre le soleil à cause des trous dans la couche d'ozone.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai peur de respirer cet air parce que je ne sais quelles substances chimiques il contient.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'aimais aller pêcher à Vancouver, chez moi, avec mon père, jusqu'à ce que nous tombions, il y a quelques années, sur un poisson plein de tumeurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et nous apprenons aujourd'hui que les animaux et les plantes s'éteignent chaque jour, disparaissent pour toujours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai rêvé, au cours de ma vie, de voir de grands troupeaux d'animaux saauvages, les jungles et les bois pleins d'oiseaux et de papillons, mais je me demande à présent si tout cela existera encore pour que mes enfants puissent les voir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Deviez-vous penser à cela quand vous étiez enfants?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout cela se passe sous nos yeux et nous continuons d'agir comme si nous avions tout le temps nécessaire à diposition, et comme s'il y avait une solution.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne suis qu'une enfant, et je n'ai pas la solution. Mais rendez-vous compte que vous non plus n'en avez aucune.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous ne savez pas comment réparer les trous de la couche d'ozone.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous ne savez pas comment rendre aux saumons des eaux propres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous ne savez pas comment ressusciter un animal disparu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et vous ne pourrez jamais recréer des forêts là où, à présent, il n'y a que le désert.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si vous ne savez pas comment réparer les choses, je vous en supplie, cessez de les détruire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il doit y avoir, ici, des délégués gouvernementaux, des hommes d'affaire, des organisateurs, des reporters ou des politiciens, mais vous êtes en fait des mères et des pères, des frères et des soeurs, des oncles et des tantes, et vous êtes tous le fils ou la fille de quelqu'un.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne suis qu'une enfant, mais je sais que chacun de nous est le membre d'une famille de cinq billions d'individus, de trente millions d'espèces, et que nous partageons tous le même air, l'eau et la terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les frontières et les gouvernements n'y changeront rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne suis qu'une enfant, et je sais que nous sommes tous ensemble dans cette situation et devons agir comme un seul monde avec un seul objectif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Malgré ma colère, je ne suis pas aveugle; malgré ma peur, je ne suis pas effrayée de dire au monde ce que je sens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans mon pays, nous gaspillons sans cesse... Nous achetons et jetons, achetons et jetons, et ainsi de suite. Les pays du nord ne partagent rien avec les nécessiteux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Même en possédant bien plus que le nécessaire, nous craignons de perdre une part de nos biens, nous craignons de partager.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au Canada, nous vivons une vie privilégiée, sûre, avec de la nourriture et de l'eau en suffisance. Nous avons des montres, des vélos, des ordinateurs, des télés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y a deux jours, ici, au Brésil, nous avons été surpris en passant un moment avec des enfants qui vivent dans les rues. L'un d'eux nous a dit: "Je voudrais être riche, et si je l'étais, je donnerais à tous les enfants de la rue de la nourriture, des vêtements, des habits, des médicaments, un foyer et de l'amour."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si un enfant de la rue qui n'a rien désire partager, pourquoi nous autres, qui avons tout, sommes-nous si égoïstes?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne peux cesser de penser que ces enfants en mon âge, que le lieu où l'on naît crée des différences immenses, que je pourrais être l'un de ces enfants des favelas de Rio. Que je pourrais être un enfant mourant de faim en Somalie, une victime de la guerre au Moyen Orient ou un mendiant en Inde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne suis qu'une enfant et je sais que si tout l'argent gaspillé dans les guerres était utilisé pour mettre fin à la pauvreté et chercher des solutions environnementales, la terre serait un endroit merveilleux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A l'école, même au jardin d'enfants, on nous apprend à nous comporter correctement. A éviter de nous battre, à résoudre nos problèmes, à nous respecter, à assumer nos actes, à respecter l'intégriter des autres êtres, à partager.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi vous autres, qui nous apprenez cela, faites exactement le contraire?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;N'oubliez pas que si vous assistez à cette conférence, c'est parce que nous sommes vos enfants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous êtes en train de décider dans quel monde nous grandirons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les parents devraient pouvoir rassurer les enfants en leur disant: "tout ira bien", "ce n'est pas la fin du monde", "nous faisons le mieux que nous pouvons".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais je crois que vous ne pouvez pas nous dire cela.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sommes-nous même dans vos listes de priorités?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon père dit toujours: "Tu es ce que tu fais, et non ce que tu dis".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et bien, ce que vous faites me fait pleurer la nuit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous, adultes, dites que vous nous aimez.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vous mets au défi: essayez de faire en sorte que vous actes reflètent vos mots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Merci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5966907317025137326"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:78%;"  &gt;Commenter cet article&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5966907317025137326?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5966907317025137326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5966907317025137326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5966907317025137326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5966907317025137326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/12/et-vous-que-faisiez-vous-12-ans.html' title='Et vous, que faisiez-vous à 12 ans?'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7612765007687398401</id><published>2008-12-20T11:10:00.004+01:00</published><updated>2008-12-20T14:34:47.337+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Argentine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>50'000 personnes contre la faim dans les rues de Buenos Aires</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le "virage à gauche de l'Amérique latine", le "laboratoire de l'utopie", le "continent du changement", le "nouveau modèle latino-américain", voici quelques-unes des sympathiques expressions qui reviennent un peu partout quand on parle de la zone comprise entre les Caraïbes et la Patagonie. Pourquoi pas? On peut effectivement, sous certains aspects, comparer Cuba et le Vénézuela, les propositions de Chavez à certaines idées de Morales et , tant qu'à faire, y mettre aussi l'Equateur de Correa. On peut ensuite se souvenir de l'élection de Lula, porteuse de tant d'espoir. Allez, un de plus. Et puis, regarder les partis politiques (plutôt que les personnes) qui président le Paraguay, l'Uruguay, le Nicaragua, le Chili, l'Argentine. Et voilà: de Castro à Bachelet on a fait le tour: tous rouges, tous acteurs du "virage à gauche", tous porteurs d'espoir...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Une théorie assez agaçante, en fait, qui ne tient ni compte des difficultés rencontrées par les plus idéalistes (en clair, ou on encense Chavez, ou on le déteste, idem pour Castro), ni des itinéraires personnels (le Daniel Ortega d'aujourd'hui est une insulte au sandinisme des années '80), ni, et c'est plus grave, des politiques concrètement menées par des "socialistes" telles que Michelle Bachelet ou Cristina Kirchner par exemple. Un socialisme à genoux devant l'économie, responsable de fractures sociales effarantes, n'hésitant pas à recourir à la répression pour faire taire toute voix dissidente un peu trop gênante. Critiquez-les, il y aura toujours une bonne âme pour vous soutenir que la bonne volonté de ces président(e)s-là est systématiquement entravée par un système de cohabitation ingérable (ou, dans un tout autre genre, pour vous faire remarquer que les femmes sont toujours impitoyables à l'égard des autres femmes, surtout quand il s'agit de pouvoir et de réussite sociale; parfois on a même droit à un bonus psy...).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Je laisse Bachelet jusqu'à une prochaine fois pour vous donner quelques nouvelles réjouissantes de l'Argentine socialiste. Samedi 12 décembre, 50'000 personnes défilaient dans les rues de Buenos Aires, appelées par une organisation non gouvernementale, le "Movimiento Nacional de los Chicos del Pueblo", à manifester contre... la faim. La faim? Dans un pays qui exporte plus de 70% de ses céréales, un pays qui représente l'un des plus importants exportateurs alimentaires mondiaux, et dont le PIB de 2008 gagne environ 7%, malgré la crise? Et oui, la faim. En Argentine, chaque jour, 8 enfants de moins de cinq ans et 25 nouveaux-nés meurent de malnutrition (1). Dans de nombreuses régions, on se nourrit dans les décharges. Une enquête effectuée auprès de plus de 200 milles personnes dans neuf provinces du pays révèle que 60% des enfants et adolescents des centres urbains vivent dans des conditions précaires et ne bénéficient pas du degré d'éducation minimal (on estime que plus de 40% des enfants argentins cessent de fréquenter l'école avant la fin du cycle obligatoire). 14% d'entre eux partagent un lit ou un matelas avec un tiers, et 9% connaissent la réalité de la faim.  En clair, 300'000 enfants argentins vivent aujourd'hui dans des conditions dignent d'un pays du tiers-monde. Conséquence: on constate évidemment une augmentation de la mendicité et de la criminalité juvénile.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Afin d'endiguer le problème, le gouverneur de la Province de Buenos Aires proposait en novembre de faire passer l'âge minimal d'incarcération des jeunes "délinquants" de 16 à 14 ans. C'est bien. Tout le monde sait que la place des pauvres est en prison. Autre mesure proposée: augmenter les crédits accordés aux écoles... privées (2).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C'est pour dénoncer de telles absurdités et soutenir des actions concrètes de développement des zones les plus sinistrées du pays que les "Chicos de los Pueblos" multiplient les actions, depuis quelque temps, en invitant à des manifestations, en essayant de créer des lieux de rencontre pour s'occuper des enfants en difficulté et, surtout, en s'adressant directement aux responsables gouvernementaux pour que des mesures sérieuses soient prises. Résultat: entre le 26 avril et le 28 novembre 2008, huit personnes ou groupes travaillant pour les "Chicos del Pueblo" ont été agressés par des personnages cagoulés, frappés, soumis à différentes pressions ou à des actes de torture pour que cessent leurs actions, et ce systématiquement au lendemain de rencontres entre l'organisation et des membres du gouvernement (3).&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ceci dit, tout ne va pas mal en Argentine: en septembre dernier, Cristina Kirchner promettait au Club de Paris de rembourser une partie de la dette extérieure du pays en puisant près de 7 milliards de dollars dans les caisses de la banque centrale. En octobre, l'état a nationalisé les caisses de retraites pour faire face à la crise, et a investi 110 milliards de pesos (soit 36 milliards de dollars)... dans les travaux publics (4).  (Ça permettra de construire des prisons pour les pauvres!) Parallèlement, on allégeait toutes les contraintes sociales et fiscales des entreprises pour éviter des faillites massives. Ça fera sans doute quelques centaines de milliers de chômeurs en plus pour 2009. Mais ouf! les investisseurs européens restent en Argentine (5): l'utopie socialiste est sauvée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(1) Sauf information contraire, tous les chiffres de cet article proviennent de la &lt;a href="http://www.rebelion.org/noticia.php?id=77747&amp;amp;titular=50.000-personas-marchan-en-apoyo-a-los-%ABchicos-del-pueblo%BB-" target="new"&gt;revue de presse de Cristiano Morsolin&lt;/a&gt; sur la mobilisation du 12 décembre à Buenos Aires, parue sur le site Rebelión.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(2) Voir à ce propos &lt;a href="http://www.rebelion.org/noticia.php?id=75803&amp;amp;titular=los-subsidios-a-la-educaci%F3n-privada-en-la-ciudad-de-buenos-aires-" target="new"&gt;l'article de Santiago Duarte&lt;/a&gt; publié dans les pages de Rebelión en novembre 2008.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(3) C.f. note 1.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(4) Voyez ce qu'en pense, sur place, &lt;a href="http://blog.argentine-news.com/110-milliards-de-pesos-de-travaux-publics-5077.htm" target="new"&gt;Tonton Patrick&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(5) Pour une vision plus complète des dernières mesures économiques prises par le gouvernement Kirchner, voir &lt;a href="http://alainet.org/active/28069" target="new"&gt;Julio Gambina, "Medidas anticrisis del Gobierno argentino"&lt;/a&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;America latina en movimiento&lt;/span&gt;, 16-12-08.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7612765007687398401"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7612765007687398401?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7612765007687398401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7612765007687398401' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7612765007687398401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7612765007687398401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/12/50000-personnes-contre-la-faim-dans-les.html' title='50&apos;000 personnes contre la faim dans les rues de Buenos Aires'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-4231573456948404288</id><published>2008-12-09T19:20:00.008+01:00</published><updated>2008-12-09T21:52:54.978+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Peuples indigènes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Echanges'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Mythiques indiens...</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;J'ai reçu il y a quelque jour un courrier d'une internaute, vraisemblablement assez jeune, qui me disait ceci:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ayant une profonde attirance  pour les gens d’Amérique latine, plus particulièrement les Indiens/indiennes (ceux qui ont été épargnés par les blancs), j’aimerais bien avoir des discussions avec ces derniers  pour des  échanges  sur le monde, sur leur connaissance de la nature, leur façon d’appréhender les évènements actuels [...].&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il y a deux réponses face à ce type de requête. La première, concrète, pour permettre à cette personne de réaliser son désir d'échange, suggérerait d'abord une petite recherche sur internet, car nombre de communautés ont leur site, leur journal en ligne, etc. Et là, je devine une ombre de déception dans le regard de mon interlocutrice en quête de pensée sauvage, qui ne s'attendait pas forcément à échanger avec des cyber-citoyens, mais bien avec des Indiens, des vrais. On pourrait donc imaginer de diriger notre lectrice vers l'ethnologie, ou en tout cas vers une recherche un peu plus approfondie sur la situation des "indigènes" en Amérique latine puis, dans un deuxième temps, vers des voyages pourvus d'un but précis (ethnologique ou ONG-esque).&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais cette première réponse est, fondamentalement, inadéquate. Et d'abord, parce qu'elle ne serait que mensonge face à la réalité projetée dans cette question, celle des "Indiens épargnés par les Blancs" qui, n'en déplaisent aux primitivistes forcenés, n'existent pas, ou plus. La tribu brésilienne inconnue, préservée de tout contact avec le reste de l'humanité jusqu'en mai 2008, était en fait connue depuis 1910. Les Mapuches, seul peuple pré-colombien ayant résisté à l'invastion espagnole et obtenu, au XVIIe siècle, une reconnaissance de leur autonomie, ont été dans les faits réprimés tout au cours de leur histoire et le sont aujourd'hui plus encore que jamais. La communauté mapuche est aujourd'hui partagée entre trois attitudes:&lt;/p&gt;&lt;ol style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;La lutte pour la reconnaissance territoriale et l'autonomie culturelle, vastement réprimée par le gouvernement chilien.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'abandon progressif d'une identité ressentie davantage comme un poids que comme une richesse, ce second choix ayant pour conséquence l'effacement volontaire des traditions et la migration systématique vers les centres urbains.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une forme de "prostitution culturelle" qui consiste à vendre l'image mythique du Mapuche à des agences de voyage qui organisent ensuite des "tours en pays mapuche" pour des touristes convaincus qu'ils effectuent là un authentique échange culturel.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Dans le même genre, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;on peut mentionner un certain nombre de visites organisées des mines de Potosí (Bolivie) avec sacrifice de lama ou hommage à la déesse de la terre ou, le must actuel, les expériences chamaniques en Amazonie. On ne&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; peut d'ailleurs pas en vouloir aux "Indios" qui jouent ce jeu: ils ne font que répondre à notre stupide besoin d'exotisme et ce, pour quelques dollars de plus à la fin du mois, ce qui est toujours bon à prendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Essayons donc, pour le bien des communautés autochtones, d'oublier un peu le mythe de l'originel et de réfléchir en terme de métissage, d'une part, et d'héritage multiculturel, d'autre part.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Car il y a bien sûr un nombre important de p&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;euples, en Amérique latine, qui ont su conserver et cultiver une partie de l'héritage précolombien - jamais de manière "pure" et intouchée, mais par un habile processus d'assimilation de l'autre à soi, qui satisfaisait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;aussi bien les colons que les colonisés. (Et je vous renvoie ici aux magnifiques ouvrages de Serge Grusinski sur lequel vous trouverez d'&lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/05/sens-et-formes-du-mtissage-en-amrique.html" target="new"&gt;au&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/05/sens-et-formes-du-mtissage-en-amrique.html" target="new"&gt;tres informations dans ces pages&lt;/a&gt;.) Parmi ces milliers d'ethnies américaines, un certain nombre cultivent encore des modes de vie relativement opposés à ceux de nos civilisations occidentales, tant au niveau de la conception de la communauté que dans leur rapport à&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; la terre ou leur pratiques cultuelles, par exemple. Mais l'adverbe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;relativement&lt;/span&gt; s'impose. D'abord parce que les échanges entre ces peuples et les citoyens de centres urbains plus importants sont une réalité dont dépend bien souvent la survie des communautés "natives". Ensuite parce que les membres de ces d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ernières qui envisagent leur situation comme une fatalité sont au moins aussi nombreux que ceux qui revendiquent leur spécificité culturelle. Tout comme nous, ces "bons sauvages" que nous fantasmons en Europe depuis deux siècles font partie intégrante, à quelques exceptions près, d'une civilisation où tout échange, tout bien, tout statut, se monnaie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Or pour monnayer, il faut intégrer un système. Ce qui se traduit, sous le terme implicite d'ethnocide à vaste échelle, par diverses obligations comme: cultiver ce que le gouvernement / le propriétaire / le groupe armé du coin exige, payer les impôts relatifs à cette culture, et renoncer à toute&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; possession terrienne; quit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ter les territoires que les gouvernements / les propriétaires / les groupes armés du coin estiment leur appartenir pour l'établissement d'un projet x ou y (barrage, oléoduc, établissement d'une filiale d'un grand groupe textile ou d'une compagnie téléphonique européenne, etc.); abandonner sa langue, pour pouvoir communiquer avec ceux qui décideront - ou pas - de vous allouer un revenu; migrer, tenter d'étudier pour fuir le marasme économique des zones rurales, cultiver des activités tradit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ionnelles - marché, culture, artisanat - qui seront perçues, au mieux, comme un sympathique élément de folklore, au pire comme une culture du parasitisme. (Ecoutez les Chiliens de Santiago parler des "sales Indiens" péruviens qui tentent leur chance au Chili et vous verrez qu'il n'est de pire racisme que celui de l'Amérique latine elle-même envers ses communautés indigènes.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le combat des peuples américains pour leur su&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;rvie, aujourd'hui comme avant, passe également par une forme d'intégration, mais qui refuse le reniement de la culture. Pour être entendu, pour pouvoir progresser avec le monde &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et&lt;/span&gt; avec ses valeurs, rien ne sert l'isolement. C'est en créant leurs propres médias, en mettant sur place des structures politiques communautaires ou continentales (Conseil de Toutes les Terres) pour participer aux décisions qui les concerne&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;nt, voire accéder à des postes gouvernementaux importants, que les Indiens assurent leur existence réelle, concrète, et non pas mythique, au sein de l'Amérique latine. Des projets d'éducation comme l'enseignement bilingue espagnol/langue traditionnelle sont mis en place au Paraguay, dans le sud du Chili et dans toute la zone quechua, pour permettre aux jeunes d'acquérir la langue "universelle" sans sacrifier leur propre culture. Or aussi évidents qu'ils puissent paraître, ces programmes posent des problèmes culturels cruciaux: pour que la langue traditionnelle soit utile et puisse survivre dans ce monde, il faut lui faire intégrer des réalités (notamment toutes celles des nouveaux médias et de la technologie) qu'elle ne possède pas, puisqu'elle est construite sur une culture ancienne, relative aux pratiques de l'élevage et de l'agriculture. Il faut donc créer artificiellement des termes pour désigner des éléments qui lui sont parfaitement étrangers. La question étant de savoir si, ce faisant, on permet à une langue d'affronter l'avenir ou si on la maintient&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; en vie sous perfusion... Même type d'interrogation lorsque le gouvernement du Brésil annonce la mise à disposition du réseau internet pour certaines communautés vivant dans des régions très reculées d'Amazonie: applaudir le projet, c'est d'une certaine manière accepter que les cultures indigènes abandonnent leur spécificité pour se noyer progressivement dans les futilités de la mondialisation; critiquer l'idée, c'est refuser que tout citoyen du monde puisse, au XXIe siècle, accéder aux nouvelles sources d'i&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;nformation et de connaissance, empêcher certains peuples d'êtres connus et entendus - que feraient les Mapuche, aujourd'hui, sans internet??!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Tout cela, qui pourtant n'est qu'un survol très grossier et simplifié de "la réalité indienne" en Amérique du Sud, nous rappelle l'infinie complexité du problème, impossible à réduire sous quelques clichés muséaux - heureusement! Chaque rencontre, chaque "échange", chaque projet d'intégration ou de résistance mérite qu'o&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;n s'y attarde en posant le problème du point de vue des individus qui vivent les situations en question. Et peut-être le maître-mot du problème est-il dans ce beau concept, utopique et idéal sans doute, qui apparaît en même temps que le mythe rousseauiste du bon sauvage: l'autodétermination. Du moment qu'un homme ou qu'une communauté choisit, choisit vraiment sa manière de vivre sa culture, que ce soit pour la mettre en valeur ou pour l'abandonner, personne ne devrait être en droit de contester ce choix. Encore faut-il savoir ou commence et ou finit le libre choix d'un homme sur un continent qui écrit sur tous les modes, depuis cinq siècles, l'histoire de l'oppressi&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;on...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/ST7aOlFWlsI/AAAAAAAABCk/0ZnTy2pwAcQ/s1600-h/uyuni.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 289px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/ST7aOlFWlsI/AAAAAAAABCk/0ZnTy2pwAcQ/s400/uyuni.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277895757332387522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Une femme aymara sur une place d'Uyuni, Bolivie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire sur le sujet:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Jo Brant, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ces Indiens qui veulent vivre. Guaranis du Paraguay, Aymaras et Mapuches du Chili&lt;/span&gt;, éd. La Pensée Sauvage, 1992.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Alain Devalpo, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au pays des Mapuches&lt;/span&gt;, éd. Cartouche, 2007.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Jean-Paul Duviols, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dictionnaire culturel. Amérique latine&lt;/span&gt;, éd. Ellipses, 2007.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Serge Gruzinski, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La pensée métisse&lt;/span&gt;, éd. Fayard, 1999.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Serge Gruzinski, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La guerre des images, de Christophe Colomb à "Blade Runner" (1492-2019&lt;/span&gt;, éd. Fayard, 1990.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Tzvetan Todorov, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La conquête de l'Amérique. La question de l'Autre&lt;/span&gt;, éd. du Seuil, 1982.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Nathan Wachtel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vision des vaincus&lt;/span&gt;, éd. folio "histoire", 1971.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=4231573456948404288"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-4231573456948404288?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/4231573456948404288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=4231573456948404288' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4231573456948404288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4231573456948404288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/12/mythiques-indiens.html' title='Mythiques indiens...'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/ST7aOlFWlsI/AAAAAAAABCk/0ZnTy2pwAcQ/s72-c/uyuni.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5769155281635480518</id><published>2008-11-26T21:06:00.005+01:00</published><updated>2008-11-26T22:38:29.304+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Argentine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Fernando E. Solanas: El Sur - Le Sud</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[La vidéo liée à ce message ne peut être visionnée que sur le site &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/fernando-e-solanas-el-sur-le-sud.html"&gt;8 Méridiens ∞ Parallèles 8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Buenos Aires, 1983. Derniers jours de la dictature. Floreal sort de prison et se dirige, sans détour, vers le domicile où l'attend sa femme. Mais pour franchir la porte qui le sépare de ces retrouvailles et de la vie, il lui faudra une nuit. Une nuit d'errances, de souvenirs et de fantasmes, d'entrelacs, pour régler ses comptes avec un passé qu'il n'a vécu que par bribes, de loin, de dehors. Une nuit pour revenir au monde, pour revenir à l'amour, pour revenir au sud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Floreal chemine, dans son quartier et dans ses rêves, guidé par un vieil ami décédé, revenu tout exprès lui expliquer comment perdre ses illusions.  Durant les quelques heures qui le séparent de l'aube et de la réalité, il aura à affronter les ombres des disparus, des traîtres, des indifférents, de ses parents, de vieux généraux séditieux, de ses maîtresses d'un jour ou d'une heure; à renoncer définitivement à "la table des rêves", où son père et quelques autres projetaient un monde meilleur avant que tout ne bascule; à rechercher &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ce qui n'est plus, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ceux qui manquent, pour les étreindre une dernière fois et s'en absenter définitivement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le temps dans lequel bascule  soudain Floreal au moment de sa libération est celui de la reconstruction: comment reconstruire un homme? Un pays? Telles sont peut-être les questions que nous pose &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur&lt;/span&gt; en nous promenant dans la nuit brumeuse d'une Buenos Aires défaite, déserte, jonchée des papiers déchirés et des banderoles déprimées qui viennent certes de chasser les tyrans, mais qui, pour l'homme en quête de soi, ne &lt;span style="font-style: italic;"&gt;disent&lt;/span&gt; rien. Ces mots écrits, slogans répétitifs et presque absurdes tant ils sont anonymes, appartiennent eux aussi au passé  proche que Floreal n'a pas vécu, sur lequel il n'a aucune prise. Et le vent les chasse. Ce qui compte, ce qui reste, c'est le mot-son, parce qu'il (re)crée celui qui le profère et celui qui l'entend. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur&lt;/span&gt; est un univers silencieux où chaque parole articulée est une réflexion sur la vie, sur la possibilité d'être au-delà des blessures et des trahisons, au-delà même de la mort. Tout ce qui parle, ici, permet de tisser un lien entre l'oubli et la mémoire − de revenir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Dès lors, parler de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur&lt;/span&gt;, c'est se confronter à l'incertain, à l'obscurité, à la brume, à un temps hors du temps qui semble ne jamais devoir finir: une forme de surréalisme qu'un certain cinéma argentin privilégie encore pour nous rappeler la vanité de vouloir à tout prix donner un sens à l'existence. Peut-être ferait-on mieux, finalement, de s'en remettre aux quelques phrases qui traversent la nuit de Solanas, aux quelques échos de tango qui préservent, pour un temps, le sentiment d'une éternité sans cesse à réécrire, à la poésie de toutes ces choses qui s'absentent &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;− &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;et qui restent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="400" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/4nXxSabTXo4&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/4nXxSabTXo4&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5769155281635480518"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5769155281635480518"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5769155281635480518?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5769155281635480518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5769155281635480518' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5769155281635480518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5769155281635480518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/fernando-e-solanas-el-sur-le-sud.html' title='Fernando E. Solanas: El Sur - Le Sud'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-8123805729115831890</id><published>2008-11-19T15:53:00.007+01:00</published><updated>2008-11-26T22:44:15.452+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reprise d&apos;article'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><title type='text'>Le paradoxe colombien (traduction d'article)</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Voici un article paru dans l'édition colombienne du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Monde diplomatique&lt;/span&gt; de novembre 2008. L'auteur, Carlos Fajardo, montre comment, à travers la lecture de quelques textes littéraires, on peut dresser le tableau assez sombre d'un pays qui, depuis la fin du XIXe siècle, n'aurait fondamentalement pas évolué par manque de projet culturel clair. J'ai apporté en le traduisant quelques petites modifications à l'article, dans la mesure où certaines redondances de l'espagnol s'adaptent mal au français. Vous pouvez lire l'original en espagnol &lt;a href="http://www.eldiplo.info/mostrar_articulo.php?id=802&amp;amp;numero=72" target="new"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LA COLOMBIE, CETTE "CONTRADICTION INSOLUBLE"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Colombie serait-elle par hasard, aujourd'hui,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;une contradiction insoluble?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jorge Gaitán Durán&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;"Pauvre pays, pays de misère, pays du diable, pays négroïde, indien, espagnol, sans but et même sans conscience! Pauvre pays que se partagent le Curé, le Lauréat et le Diable!" C'est ce qu'écrivait vers 1928, dans un ouvrage intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage à pied&lt;/span&gt;, Fernando González, le philosophe d'Otraparte (1), qui dressait le portrait d'une Colombie sous le joug des conservateurs, de l'idéologie hispano-catholique, moraliste et traditionnelle. Pays de grammairiens et de juristes, d'intellectuels avocaillons, défenseurs de la race, de la religion et de la langue; pays de censeurs, comme enfermé dans une capsule de passé, ignorant les bruits et les sons de la modernité à ses frontières. "Le Diable, le Curé, le Lauréat, l'Entraîneur,le Berger et le Mendiant. Voici notre pays", insiste González. Un pays démodé dominé par une mentalité d'ouvrier agricole et de majordome, de propriétaire terrien et de serf.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le paradoxe de cette représentation est que, entre les hommes d'église sectaires et les maudits hérétiques, le pays de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle ressemble assez à celui qui s'est mis en place d'un point de vue politique et culturel en cette première décade du XXIe siècle; c'est-à-dire que se sont perpétués le terrible centralisme culturel et politique, les éternelles discriminations, la burocratie et l'opportunisme, le traditionnalisme, les arnaques étatiques, le culte du propriétaire terrien, l'admiration pour l'image d'un père fort et protecteur, la construction d'une nation hyper-classifiée et intolérante, au cynisme amoral.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;En plus d'un siècle, au lieu de s'unifier grâce à un système de symboles adaptés à une vision moderne de la nation, la Colombie s'est fragmentée et fissurée jusqu'à défaire toute possibilité d'organisation participative et démocratique. La régression du pays est évidente: les imaginaires attardés d'une politique corrompue sont aujourd'hui aussi agressifs qu'il y a 60 ans. Les mêmes méthodes paranoïaques de censure médiatique à toute forme d'opposition au pouvoir en place; la même presse patriarcale et asservie au gouvernement, l'exclusion de toute indépendance informative. Il n'y a ici aucun espace pour la dissidence, aucun contexte propice à la controverse, exactement comme c'était le cas à l'époque de la Régénération hispano-catholique de 1880, pendant la République Conservatrice, aux époques de la Violence et du Front National.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La Colombie dans laquelle nous vivons, dominée par une iconographie d'exploitants de cafés et de cow-boys, de propriétaires et de narcotraficants, est une Colombie qui sanctifie la figure du guerrier patriarche, gaillard, audacieux, pragmatique, "à la poigne de fer et au coeur tendre"; qui promeut une culture basée sur l'itiotie médiatique, le ridicule et le spectacle de la mort, mais ignore la culture vivante, populaire, ses artistes les plus importants, ses écrivains et ses intellectuels, et déprécie l'importance d'une éducation basée sur une pédagogie critique et créative. Sous le poids de cette Colombie anti-moderne, qui rend un hommage presque fétichiste à son chef de gouvernement, l'idée de promouvoir des formes inclusives et participatives de démocratie se transforme en cauchemar. Régression des régressions. On a déclaré la guerre à tout projet de pensée innovateur, on chasse des postes importants de l'état comme du secteur privé les artistes, les personnes capables de communiquer et les intellectuels susceptibles de contredire; on met en place, au niveau du gouvernement comme du quotidien national, un rejet systématique de toute manifestation de non-conformisme. On dit ainsi non aux penseurs, oui aux collaborateurs; non à la liberté de penser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Ces manifestations d'autorité étaient déjà dénoncées par le poète Jorge Gaitán, qui le 14 septembre 1958 lançait cette hypothèse: "Le citoyen des classes élevées est le chef d'orchestre, qui sert à tout. Le détestable édifice de la simulation colombienne. Commérages, plaisanteries et alcool, sports nationaux" (2). Il y a 50 ans, pour Gaitán, on ne voyait dans le pays que des "hommes sans projet". Mythomanes, simulateurs, "à l'imaginaire gris et maladif". Le poète se plaignait d'un manque de perspective historique. Cinquante ans plus tard, comme conséquence de la présence prolongée au pouvoir de la "Régénération Conservatrice", nous avons adopté le mensonge, l'arnaque, le cynisme et le tir à la cible comme sports nationaux. Ce sont quelques-uns de nos imaginaires actuels. Et ceci est la vulgarisation de notre culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le mensonge, l'arnaque, le cynisme et le tir se sont progressivement imposés dans un pays qui a systématiquement cultivé des obstacles à l'accomplissement de la démocratie moderne et a empêché la mise en place d'un véritable Etat de Droit participatif. On a refusé tout système délivré de la paranoïa envers la différence, où l'opposant et le dissident auraient pu vivre sans danger. Lorsqu'au XIXe siècle, on ferma la porte aux projets d'émancipation, de rénovation et de prise en compte des minorités, une bonne partie de la population se trouva laissée pour compte. Ce n'est que dans la recherche d'autres opportunités - pour la plupart illégales - que cette majorité put se faire entendre. C'est alors que le mensonge, la simulation, le cynisme et l'assassinat se sont hissés sur le podium de notre histoire. Le naufrage culturel suivit. A présent, entre le sectarisme guerrier - de gauche comme de droite -, entre la légitimité du voleur et du malin, sous la pression de l'autoritarisme suprême de l'Exécutif, submergés par un langage militariste, policier et guerrier, victimes de la peur face à toute manifestation de libre pensée, et face aux restes de nos cadavres mutilés, nous n'avons pu dépasser l'intolérance, le cléricalisme, le fanatisme et le présidentialisme. Echec des échecs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Ainsi, pour revenir à Jorge Gaitán Durán, la moitié de la culture a été transformée en un acte subversif et l'autre moitié en banalité (ou péché). "Ont ainsi disparu les précaires moyens culturels que nous détenions pour que les élites, politiques, économiques et intellectuelles, pussent avoir quelque influence sur le pays. La Colombie est aujourd'hui quelque chose d'impénétrable" (3). Toujours en 1958!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Sans un projet national dénué d'exclusion et de militarisme, un projet qui propose de dépasser la culture du mensonge, de la vulgarité, de la mafia et la mentalité de la facilité qui règne dans ce pays, sans ce projet idéal, nous ne dépasserons jamais cette mégalomanie nationale qui, selon García Marquez, "est la forme la plus stérile de conformisme qui nous fait dormir sur un matelas de lauriers que nous nous chargeons d'inventer" (4). Structurons un projet pour ne plus vivre sur les tromperies de l'état, les miracles économiques, politiques et sportifs; pour ne plus continuer à mourir de frustration historique et générationnelle. Un projet à travers lequel nous pourrions tourner le dos au pays présidentialiste qui, comme à l'époque de Fernando González, a peur du diable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(1) Otraparte, "ailleurs", est le nom qu'avait donné Jorge Gairán Durán à sa propriété.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(2) Jorge Gaitán Durán, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La revolución invisible. Apuntes sobre la crisis y el desarollo de Colombia&lt;/span&gt;, Bogotá: Ariel, 1999, p. 134.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(3) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ibid.&lt;/span&gt;, p. 46.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(4) Gabriel García Marquez, "La literatura colombiana: un fraude a la nación".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=8123805729115831890"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=8123805729115831890"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-8123805729115831890?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/8123805729115831890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=8123805729115831890' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/8123805729115831890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/8123805729115831890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/le-paradoxe-colombien-traduction.html' title='Le paradoxe colombien (traduction d&apos;article)'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-380935013283991296</id><published>2008-11-14T17:00:00.004+01:00</published><updated>2008-11-14T17:15:38.538+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reprise d&apos;article'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hémisphère nord'/><title type='text'>L'Amérique latine face à Obama</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;Voici un article sur la perception de la victoire d'Obama en Amérique latine, paru dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt; d'aujourd'hui, vendredi 14 novembre, p. 11.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;LA ROSE-ROUGE AMÉRIQUE LATINE ATTEND BARACK OBAMA AU PROCHAIN TOURNANT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Influence - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le démocrae renouera-t-il dans le sous-continent les liens détruits par George Bush? Obama aura à trancher sur Cuba, Guantanamo et l'immigration.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;P&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;IERRE ROTTET&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Une chose est sûre: le «Yankee» Obama, qui n'y a jamais mis les pieds, devra reconstruire les liens avec l'Amérique latine. Hormis en Colombie, l'administration Bush les a passablement détériorés. La crédibilité de Washington est désormais nulle et sa sphère d'influence s'est réduite comme peau de chagrin. Sa politique n'a fait que susciter depuis des années des leaders anti-américains.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Certains ont de l'humour, comme Evo Morales: «Je ne sais pas ce qui se passe dans le monde: en Bolivie, un Indien est président. Et maintenant, aux Etats-Unis, un Noir.» Le Bolivien n'est pas le seul à comparer l'élection d'Obama à celles de figures représentatives des minorités ou des secteurs émergents d'Amérique latine, terre d'immigration et mosaïque de races.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Le sous-contient latino-américains est sans doute moins surpris que l'Europe par «la révolution» du peuple américain plaçant un Noir à sa tête, 40 ans près l'assassinat de Martin Luther King. Après l'échec des guérillas, l'Amérique latine voit ici s'accomplir par la démocratie une part des changements que ces mouvements voulaient réaliser par les armes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Avec l'arrivée de l'Indien Morales, du Noir Obama et la colorisation en rouge du sous-continent, l'Amérique latine pourrait bien opérer un changement de cap, après des années radicalement néolibérales, vers une intégration plus poussée des minorités.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;De la misère du monde&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les dirigeants latino-américains ont exprimé des attentes modestes. Mais tous, à l'exception du Pérou de Garcia et de la Colombie d'Uribe, espèrent l'abandon par Obama de l'unilatéralisme de l'administration Bush et de l'embargo à l'encontre de Cuba, ainsi que la disparition du camp de Guantanamo. Dans ses discours, Obama s'est dit prêt à lever certaines restrictions visant Cuba (interdiction de l'envoi d'argent, de se rendre dans l'île pour les Cubains résidant aux USA). En campagne, il s'était dit prêt à dialoguer avec Raul Castro, frère de Fidel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Mais aussi avec le président du Venezuela. «Je veux voir le Nègre», a d'ailleurs lancé Hugo Chavez. Qui estime que «l'élection historique d'un descendant africain à la tête du pays le plus puissant du monde est le symptôme du changement d'ère qui est né en Amérique du Sud et pourrait avoir frappé aux portes des ÉtatsUnis... Je voudrais parler avec Obama de la misère dans le monde». Même souhait du Bolivien Evo Morales, qui veut améliorer les relations bilatérales, après l'expulsion il y a peu de l'ambassadeur US, accusé d'ingérence et de conspiration avec l'opposition.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La politique américaine d'immigration est un autre tournant où Obama est attendu. La priorité devrait être d'obtenir d'abord la suspension des mesures draconiennes visant les immigrants illégaux, puis l'adoption d'une réforme radicale sur l'immigration par le Congrès US. Le «mur de la honte» construit entre les Etats-Unis et le Mexique ne devrait pas y survivre. Le président mexicain Felipe Calderon a d'ailleurs immédiatement invité Obama à visiter son pays...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le gouvernement du président colombien Uribe est sans doute le moins rassuré par l'élection d'Obama. Il redoute de voir fondre l'aide US à son armée, tout en espérant voir se poursuivre le programme de lutte contre les narcotrafiquants et la guérilla. La Colombie redoute aussi de voir la majorité démocrate traîner encore plus les pieds pour ratifier le traité de libre commerce (TLC). Un traité fort mal accueilli en Amérique latine, et qui pourrait passer à la trappe, Obama ayant déjà déclaré son opposition. Ses arguments: la faillite de la politique colombienne des droits de l'homme et la violence visant les leaders syndicaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Beaucoup d'espoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Pour la présidente argentine Cristina Kirchner, avec la victoire d'Obama, «c'est un cycle inédit qui commence: la grande victoire d'une des épopées les plus passionnantes de l'histoire, la lutte contre la discrimination et pour l'égalité des chances».&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Et s'adressant au nouvel élu: «Toutes les minorités du monde attendent avec beaucoup d'espoir que vous marchiez à leurs côtés, tel que le monde le fit avec Martin Luther King.» Selon le président du parlement de transition de l'Équateur, Fernando Cordero, «Bush n'a pas fait preuve d'assez de volonté politique pour saisir les diversités du monde. Le nouveau président semble une personne beaucoup plus encline à comprendre ce que toute l'humanité vit actuellement.»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Quant à la presse sud-américaine, elle n'a pas usé du ton triomphal des journaux européens après la victoire d'Obama. Titres discrets et peu de photos. Plusieurs raisons à cela: il y a d'abord la méfiance d'une presse proche de pouvoirs réservés voire hostiles à l'égard de Washington; puis la déception d'une presse en main de puissants milieux économiques, plus proches du candidat McCain. A Cuba, la discrétion est aussi de mise. La presse officielle, sans illusion, rappelle que le pays maintient des relations commerciales avec 176 pays. Histoire de dédramatiser l'éventuel refus de la nouvelle administration US de lever l'embargo.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=380935013283991296"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-380935013283991296?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/380935013283991296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=380935013283991296' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/380935013283991296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/380935013283991296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/lamrique-latine-face-obama.html' title='L&apos;Amérique latine face à Obama'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-2099833814121269490</id><published>2008-11-09T15:47:00.006+01:00</published><updated>2008-11-09T16:07:21.585+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Uruguay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hémisphère nord'/><title type='text'>Barack Obama, par Eduardo Galeano</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le 6 novembre passé, Eduardo Galeano, journaliste, romancier et essayiste uruguayen, publiait cet article intitulé &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Espérons"&lt;/span&gt; dans le quotidien &lt;a href="http://www.pagina12.com.ar/diario/contratapa/13-114566-2008-11-06.html" target="new"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pagina 12&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Obama prouvera-t-il, en gouvernant, que ses menaces guerrières contre l'Iran et le Pakistan n'étaient que des mots, prononcés pour séduire quelques oreilles difficiles pendant la campagne électorale? Espérons. Et espérons qu'il ne cède pas un instant à la tentation de répéter les exploits de George W. Bush. Somme toute, Obama a eu la dignité de voter contre la guerre en Irak, alors que les partis démocrate et républicain ovationnaient l'annonce de cette boucherie.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pendant sa campagne, le mot le plus souvent prononcé par Obama dans ses discours a été "leadership". Pendant son gouvernement, continuera-t-il de penser que son pays a été choisi pour sauver le monde, idée malsaine qu'il partage avec la quasi totalité de ses collègues? Continuera-t-il d'insister sur le premier rôle des Etats-Unis dans le monde et sur sa mission messianique de commandement?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Espérons que la crise actuelle, qui secoue les bases de l'impérialisme, serve au moins à faire prendre un bain de réalisme et d'humilité à ce gouvernement qui commence.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Obama acceptera-t-il que le racisme soit chose normale lorsqu'il s'exerce contre les pays que sa nation envahit? Ne s'agit-il pas de racisme, lorsqu'on compte un à un les envahisseurs tombés en Irak et ignore par ailleurs les milliers de morts parmi la population envahie? Ce monde, où il existe des citoyens - et des morts - de première, deuxième et troisième catégorie, n'est-il pas raciste? La victoire d'Obama a été universellement célébrée comme une bataille gagnée contre le racisme. Espérons qu'il assume, en gouvernant, cette belle responsabilité.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le gouvernement d'Obama confirmera-t-il, une fois de plus, que le Parti Démocrate et le Parti Républicain sont deux noms différents pour un seul et même parti? Espérons que la volonté de changement que ces élections ont consacrée soit davantage qu'une promesse et davantage qu'un espoir. Espérons que le nouveau gouvernement ait le courage de rompre avec cette tradition de parti unique, déguisé en deux groupes qui, à l'heure de vérité, font plus ou moins la même chose tout en simulant de s'opposer l'un à l'autre.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Obama tiendra-t-il sa promesse de fermer la sinistre prison de Guantánamo? Espérons, et espérons que cesse l'injuste embargo contre Cuba.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Obama continuera-t-il de penser qu'il est normal qu'un mur empêche les Mexicains de traverser la frontière, tandis que l'argent la franchit sans que personne ne lui demande de passeport? Pendant sa campagne, Obama n'a jamais abordé de front le thème de l'immigration. Espérons qu'à partir de maintenant, puisqu'il n'y a plus de risque de perdre des votes, Obama puisse et veuille mettre fin au scandale de ce mur, bien plus long et honteux que le mur de Berlin, et à celui de tous les murs qui violent le droit à la libre circulation des personnes.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Obama, qui a salué avec tant d'enthousiasme le joli cadeau de 750'000 millions de dollars aux banquiers, gouvernera-t-il, comme c'est maintenant la coutume, pour nationaliser les pertes et privatiser les gains? Je crains que oui, mais espérons que non.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Obama signera-t-il et respectera-t-il le protocole de Kyoto, ou continuera-t-il d'octroyer le privilège de l'impunité à la nation la plus polluante de la planète? Gouvernera-t-il pour les automobiles ou pour les personnes? Pourra-t-il changer le rythme assassin d'un mode de vie où quelques-uns choisissent le destin de tous? Je crains que non, mais espérons que oui.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Obama, premier président noir de l'histoire des Etats-Unis, incarnera-t-il le rêve de Martin Luther King ou le cauchemar de Condoleezza Rice?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cette maison blanche, qui est maintenant sa maison, fut bâtie par des esclaves noirs. Espérons qu'il ne l'oublie pas, qu'il ne l'oublie jamais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Ma traduction)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=2099833814121269490"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-2099833814121269490?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/2099833814121269490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=2099833814121269490' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2099833814121269490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2099833814121269490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/barack-obama-par-eduardo-galeano.html' title='Barack Obama, par Eduardo Galeano'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-3719686215047864869</id><published>2008-11-05T07:41:00.006+01:00</published><updated>2008-11-05T08:54:02.261+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hémisphère nord'/><title type='text'>Obama et le nouveau rêve américain</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Obama élu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Symboliquement, la nouvelle a quelque chose de fort, de réjouissant, de soulageant peut-être, pour tous ceux qui ne croyaient pas, ou plus, aux promesses des sondages. Un visage radicalement différent, une autre manière de concevoir le rôle des Etats-Unis dans le monde, une jolie gifle aux racistes de tout poil (ce qui est toujours bon à prendre!) et l'espoir, peut-être, que la bêtise ne soit plus seule maîtresse à bord du grand navire états-unien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Concrètement, c'est une autre histoire. Barak Obama récupère une nation submergée par sa crise. La première urgence des Etats-Unis, aujourd'hui, en 2009, et vraisemblablement pour les prochaines années, c'est de trouver une solution pour redresser les finances nationales, relancer la consommation, regagner la confiance de l'opinion internationale sur le plan des investissements - sans parler de l'image. Les optimistes parleront d'un nouveau modèle à construire. Mais ne rêvons pas: on ne révolutionne pas les mentalités en quelques mois (1).  Le capitalisme à l'américaine ne date pas d'hier, il est né à la fin du XVIIIe siècle et il est peu probable qu'il meurt au XXIe... Il s'agira vraisemblablement de trouver quelques solutions rapides et très terre-à-terre pour redonner un peu d'éclat aux chiffres de Wall Street, de colmater les brèches puis, lentement et toujours dans une perspective optimiste, de réfléchir aux manières d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise  - le tout sans déchaîner trop de passions, trop de foudres, trop d'oppositions impossibles à gérer dans le système des deux chambres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Et ailleurs, dans le monde?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Face à ces priorités internes, la politique extérieure aura-t-elle une place? L'Irak a cessé d'exister, dans nos médias et dans les discours, sinon comme simple formule rhétorique, depuis le début des chutes financières en septembre. L'Irak qui a coûté bien plus cher aux Etats-Unis que la crise. L'Irak où une bonne partie des soldats américains engagés sont convaincus d'accomplir une mission humanitaire indispensable, suivis en cela par un pourcentage non négligeable de l'opinion publique pour qui plusieurs attentats quotidiens visant en priorité un peuple dont ils ignorent tout vaut mieux que l'humiliation d'un 11 septembre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Et l'Amérique latine? Qu'a-t-elle à attendre d'Obama? Beaucoup, si l'on en croit le début du discours qu'avait tenu ce dernier le 23 mai 2008, sur "la rénovation du ledarship des Etats-Unis au sein des Amériques" (2). "Respect mutuel", "collaboration", "autodétermination" furent les maître-mots de cette représentation progressiste d'une Amérique unie par une véritable alliance intracontinentale, qui traiterait les problèmes "de bas en haut", et dont le principe serait: "ce qui est bon pour les peuples des Amériques est bon pour les Etats-Unis". Il n'y pas de doute à émettre sur la bonne foi d'Obama dans ce discours. Mais deux problèmes se posent, malgré tout: d'abord, le fait que  ce projet d'alliance avec l'Amérique latine concernait en priorité trois pays jugés "plus sûrs" que les autres: le Mexique, la Colombie, et le Brésil. Autrement dit le voisin problématique, le puits sans fond de richesses naturelles, allié éternel des Etats-Unis, et le monstre de l'économie latino-américaine. Là encore, il ne s'agit pas d'hypocrisie de la part d'Obama, mais de réalisme politique. Imaginer les Etats-Unis d'aujourd'hui, même guidés par un président relativement à gauche, tendre la main aux pays qui, depuis une dizaine d'année, tentent d'affirmer leur indépendance, leur droit à l'autodétermination et à la gestion de leurs richesses naturelles, à travers des choix politiques qui ne sont pas même concevables par une grande majorité de la classe politique et de l'électorat  états-uniens, c'est de l'utopie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le grand espoir de "l'ère Obama", en parlant d'Amérique latine, subsiste pourtant dans le premier mot-clé prononcé le 23 mai 2008 par le candidat à la présidentielle: le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;respect&lt;/span&gt;. Avec Obama, on peut tenter d'imaginer un monde où sans être d'accord, sans partager les vues des autres nations, en condamnant même certains de leurs choix sur le plan idéologique, les Etats-Unis soient capables de ne pas sanctionner, de ne pas intervenir, de rester à leur place de nation, puissante sans doute, mais dont les prérogatives ne dépassent pas celles des autres. Un monde où de simples mots valent mieux que des mesures de rétorsion, par l'argent ou par les armes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Rêvons donc modestement, ce 5 novembre 2008, en attendant que l'Amérique latine se réveille et nous dise ce qu'elle pense de tout ça, un monde où le fameux "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" soit un tout petit peu plus respecté. Simple rêve, sans doute, mais qui mérite qu'on s'y arrête, et qui vaut bien toutes les promesses de Grand Changement!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(1) Voir à ce propos l'&lt;a href="http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&amp;amp;file=article&amp;amp;sid=440745" target="new"&gt;édito&lt;/a&gt; de Benito Perez dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt; du lundi 3 novembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(2) Voir à ce propos l'article de Tom Barry du 25 août 2008: "Obama, Latin America and FDR", publié &lt;a href="http://americas.irc-online.org/am/5493" target="new"&gt;en anglais&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.ircamericas.org/esp/5524" target="new"&gt;en espagnol&lt;/a&gt; sur le site &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Americas Policy Program.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=3719686215047864869"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-3719686215047864869?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/3719686215047864869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=3719686215047864869' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/3719686215047864869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/3719686215047864869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/obama-et-le-nouveau-rve-amricain.html' title='Obama et le nouveau rêve américain'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5937387502516445384</id><published>2008-11-02T18:32:00.006+01:00</published><updated>2010-02-28T13:57:24.686+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Le voyage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;[Pour écouter la piste son associée à ce message, rendez-vous sur le site &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size: 78%;"&gt;&lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/le-voyage.html"&gt;8 Méridiens ∞ Parallèles 8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-style: italic; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-size: 85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia; font-size: 85%;"&gt;Pour Michèle&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Voir et revoir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El viaje&lt;/span&gt; de Fernando Solanas, c'est tout ce que l'on peut conseiller à ceux qui, un jour, ont rêvé l'Amérique latine, l'ont découverte, avec ses bizarreries, ses incohérences, ses possibles et ses impensables, et ont compris que leurs rêves, leurs projections, auraient toujours à se confronter à une réalité souvent en marge de toute description, de toute explication, de toute parole.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Voyage initiatique d'Ushuaïa au Mexique, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El viaje&lt;/span&gt; est une quête à travers un continent blessé, la recherche d'un père qui conduira Martín Nunca (Martin Jamais) à comprendre que c'est toujours soi qu'on cherche, d'abord, lorsqu'on prend la route.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Paru en 1992, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El viaje&lt;/span&gt; est aussi une lecture métaphorique des différents problèmes qui submergent l'Amérique latine (dette extérieure, soumission aux États-Unis, corruption, etc.), une représentation militante des combats des peuples contre la soumission choisie par leurs gouvernements. Une Argentine inondée en permanence, une terre de feu où l'on vit plus ou moins penché en fonction de la valeur en bourse des investissements étrangers, un Pérou silloné par un "camion de la dette" qui demande un tribut à chaque paysan, où on achète le sel au dé à coudre et les allumettes à l'unité, un Brésil où chaque citoyen vit avec une espèce de camisole de force pour marquer sa participation au redressement de l'économie, et une panoplie de personnages improbables: Alguien (= quelqu'un) le batelier qui permet à Martín de traverser l'Argentine immergée; Americo Inconcluso (= Inachevé), le conducteur de poids lourd presque aveugle, fils d'esclaves cubains et colombiens; le grand-père de martin, Nunca premier du nom, qui bien que décédé, remonte l'inondation argentine dans son cercueil; son épouse, qui préfère vivre dans un mètre d'eau en permanence plutôt qu'abandonner les anciennes luttes; ou encore le "faiseur de bruit" infatigable, qui joue du gong jour et nuit pour rappeler aux autorités l'existence du peuple... Solanas a choisi la voie du surréalisme pour représenter un continent qui, à bien y réfléchir, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;est&lt;/span&gt; surréaliste par bien des aspects.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;Ce film, je vous l'offre aujourd'hui à travers sa bande son, en pensant tout particulièrement à &lt;a href="http://ecri-vaine.blogspot.com/" target="new"&gt;Michèle&lt;/a&gt; qui part demain au Pérou, enfin, après avoir tant rêvé ce voyage!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object data="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/viaje.mp3&amp;amp;autostart=0&amp;amp;autoreplay=1&amp;amp;showtime=1&amp;amp;volume=50" height="20" type="application/x-shockwave-flash" width="240"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/viaje.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;El Viaje &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;(Astor Piazzolla, int. Liliana Herrero)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;voy hacia mi viaje, voy&lt;br /&gt;y soñando partiré&lt;br /&gt;sé que ya no sé quien soy&lt;br /&gt;y no sé ni adonde voy&lt;br /&gt;sé que un viaje es descubrir&lt;br /&gt;que no hay viaje sin sufrir&lt;br /&gt;sé que busco mi verdad&lt;br /&gt;y que un viaje es soledad&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;soy como una bicicleta&lt;br /&gt;rueda, rueda mi historieta&lt;br /&gt;sé que al fin voy a llegar&lt;br /&gt;siempre, siempre regresar&lt;br /&gt;soy todo lo que viví&lt;br /&gt;más las dudas sobre mí&lt;br /&gt;sé que siempre seré igual&lt;br /&gt;si hay resquesta al final&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;voy hacia mi viaje, voy&lt;br /&gt;y soñando partiré&lt;br /&gt;sé que ya no sé quien soy&lt;br /&gt;y no sé ni adonde voy&lt;br /&gt;sé que un viaje es descubrir&lt;br /&gt;que vivir es elegir&lt;br /&gt;sé que busco mi verdad&lt;br /&gt;y que un viaje es soledad&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 85%;"&gt;Je vais, je vais vers mon voyage&lt;br /&gt;et je partirai en rêvant&lt;br /&gt;je sais que je ne sais déjà plus qui je suis&lt;br /&gt;et je ne sais même pas où je vais&lt;br /&gt;je sais qu'un voyage, c'est découvrir&lt;br /&gt;qu'il n'y a pas de voyage sans souffrir&lt;br /&gt;je sais que je cherche ma vérité&lt;br /&gt;et qu'un voyage, c'est la solitude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis comme une bicyclette&lt;br /&gt;roule, roule ma petite histoire&lt;br /&gt;je sais qu'à la fin j'arriverai&lt;br /&gt;toujours, toujours revenir&lt;br /&gt;je suis tout ce que j'ai vécu&lt;br /&gt;avec, en plus, mes doutes&lt;br /&gt;que sais que je serai toujours le même&lt;br /&gt;s'il y une réponse à la fin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais, je vais vers mon voyage&lt;br /&gt;et je partirai en rêvant&lt;br /&gt;je sais que je ne sais déjà plus qui je suis&lt;br /&gt;et je ne sais même pas où je vais&lt;br /&gt;je sais qu'un voyage, c'est découvrir&lt;br /&gt;que vivre, c'est choisir&lt;br /&gt;je sais que je cherche ma vérité&lt;br /&gt;et qu'un voyage, c'est la solitude.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="color: #ffffcc;"&gt;(Ma traduction)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="color: #f2984c; font-size: 85%;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5937387502516445384"&gt;&lt;span style="color: #ffffcc; font-size: 78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5937387502516445384?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5937387502516445384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5937387502516445384' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5937387502516445384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5937387502516445384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/11/le-voyage.html' title='Le voyage'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-4698025452578030445</id><published>2008-10-30T08:28:00.005+01:00</published><updated>2008-10-30T09:06:39.742+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Peuples indigènes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>La longue marche</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;1'500 assassinats, 55'000 déplacés, 400'000 sans terre, 18 peuples en voie d'extinction: c'est le lourd bilan que tire, pour l'instant, la vaste communauté indigène de Colombie des six ans de gouvernement Uribe. Un franc succès, en fait, pour un pouvoir qui cache à peine sa volonté de procéder à un véritable "nettoyage ethnique" en Colombie, l'un des pays les plus métissés d'Amérique latine, avec ses 80 populations différentes. (Voir à ce propos un &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/08/phnomnes-dacculturation-et-perscution.html" target="new"&gt;précédent article de ce blog.&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Vient le moment, toutefois, où face à la violence permanente, aux exactions, au vol, face au choix de mourir pour rien ou de mourir pour avoir essayé, un peuple opte pour la deuxième solution, se mobilise et tente ne serait-ce que de montrer qui il est. Le 15 septembre dernier, dix mille ouvriers des exploitations de canne à sucre, majoritairement afro-colombiens entrent en grève en Colombie. Surpris par cette soudaine prise de parole de l'une des classes sociales les plus pauvres du pays, le gouvernement accuse les FARC d'être à l'origine de ces manifestations et réprime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le 12 octobre, date anniversaire de l'invasion espagnole, les peuples indigènes inaugurent un grand "congrès &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;it&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SQloGx_QeoI/AAAAAAAAA4U/jtwM3y15C-s/s1600-h/t_8_marcha_vertical_120.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 213px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SQloGx_QeoI/AAAAAAAAA4U/jtwM3y15C-s/s320/t_8_marcha_vertical_120.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262852105266297474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;inérant", une longe marche à travers le pays dont le premier but est de montrer aux autres Colombiens, pour la plupart indifférents à l'ethnocide qui se joue actuellement dans leur pays, qu'ils existent. Et Dieu sait s'ils existent: 10'000 au début de la manifestation, ils sont aujourd'hui cinq fois plus à marcher vers Bogotá pour revendiquer leur droit et obtenir une discussion avec le président Uribe. Celui-ci leur avait promis de premières négociations dimanche 26 octobre à Cali, il a brillé par son absence. La marche continue, donc, malgré les barrages militaires, les coups de feu sur la foule (19 morts parmi les manifestants depuis le début de la manifestation), les pressions diverses exercée par l'armée (assassinats, enlèvements, racket...) pour, progressivement, décourager les indigènes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Raté, pour l'instant, et il se pourrait que cette longue marche pacifique contribue plus que n'importe quelle action violence à faire changer un peu les choses en Colombie. A moins que le gouvernement Uribe réussisse à faire disparaître en un coup de baguette magique dont il a le secret 50'000 manifestants... A moins qu'à force de silence dans la presse officielle, notamment de ce côté-ci de l'Atlantique, les peuples originels de Colombie soient contraints d'accepter que, de fait, pour une bonne partie du monde, ils n'existent déjà plus.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Sources: les &lt;a href="http://www.rebelion.org/seccion.php?id=13" target="new"&gt;pages du site rebelion.org dédiées à la Colombie&lt;/a&gt; donnent chaque jour de nouvelles informations sur le congrès itinérant des indigènes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Voyez également &lt;a href="http://www.rsr.ch/la-1ere/un-dromadaire-sur-l-epaule/selectedDate/07/10/2008/" target="new"&gt;"Quand pleure la terre"&lt;/a&gt;, le magnifique reportage de la Radio Suisse Romande sur les communautés indigènes de Colombie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photo: C. Ortega.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=4698025452578030445"&gt;&lt;span style="font-size:78%;" target="new"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-4698025452578030445?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/4698025452578030445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=4698025452578030445' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4698025452578030445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4698025452578030445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/10/la-longue-marche.html' title='La longue marche'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SQloGx_QeoI/AAAAAAAAA4U/jtwM3y15C-s/s72-c/t_8_marcha_vertical_120.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-4649598455702045513</id><published>2008-10-22T18:26:00.005+02:00</published><updated>2008-10-23T14:00:19.363+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Argentine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Place de mai, 1977-2008</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[La vidéo accompagnant ce message ne peut-être visionnée que sur le site &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/10/place-de-mai-1977-2008.html"&gt;8 Méridiens ∞ Parallèles 8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Le 11 octobre dernier, une brève était discrètement publiée sur quelques sites d'information alternative, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;loin d'Obama et McCain, loin de la crise, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;loin de nos quotidiens européens: Jorge Rafael Videla était transféré de son domicile, où il était en résidence surveillée depuis 1998, vers une prison militaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Jorge Rafael Videla a mené en Argentine une dictature militaire féroce de 1976 à 1981 avant de passer le pouvoir à Roberto Viola. Contrairement au Chili, qui peine à revenir sur son passé, l'Argentine a tenté dès le retour de la démocratie, en 1983, de désigner les coupables des crimes et des disparitions qui ont marqué les 7 ans de dictature. Videla, en 1985, a été jugé coupable d'assassinats, de kidnappings et de torture et emprisonné en conséquence. Sous la pression des militaires, deux lois d'amnistie sont prononcées en 1986 et 1987 par le président Alfonsín et son successeur, Carlos Menem, déclare le pardon général en 1989. Videla est libéré. En 1998, Nestor Kirchner annule les lois d'amnistie et l'ancien dictateur est placé sous résidence surveillée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;N.N.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Très symbolique, compte-tenu de l'âge de l'ancien dictateur (83 ans), la récente incarcération de ce dernier est un signe, un petit signe pour les milliers d'Argentins qui, depuis 1976, recherchent un proche ou, plus prosaïquement, sa dépouille. 30'000 disparus, tel est le bilan de la dictature Videla qui avait mis en place, plus systématiquement encore que dans les pays voisins, un système d'élimination des identités, des existences, pour que toute réclamation d'un proche ou de son corps reste vaine: les prisonniers éliminés physiquement étaient enterrés dans des endroits particulièrement retirés, jetés d'un avion dans l'océan, brûlés, etc. On les rayait surtout du registre civile, gommait toute trace de leur existence, rendant ainsi impossible pour les familles de prouver la disparition. Les disparus, en Argentine, devinrent ainsi les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;N.N.&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non Nés&lt;/span&gt; - militants actifs, opposants plus discrets ou, comme le précisa l'un des généraux de la dictature en 1977, "sympathisants, indifférents ou indécis".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;Les mères, les enfants&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;En Argentine, toutefois, rien ne semblait devoir se passer comme ailleurs. Outre l'élimination systématique d'individus jugés dangereux par la dictature, les militaires procédèrent à une forme d'épuration sociale en kidnappant plus de 500 enfants pour les replacer dans des familles proches du régime. Enfants nés en prison, séquestrés dans les hôpitaux lors d'accouchements (voire d'avortements) de femmes militantes éliminées par la suite, enlevés avec leurs parents, que les familles considérèrent d'abord comme perdus avant de prendre conscience qu'ils avaient, pour la plupart, changé d'identité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;C'est alors que surgissent les figures étonnantes, dans ce contexte de répression, de celles qu'on appelle maintenant "les mères de la place de mai". La plupart issues de milieux modestes,  analphabètes, ignorant parfois les causes militantes de leurs enfants disparus, celles-ci s'organisent, font appel à un certain nombre d'orgnisations internationales de défense des droits de l'homme et, surtout, commencent dès le 30 mai 1977 leurs défilés silencieux à la recherche de leurs enfants et petits-enfants. Réunies tous les jeudis sur la Place de Mai, à Buenos Aires, coiffées d'un foulard blanc, elles affichent les photos, les noms, et toutes les traces de leurs disparus, de leurs &lt;span style="font-style: italic;"&gt;N. N. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les plus militantes surveillent les familles suspectées de rapt d'enfants, les recherchent parfois jusqu'en Uruguay ou au Chili, patiemment, se déguisant et ne circulant dans les mêmes rues qu'à fréquence extrêmement restreinte, sans se faire remarquer.  Certains enfants sont rapidement localisés mais les familles des kidnappeurs se déplacent, quittent le pays ou neutralisent les recherches des grands-mères. Quelques-unes disparaissent à leur tour, en 1977 et 1978. Aucune ne porte plainte, par peur des représailles. Le moyen de pression le plus fort reste les réunions hebdomadaires sur la Place de Mai, qui dureront jusqu'en 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;(Se) retrouver&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Dès la chute de la dictature, en 1983, un certain nombre de cadavres sont retrouvés. Certains &lt;span style="font-style: italic;"&gt;N. N.&lt;/span&gt; peuvent enfin faire l'objet d'un deuil. Mais la plupart des familles restent dans le doute. Quant aux enfants, ils sont l'objet de campagnes d'information télévisées, de manifestations, d'expositions. La systématisation des analyses ADN facilite aussi bien l'identification des cadavres que celle d'enfants suspectés d'avoir été enlevés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;A ce jour, la ténacité a conduit les mères et grands-mères de la place de mai à retrouver 90 des 500 enfants disparus sous la dictature. Les autres vivent toujours sous une identité qui n'est pas la leur. Une génération de trentenaires susceptible de ne pas être celui ou celle qu'ils croient être. Une génération de grands-mères qui, sans doute, ne peuvent s'empêcher de chercher quelque chose de familier dans toute jeune personne qu'elles croisent dans la rue. Et, comme toujours, comme partout, des millions d'autres qui partagent cette souffrance de loin, acquiescent à la rigueur, mais sans vraiment y penser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Voici donc, pour les mères de la place de mai et la dérisoire consolation que représente l'incarcération (dorée) de Videla, un petit montage personnel. Le texte de la chanson-poésie de Benedetti et Viglietti se trouve &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/2008/08/daniel-viglietti-et-mario-benedetti.html" target="new"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;object width="400" height="350"&gt; &lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dO_JZxRRbc4"&gt;  &lt;embed src="http://www.youtube.com/v/dO_JZxRRbc4" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;  &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sources:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;- &lt;a href="http://socio-anthropologie.revues.org/document153.html" target="new"&gt;Martine Déotte, "L'effacement des traces, la mère, le politique", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Socio-Anthropologie&lt;/span&gt;, 12, 2002.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;&lt;a href="http://www.abuelas.org.ar/material/documentos/identidad_restitucion.pdf" target="new"&gt;- Matilde Herrera y Ernesto Tenembaum, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Identidad, despojo y restitución&lt;/span&gt;, Buenos Aires, Madres de Plaza de Mayo, 2007 (2001)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;&lt;a href="http://www.alterinfos.org/spip.php?article806" target="new"&gt;- "Argentine - 30 ans après le coup d'état militaire de 1976", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;DIAL&lt;/span&gt;, 2861, Dossier anniversaire par Sandra Russo, Adolfo Perez Esquivel, Nora Cortiñas et Martin Burgos.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.trial-ch.org/fr/international/commissions-verite/argentine.html" target="new"&gt;- "Commission Vérité en Argentine": un dossier de Trial Watch&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=4649598455702045513"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-4649598455702045513?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/4649598455702045513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=4649598455702045513' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4649598455702045513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4649598455702045513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/10/place-de-mai-1977-2008.html' title='Place de mai, 1977-2008'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-4892923159532005</id><published>2008-10-09T10:48:00.006+02:00</published><updated>2009-03-10T22:27:16.856+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paraguay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reprise d&apos;article'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ecologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>Réforme agraire au Paraguay?</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Article de Benito Perez&lt;/span&gt; paru dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Courrier&lt;/span&gt; du mardi 7 octobre 2008.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;QUITTER L'«ENFER VERT» DU SOJA OGM?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;LES PAYANS PARAGUAYENS Y CROIENT&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Mouvement social: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'élection d'un président de gauche fait souffler un vent nouveau sur le Paraguay. Dans les campagnes, on rêve de stopper l'invasion du soja et de redistribuer la terre, témoigne Anibal Avalos.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Propos recueillis par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Benito Perez&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;S'il est un pays sud-américain méconnu, c'est bien le Paraguay. «Nous ne sommes pas nationalistes, mais quand même! se lamente Anibal Avalos. Il faudrait que mon pays fasse parler de lui autrement que par la corruption et les trafics.» Cet autre Paraguay, le jeune paysan l'incarne mieux que de longs discours. Fils d'agriculteurs expulsés de leurs terres sous le régime du général Stroessner, il n'a cessé de se battre, avec sa communauté de San Isidro del Jejuí, pour recouvrer ses droits. «Chrétien en actes, pas en prières», il a intégré la Ligue agraire chrétienne à la pointe du combat contre la dictature et les grands propriétaires terriens. A la répression, il a répondu par le droit, se formant et informant des mécanismes de la justice. Aujourd'hui, Anibal Avalos s'investit pour une véritable réforme agraire qui protège l'environnement et la culture paysanne face à l'invasion du soja transgénique. De passage à Genève, le militant exprime son optimisme six semaines après l'investiture du premier président de gauche paraguayen, l'ancien évêque Fernando Lugo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;B. P.: Le soja a le vent en poupe sur le marché mondial. N'est-ce pas une chance de développement pour Paraguay?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;A. A.: Non, c'est un immense danger, et pas seulement pour le Paraguay, mais pour toute la région. La monoculture du soja renforce le modèle des méga-entrepreneurs qui ne s'intéressent à rien d'autre qu'au profit. Le Paraguay fut jadis l'un des pays les plus prospères du continent, avant d'être dévasté par ce modèle. On est passé de la distribution des richesses à la destribution de la misère&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Pourquoi?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;La Constitution paraguayenne garantit le droit à la terre. Pourtant, il y a un pourcentage très élevé de paysans sans terre. Et malgré cela, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;latifundio&lt;/span&gt; traditionnel ne suffit plus aux investisseurs du soja! Chaque jour, la paysannerie continue de perdre des surfaces cultivables. A la place de fermes qui nourrissent des familles, on voit se développer des exploitations gigantesques de soja transgénique, de riz ou d'eucalyptus destinées aux agrocarburants ou au papier. Les fumigations massives d'herbicides finissent par chasser vers les villes ceux qui résistent et se retrouvent encerclés par les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sojeros&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cultivateurs de soja, ndlr&lt;/span&gt;)... Quant je vois comment on vit ici, dans une sorte de paradis, alors que nous, au Paraguay, nous devons supporter les conséquences des investissements européens... C'est une guerre cruelle! Imaginez: un pays aussi riche en nature que le Paraguay doit importer des aliments!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Comment s'organisent les paysans pour changer cette situation?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Il y a tout type d'organisation et de luttes. Des occupations, bien sûr, mais aussi des processus légaux. C'est à ces derniers que je m'attèle: il s'agit de former les gens pour qu'ils connaissent leurs droits et puissent les faire valoir. Des lois prometteuses, il y en a en pagaille au Paraguay: pour redistribuer la terre, pour protéger l'environnement, etc., etc. Le problème, c'est que ces lois ne sont jamais appliquées!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Face aux fumigations massives, nous sommes parfois contraints de mener des actions radicales. Mais en général nous cherchons le dialogue. Le gouvernement actuel a un projet de zonage, séparant les cultures OGM des autres exploitations. Nous le soutenons.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Que demande le monde paysan au gouvernement?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Nous réclamons que l'Etat décrète l'urgence agraire! La priorité doit être la réalisation d'une réforme agraire intégrale: d'abord, distribuer la terre et, ensuite, apporter les services de base indispensables à la vie à la campagne et à la production paysanne: marché, soutien technique, crédit, électricité, chemins, etc.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;De cela, qu'a garanti le président?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Il s'est engagé à terminer le cadastre entamé avec le soutien financier de la Banque mondiale, mais qui a traîné jusque-là. Cela permettra de découvrir les nombreuses exploitations usurpées par les latifundistes et de les redistribuer. Le gouvernement achètera aussi des terres pour les donner aux paysans.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Selon quels critères faudrait-il la redistribuer?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Il faut sortir la terre du marché&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Et pour cela nous demandons qu'elle soit confiée collectivement à des organisations paysannes. Seule la propriété associative peut freiner l'invasion étrangère. Donner des terres à des familles puis les laisser se débrouiller, c'est la meilleure façon de faire semblant d'appliquer une réforme agraire, puis d'accuser les paysans de son échec!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Là aussi, le gouvernement semble sensible à la question. Il a nommé huit nouveaux responsables à l'Institut national de développement rural et des terres (INDERT), dans lesquels nous avons une totale confiance, avec pour mission d'étudier le type de propriété des terres souhaitable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;A l'autre bout de la chaîne, que faire pour la commercialisation?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Nous demandons que l'Etat soutienne les structures de commercialisation groupée mises sur pied par les paysans afin de contourner les spéculateurs. Le gouvernement l'a promis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;A vous entendre, tout va pour le mieux...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Ce serait le cas si nous pouvions faire confiance au nouveau ministre de l'Agriculture et l'Elevage ... Nous ne sommes pas sûr qu'un poste aussi crucial devait être confié à un dirigeant du Parti libéral radical (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;le PLRA est le plus puissant mais le moins progressiste des partis alliés de Fernando Lugo, ndlr&lt;/span&gt;). Malgré nos demandes, le ministre a refusé de se prononcer sur notre plan d'urgence agraire. De plus, nous avons de mauvais antécédents avec lui. Quand il était député, il avait refusé une proposition de réduction de l'usage des pesticides. Et son parti a aussi soutenu les privatisations des entreprises publiques et les lois dites «antiterroristes»...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; font-weight: bold; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;UN MOUVEMENT SOCIAL IMPLIQUÉ MAIS PAS AUTONOME&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Quels sont les rapports entre les mouvements sociaux et le gouvernement de Fernando Lugo?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Au Paraguay, le mouvement populaire traverse une période d'unification, d'agrégation des forces pour avoir un impact au niveau politique, structurel. De multiples initiatives locales et sectorielles se sont fédérées dans un Front social et populaire, qui regroupe plus d'une centaine de mouvements sociaux, paysans, sans toit, et même indigènes. Ce front apport un soutien critique au processus initié par le nouveau gouvernement; il demeure stratégiquement autonome. Le président Lugo a lui-même affirmé que les gens devaient s'aider eux-mêmes, s'auto-organiser, et non pas se reposer sur l'action du gouvernement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Sentez-vous déjà l'effet du nouveau gouvernement?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Oui. La répression est moins forte. La justice paraguayenne est très politisée, et les pouvoirs se sont servis d'elle pour criminaliser notre lutte. Au Paraguay, les gens n'osent pas faire appel à la justice, car ils risque des représailles bien plus que d'obtenir gain de cause. Le président Nicano Duarte Frutos avait promis lors de son élection en 2003 de changer ça. Les gens ont alors commencé à revendiquer leurs droits. La réponse a été terrible: il y a eu des morts, et plus de mille personnes ont été arrêtées et inculpées. Ce gouvernement a mené une pol&lt;span&gt;itique dite de «sécurité citoyenne», qui consistait à armer des civils pour qu'ils fassent eux-mêmes leur justice. Cela a provoqué un chaos lamentale! Plusieurs dirigeants paysans ont été assassinés et beaucoup de militants ont été effrayés et ont abandonné la lutte. Maintenant même si des menaces sont toujours proférées, on peut mieux respirer! Il y a de l'espoir que les gens osent à nouveau dénoncer les abus. Et que l'on puisse faire reculer la corruption, par exemple, en élevant les salaires des policiers et des militaires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Depuis un mois, les signes de changement se multiplient, malgré une situation financière difficile: entre l'élection présidentielle d'avril et l'investiture d'août, l'ancien pouvoir a vidé les caisses! Mais ça n'a pas empêché de rendre la santé publique gratuite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Le président peut-il s'appuyer sur un Etat qui a été contrôlé pendant des décennies par le Parti colorado?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;En tout cas, ces jours, tout le monde semble vouloir faire la preuve de son efficacité! Les premiers cas d'emplois fictifs ayant été dénoncés, tous les fonctionnaires accourent au travail. Au point que la plupart des administrations manquent désormais de chaises! Dans les rues de la capitale, les vendeurs de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mate&lt;/span&gt; et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tereré&lt;/span&gt; ont perdu leurs meilleurs clients...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Plus sérieusement, on observer une vraie effervescence, les ministères multiplient les réunions de travail et de coordination. Les nouvelles politiques se mettent en place dans une atmosphère de transparence et de participation populaire. Des équipes de médecins ou de professeurs se rendent à la campagne pour évaluer les besoins.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Bien sûr, la volonté du président ne suffira pas à tout changer. Il doit tenir compte des pressions des multinationales et demeurer dans le cadre de la loi (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fernando Lugo ne dispose pas de la majorité au parlement, ndlr.&lt;/span&gt;). Le Front social et populaire aura justement pour tâche de mettre la pression sur l'Etat. Je le répète, nous ne sommes pas une force progouvernement: nous l'appuierons s'il mène une politique favorable au peuple. Dans le cas contraire, nous le critiquerons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Pour transformer réellement le Paraguay, ne faudrait-il pas convoquer une assemblée constituante comme en Equateur ou en Bolivie&lt;/span&gt;&lt;span&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span&gt;Oui, ce serait intéressant. Le projet existe, mais ce sera pour plus tard.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=4892923159532005"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-4892923159532005?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/4892923159532005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=4892923159532005' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4892923159532005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4892923159532005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/10/rforme-agraire-au-paraguay.html' title='Réforme agraire au Paraguay?'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-1557345362621350140</id><published>2008-10-07T22:06:00.013+02:00</published><updated>2010-02-28T13:47:24.193+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Et partout la même histoire...</title><content type='html'>&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/escuela.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" width="240" height="20"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.archive-host.com/dewplayer-vol.swf?mp3=http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/46620648545771689/escuela.mp3&amp;autostart=0&amp;autoreplay=1&amp;showtime=1&amp;volume=50" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(Pour écouter l'enregistrement et visualiser les images &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;qui accompagnent ce message, rendez-vous sur le site de &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/" target="new"&gt;8 Méridiens ∞ Parallèles 8&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les voici enfin, les premières imag&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;es de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Cub&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;a ("premières", ou presque, sur ce blog, mais parmi les dernières prises).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Quelques regards saisis dans une classe de de&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;uxième année primaire, à l'école Eduardo Garcia de Trinidad, pendant une leçon d'espagnol consacr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ée à "La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFhkCQWrI/AAAAAAAAA30/JN6_Wx73x_M/s1600-h/ecole07bis.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFhkCQWrI/AAAAAAAAA30/JN6_Wx73x_M/s400/ecole07bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254510570657307314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFeYxabvI/AAAAAAAAA3s/D2uBMdv0T_Q/s1600-h/ecole06bis.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFeYxabvI/AAAAAAAAA3s/D2uBMdv0T_Q/s400/ecole06bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254510516094267122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFa-6z30I/AAAAAAAAA3k/gO_oMb8ZpD4/s1600-h/ecole05bis.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFa-6z30I/AAAAAAAAA3k/gO_oMb8ZpD4/s400/ecole05bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254510457614753602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFW-ewubI/AAAAAAAAA3c/mqqmoQHuC7U/s1600-h/ecole04bis.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFW-ewubI/AAAAAAAAA3c/mqqmoQHuC7U/s400/ecole04bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254510388777630130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFPLllPkI/AAAAAAAAA3M/942cr9Lw39Y/s1600-h/ecole02bis.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFPLllPkI/AAAAAAAAA3M/942cr9Lw39Y/s400/ecole02bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254510254856945218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFLnU8koI/AAAAAAAAA3E/chdAiSWTAig/s1600-h/ecole01bis.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFLnU8koI/AAAAAAAAA3E/chdAiSWTAig/s400/ecole01bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254510193583886978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFH9DtZjI/AAAAAAAAA28/QfpWAe0tE_Q/s1600-h/ecole00bis.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFH9DtZjI/AAAAAAAAA28/QfpWAe0tE_Q/s400/ecole00bis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5254510130697692722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Merci de respecter les droits d'auteur de ces images.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=1557345362621350140"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-1557345362621350140?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/1557345362621350140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=1557345362621350140' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1557345362621350140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1557345362621350140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/10/et-partout-la-mme-histoire.html' title='Et partout la même histoire...'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOvFhkCQWrI/AAAAAAAAA30/JN6_Wx73x_M/s72-c/ecole07bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-9006791357698917329</id><published>2008-10-01T21:39:00.006+02:00</published><updated>2008-10-01T22:41:06.180+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Uruguay'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chili'/><title type='text'>El olvido está lleno de memoria</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;"L'oubli est plein de mémoire": c'est le titre d'un recueil de poèmes de Mario Benedetti paru en 1995. Recueil qui s'ouvre, en exergue, sur cette magnifique citation de Rafael Courtoisie, autre grand poète uruguayen: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un día, todos los elefantes se reunirán para olvidar. Todos, menos uno&lt;/span&gt; (Un jour, tous les éléphants se réuniront pour oublier. Tous, sauf un).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Un titre qui m'interpelait à tel point qu'il a fallu que j&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;e trouve ce recueil, que je l'aie entre les mains pour tenter de trouver d'où me venait l'étrange écho &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;de ces mots, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;el olvido está lleno de memoria&lt;/span&gt;, qui semblaient me provoquer, m'obliger à me soumettre à eux: j'étais sûre de les avoir rencontrés quelque part. Mais où? Où - moi qui, il y a encore six mois, ne savais  strictement rien de Mario Benedetti?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Dans tout le recueil, dans chaque poème où presque, la phrase réapparaît. Mais ce sont les vers du premier texte, intitulé "ce grand simulacre", qui m'ont permis peu à peu, par éclats, de redessiner les traits de ce que je cherchais, et de retrouver la mémoire. En voici quelques morceaux (version française à la suite du texte original):&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;en mi región hay calvarios de ausencia&lt;br /&gt;muñones de porvenir/arrabales de&lt;br /&gt;duelo&lt;br /&gt;pero también candores de mosqueta&lt;br /&gt;pianos que arranca&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;n lágrimas&lt;br /&gt;cadáveres que miran aún desde sus&lt;br /&gt;huertos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;nostalgias inmoviles en un pozo de&lt;br /&gt;otoño&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;sentimientos insoportablemente&lt;br /&gt;actual&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;es&lt;br /&gt;que se niegan a morir allá en lo oscuro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;el olvido está tan lleno de memoria&lt;br /&gt;que a veces no caben las&lt;br /&gt;remembranzas&lt;br /&gt;y hay que tirar rencores por la borda&lt;br /&gt;en el fondo el olvid&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;o es&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; un gran&lt;br /&gt;simulacro&lt;br /&gt;nadie sabe ni puede/ aunque quiera/&lt;br /&gt;olvidar&lt;br /&gt;un gran simulacro repleto de fantasmas&lt;br /&gt;esos romeros que peregrinaran por el&lt;br /&gt;olvido&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;como si fuese el camino de santiago&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;el día o la noche en que el olvido&lt;br /&gt;estalle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;salte en pedazos o crepite/&lt;br /&gt;los recuerdos atroces y los d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;e maravilla&lt;br /&gt;quebrará los barrotes de fuego&lt;br /&gt;arrastrarán por fin la verdad por el&lt;br /&gt;mundo&lt;br /&gt;y esa verdad será que no hay olvido.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;(Mario Benedetti, "Ese gran simulacro", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;El olvi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;do está lleno de memoria&lt;/span&gt; (1995)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;,&lt;br /&gt;Inventario tres, &lt;/span&gt;Mexico, S&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:Georgia;font-size:85%;"  &gt;antillana, 2005.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;il y a, dans ma région, des cal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;vaires d'absence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;des moignons d'avenir, des faubourgs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;de deuil&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;mais aussi des candeurs de rosiers&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;des pianos qui tirent des larmes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;des cadavres qui regardent &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;encore depuis leur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;jardin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;des nostalgies immobiles dans un puits d'&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;automne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;des sentiments insupportablement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;actuels&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;qui refusent de mourir là-bas, d&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;ans l'obscurité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;l'oubli est tellement plein de mémoire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;que parfois les souvenirs &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;n'entrent plus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;et il faut jeter nos rancoeurs par-dessus bord&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;au fond, l'oubli est un gran&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;d simulacre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;personne ne peut / même &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;s'il le veut /&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;oublier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;un grand simulacre plein de fantômes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;ces pèlerins qui marchent dans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;l'oubli&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;comme si c'était le chemin d&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;e Santiago&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;le jour ou la nuit où l'oubli&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;éclatera&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;sautera en morceaux ou crépitera /&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;les souvenirs atroces et les merveilleux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;brûleront leurs barreaux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt; de feu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;porteront enfin la véri&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;té dans le&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(242, 152, 76);"&gt;et cette vérité sera qu'il n'y a pas d'oubli.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(242, 152, 76);font-size:85%;" &gt;(Ma traduction)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;El olvido está lleno de memoria&lt;/span&gt;, c'était une image. Une pho&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;to prise à Santiago du Chili en août de l'année dernière, un grand panneau lugubre dans l'hiver chilien, portant la liste des personnes disparues dans le camp de torture de la villa Grimaldi - panneau qui, après à peine une année de vie, affichait déjà ses trous de mémoire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; comme pour bafouer celle des morts. Etrange(s) rencontre(s) que celle(s)-ci...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOPeDsqDTpI/AAAAAAAAA2s/ZA4SX7R08aw/s1600-h/el+olvido.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOPeDsqDTpI/AAAAAAAAA2s/ZA4SX7R08aw/s400/el+olvido.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5252285745552641682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOPescfbHbI/AAAAAAAAA20/LxkaFQUe3dk/s1600-h/la+memoria.jpg" target="new"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOPescfbHbI/AAAAAAAAA20/LxkaFQUe3dk/s400/la+memoria.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5252286445587733938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=9006791357698917329"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=9006791357698917329"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-9006791357698917329?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/9006791357698917329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=9006791357698917329' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/9006791357698917329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/9006791357698917329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/10/el-olvido-est-lleno-de-memoria.html' title='El olvido está lleno de memoria'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SOPeDsqDTpI/AAAAAAAAA2s/ZA4SX7R08aw/s72-c/el+olvido.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-4015489788062659004</id><published>2008-09-19T23:03:00.003+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.074+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Le jour, la nuit</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La vie à Cuba, vous l'aurez compris en nous suivant pendant ces trois semaines, n'est pas noire ou blanche, facile ou difficile, triste ou souriante. Elle est tout et son contraire à la fois, selon les individus sur lesquels on tombe. Infiniment complexe par son histoire, sa culture et son contexte politique, elle demande, pour être comprise, un temps d'adaptation plus important que dans d'autres pays plus lointains de l'Europe, géographiquement, mais plus proche, du point de vue des mentalités. Et il n'est pas certain qu'on parvienne vraiment à la comprendre, en fin de compte...&lt;br /&gt;La Casa de la Trova de Trinidad est une galerie de personnages qui, tous, d'une manière ou d'une autre, représentent cette île, ses métissages et toutes ces petites choses qui, à nous yeux, sont autant de paradoxes. L'un d'eux est un beau danceur noir d'une soixantaine d'années, toujours habillé de noir, coiffé d'un béret blanc ou rouge selon les soirées, l'oeil luisant, l'air cynique, et très prompt à inviter toutes les femmes de l'assistance, Cubaines ou touristes, dans des salsas endiablées. Même les danseuses expérimentées finissent par perdre le fil, tant les mouvements qu'il invente sont ingénieux et compliqués. A la fin, il remet invariablement à sa partenaire la carte d'une de ses amies qui donne des cours de danse quelques rues plus loin.&lt;br /&gt;En nous promenant dans l'une des rues les plus populaires de la ville, hors du centre historique, nous avons été interpelés l'autre jour par un vieillard aux cheveux blancs, torse nu, assis sur une marche devant une maison, portant des lunettes beaucoup trop grandes pour lui et un short hors d'âge, et racommodant de vieilles chaussures. C'est le regard, après plusieurs secondes d'arrêt perplexe, qui m'ont permis d'identifier notre danseur, lui-même comme soulagé d'avoir été reconnu. Difficile d'échanger autre chose que des banalités sur la nécessité de travailler et de gagner un peu d'argent, tout en se promettant de se revoir le soir. La rencontre fut troublante. Elle résumait d'une certaine manière la vie de nombreux Cubains que nous avons rencontrés: Eduardo, architecte le jour, conducteur de calèches en soirée; Felix, ingénieur spécialisé dans les moulins à sucre, qui vit en jouant des chansons de Silvio Rodriguez et Pablo Milanes dans les bars; Jorge, paysan le jour, chanteur le soir; Felicia, tisserane le jour, danseuse la nuit; Margarita, professeure de biologie qui, après 27 ans de travail, a préféré se consacrer pleinement à sa maison d'hôtes; Luiz, lui aussi ingénieur, devenu chauffeur de taxi depuis la crise de l'industrie sucrière (en 20 ans, Cuba est passé de près de 300 entreprises à 6, puis, actuellement, une vingtaine en activité). Et tous ces ingénieurs, licenciés universitaires, qui vivent de petits travaux en rapport avec le tourisme, non qu'ils ne trouvent rien dans leur secteur, mais parce qu'aller marcher une demi-journée dans la sierra avec deux touristes rapporte bien plus que travailler 1 mois dans son domaine de spécialisation.&lt;br /&gt;Avec tous ça, disons-le pour que les choses soient claires, les Cubains qui se plaignent amèrement sont rares ou en ont après votre porte-monnaie. La plupart critiquent les difficultés liées aux mesures de la période spéciale, le système des deux monnaies, mais ne prétendent pas mourir de faim ou souffrir d'autre chose que de l'embargo. Au contraire, en tout cas à la campagne, ils aiment à souligner tout ce que leur offre leur île. Finalement, c'est en tout cas ce que nous avons pu constater pendant ce séjour, c'est sans doute à La Havane que la vie est la plus difficile. En province, les oeufs, la viande, le poisson, les fruits et les légumes sont abondants et accessibles en monnaie nationale à des prix tout à fait abordables. Le problème principal concerne les biens "de luxe": vêtements, matériel scolaire (mais là encore: nous avons visité ce matin une école de Trinidad et avons appris que les enfants recoivent deux stylos par mois...), cosmétiques et produits culturels (livres, disques, etc.). Nous avons constaté que la plupart de nos interlocuteurs, tout en étant critiques sur certains aspects de la vie ici, sont globalement très positifs et nous narguent gentiment en nous rappelant que l'espérance de vie à Cuba est de 77 ans, qu'ils ne paient pas le moindre peso pour être suivis et soignés lorsqu'ils en ont besoin, et que toutes les formations scolaires et universitaires sont payées par l'Etat.&lt;br /&gt;Evidemment, du discours aux sentiments, de la mauvaise fortune au bon coeur, de ce qui se pense à l'intérieur des maisons à ce qui se chante dans les bars, il y a forcément un décalage qu'il n'est pas facile de percevoir en 20 jours. Mais l'optimisme général, l'énergie, la solidarité des Cubains laissent admiratif. Ici, on ne geint jamais, on agit, même après un ouragan...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bilan, il est évident qu'il faudrait voir plus, diversifier les expériences, en revenant si possible à une saison moins chaude, moins troublée, et avec les petits "trucs" acquis lors d'une première visite. Pour l'heure, nous nous réjouissons quand même de rentrer, malgré les amis que nous laissons ici, à Trinidad notamment, amis qui n'ont rien à offrir en souvenir qu'un vieux cahier de musique, une petite dédicace au coin d'un bout de papier ou quelques mots, amis dont on se doute bien qu'il sera difficile de les revoir... Mais telle est la loi du voyage qui, comme le dit Nicolas Bouvier, ne fait pas, mais défait, apprend à SE DÉFAIRE de ce qu'on était, ou de ce qu'on croyait pouvoir être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à tous nos lecteurs, et à tous ceux qui nous ont envoyé quelques pensées par leurs commentaires et messages divers. Revenez voir ces pages de temps en temps, pour les photos de Cuba, mais aussi pour d'autres clins d'oeil vers l'Amérique latine!&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=4015489788062659004"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-4015489788062659004?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/4015489788062659004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=4015489788062659004' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4015489788062659004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/4015489788062659004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/le-jour-la-nuit.html' title='Le jour, la nuit'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-8900624840424931743</id><published>2008-09-19T00:04:00.001+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.075+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Solidarité ourgans</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Bonjour à tous,&lt;br /&gt;Je viens de recevoir un message de nos amis de la section neuchateloise de l'Association Suisse-Cuba concernant la possibilité d'aider les Cubains en cette période difficile d'ouragans. Je vous le transmets tel quel. Demain, nous vous enverrons nos dernieres nouvelles cubaines avant le retour... et les photos!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers ami(e)s,&lt;br /&gt;Comme vous le savez, les Caraïbes vivent des moments dramatiques et Cuba n’a pas été épargnée, non plus, par les ouragans qui se suivent, d’une manière inhabituelle, et sont d’une violence inouïe.&lt;br /&gt;Comme dans les autres régions des Caraïbes, les dégâts à Cuba sont énormes, les maisons détruites se comptent par miliers, l’agriculture est anéantie, heureusement les pertes en vie humaine sont moindres. Aussi, lors du récent Comité national de notre Association, qui s’est tenu le 6 septembre à Zofingen, il a été décidé de lancer, à travers toutes les sections de l’ASC, une collecte d’argent en faveur de Cuba.&lt;br /&gt;Notre section s’y est engagée. Cuba mérite notre soutien et nous faisons, aujourd’hui, appel à votre solidarité pour aider à reconstruire ce pays. Vos dons peuvent être adressés au compte postal de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ASSOCIATION SUISSE-CUBA&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Section Neuchâtel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CCP : 23 – 1487 – 7&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la mention « Ouragans »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Comité de notre section est chargé de transmettre vos dons au Comité National. En effet, les sommes ainsi récoltées seront remises à l’ambassade de Cuba, à Berne. Nous vous tiendrons, bien entendu, au courant de cette action.&lt;br /&gt;Vous remerciant par avance, recevez cher(s) ami(e)s, nos salutations fraternelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Comité neuchâtelois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-8900624840424931743?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/8900624840424931743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=8900624840424931743' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/8900624840424931743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/8900624840424931743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/solidarit-ourgans.html' title='Solidarité ourgans'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-1107191669122802739</id><published>2008-09-17T23:32:00.003+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.076+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Les villes se suivent et ne se ressemblent pas</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Il pleut des cordes. Les rivières s'improvisent de nouveaux cours, charrient de la montagne des eaux rougeâtres qui forment des lacs étranges et lugubres, les boeufs et les chevaux en ont jusqu'au ventre, les routes ne sont, par endroit, plus visibles et les rues des villes sont tranformées en canalisations ouvertes. C'est un gros orage comme il y en a tant par ici. Demain, les Cubaines pousseront l'eau hors de leur maison avec des balais et tout recommencera jusqu'à la prochaine fois. Rien de dramatique, somme toute, mais pour nos yeux d'Européens qui s'émeuvent chaque fois qu'il y a cinq centimètres d'eau dans une cave, la "normalité" de cette météo tout en excès (35 degrés à l'ombre la journée, 80% d'humidité, nos fruits et légumes d'été qui ne poussent qu'en hiver, etc.) est bien troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons traversé aujourd'hui le pays du sud au nord, de Trinidad à Remedios en passant par Sancti Spiritus et Placetas. Si plusieurs pays d'Amérique latine offrent des villes assez invariablement identiques, Cuba a cette spécificité des paysages urbains variés, chaque ville ayant son histoire propre, parfois son architecture typique. On n'y restera pas nécessairement plus d'une journée ou deux, mais à en visiter quelques-unes, comme ça, successivement, on n'a pas l'impression de s'être déplacé et arrêté pour rien.&lt;br /&gt;Sancti Spiritus, capitale de Province, est une ville par bien des aspects aussi charmante que Trinidad, mais négligée du tourisme (et s'en foutant d'ailleurs royalement!). Les bâtiments sont ici aussi tout en couleur, mais plus cossus. Il y a plusieurs beaux marchés dans lesquels on ne voit que des Cubains, la vie s'exprime en monnaie nationale, pas de rabatteurs, pas de propositions louches, bref, un très bon moment. On y trouve également deux des plus vieilles églises du pays, mais celles-ci sont fermées, malheureusement. Reste donc à se balader, à observer les scènes de vie quotidienne, une (vraie) fabrique de cigares, des enfants dans une école, un hôpital, le tout apparaissant qu'on le veuille ou non, à travers les fenêtres sans vitres et à hauteur de visage qu'on longe en se promenant dans les rues.&lt;br /&gt;Placetas, c'est le far-west. De grandes avenues bordées d'anciennes constructions en bois, le camion (soviétique) et le cheval comme seuls moyens de transport, des hommes tous coiffés d'un chapeau, des orchestres de cuivres qui répètent un mélange de jazz, de classique et de musique populaire cubaine autour de la place centrale... on pourrait y tourner un film sans rien changer au décor.&lt;br /&gt;Et Remedios, c'est un vieux village au milieu duquel trone une magnifique église du XVIIIe siècle (fermée elle aussi), où les enfants courent pieds nus dans des rues en terre battue et où chaque coté de la place centrale est animé par un restaurant où l'on paie de préférence, ici encore, en monnaie nationale.&lt;br /&gt;Des villes où on touche de plus près à la vie quotidienne cubaine, à l'artisanat directement utile à la population (fabrication de chaussures, de ceintures, vente d'outils usagés de tout genre, bricolage de vélos, de tracteurs, retapage de meubles, etc.).&lt;br /&gt;Dans toutes les maisons, même les plus modestes (toujours ouvertes sur la rue), on voit des vieux meubles magnifiques, des tableaux aux cadres hors d'âge, des portraits de famille, tous objets qui, en Europe ou dans d'autres pays d'Amérique latine, auraient été éliminés au profit d'un meuble à monter soi-même ou d'un gadget électrique, plus pratique, plus compact... Les appartements cubains sont de vrais musées, toujours impeccables, confortables, où on ne peut pas ne pas s'asseoir, même lorsqu'il s'agit d'attendre 20 secondes.&lt;br /&gt;A la campagne, les Cubains ne se plaignent pas. La vie est en fait moins difficile qu'à la Havane, puisqu'en plus des tiquets d'alimentation, chacun peut facilement se procurer des fruits, de la viande, du pain, etc. Invariablement, on entend des phrases comme: "De quoi devrait-on se plaindre? Nous sommes grands, gros, forts, et travaillons moins qu'en ville". Le chauffeur de taxi qui nous a emmenés aujourd'hui a profité de chaque halte pour remplir son coffre d'articles difficiles à trouver à Trinidad: oranges (qui, ici, ressemblent à des citrons verts), lard et viande fumée, textiles et savons artisanaux à des prix raisonnables, etc.&lt;br /&gt;Une autre facette de cette île multicolore, multiculturelle, multi-tout, qu'il faut prendre le temps de découvrir hors des sentiers battus.&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=1107191669122802739"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-1107191669122802739?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/1107191669122802739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=1107191669122802739' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1107191669122802739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/1107191669122802739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/les-villes-se-suivent-et-ne-se.html' title='Les villes se suivent et ne se ressemblent pas'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-3342816646376182724</id><published>2008-09-16T01:00:00.003+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.078+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Contre certaines idées reçues</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Sur Cuba, bastion du socialisme pur et dur, j'avais tout entendu avant de visiter l'île. Et notamment à propos de la liberté d'expression, des risques que courraient les Cubains à critiquer le régime, ou à afficher leur sympathie vis-à-vis des Etats-Unis.&lt;br /&gt;Certes, nous avons rencontré quelques personnes qui, en nous parlant des problèmes actuels de la vie sur l'île, baissaient la voix ou regardaient autour d'eux. Mais il convient de vous faire part de quelques observations qui nous ont nous-mêmes surpris, car en fait de terrible dictature autoritaire et bridant la liberté de pensée, on a vu pire.&lt;br /&gt;Nombre de Cubains se promènent dans la rue avec des casquettes ou des t-shirts à l'effigie des USA: aigles, sigles US-Army, drapeau américain, parfois même sur fond de treillis militaire. Le coca, contrairement à ce qu'on pourrait croire, n'est pas du tout interdit ou introuvable sur l'île. Tous les restaurants ou presque en vendent, parfois même certains commerces. C'est idiot, car le Tukola cubain est bien meilleur. Mais voilà: les irréductibles de la marque américaine ne seront pas frustrés ici et les cannettes de coca ne sont pas dix fois plus chères que celles de tukola, qu'on se le dise.&lt;br /&gt;Dans les boutiques de La Havane, vous trouverez du Ralph Lauren, du Nike ou du Reebok, pour autant que vous en ayez les moyens (comme partout). Ces articles sont en vitrine.&lt;br /&gt;A la télé cubaine, d'excellente qualité dans l'ensemble, on diffuse à partir de 22h des films américains (en général assez bons) en langue originale et sous-titrés en espagnol. Nous avons par exemple vu une partie du Barbier (je ne sais plus le titre exact), avec Johnny Depp. Notre hôte à La Havane, professeur d'histoire à l'Université, auteur des livres dans lesquels les jeunes Cubains apprennent l'histoire, regardait la version espagnole de la chaîne brésilienne Globo.&lt;br /&gt;Il est en revanche interdit de se procurer grace à une parabole ou à un décodeur certaines chaînes des Etats-Unis, et notamment celle diffusée par les Cubains de Miami. Disons-le clairement, nombre de Cubains la regardent, à plein volume, fenêtre ouverte. Avec le nombre de policiers qui passent dans les rues, si ces actes de "subversion" étaient systématiquement et sévèrement punis, les contrevenants seraient plus discrets.&lt;br /&gt;Autre chose encore: les lois sur la restauration sont très sévères sur l'île. Il y a des restaurants officiels, des maisons d'hôtes qui prennent une licence pour offrir également la restauration (c'est le cas de celle où nous logeons actuellement), et des "paladares", maisons particulières qui acquièrent une autorisation pour mettre à la disposition des touristes quelques tables. Dans ces derniers établissements, on ne doit normalement pas servir certains plats réservés aux restaurants (fruits de mer, langoustes), pour ne pas faire de concurrence. Or dans toutes les villes, à tous les coins de rue, non seulement on vous offre des fruits de mer à tour de bras, mais en plus les restaurants illégaux sont légion, à tel point que dans une petite ville comme Trinidad, il est presque difficile de trouver un paladar officiel. On vient vous chercher dans la rue, on vous donne le prix du plat de langouste, et ce sans complexe, devant les voisins, les passants, et à une telle fréquence qu'ici encore, il semble que la "répression" ne soit pas une réalité trop inquiétante pour la majorité des Cubains. A la limite, c'est le restaurateur honnête, avec permis, qui est le plus souvent tracassé par des controles de toutes sortes.&lt;br /&gt;Même observation pour les faux taxis, particuliers qui vous offrent des excursions à des prix plus chers que les agences officielles, et qui sont à tous les coins de rue. Ceux-ci ne se cachent pas et ne regardent pas autour d'eux pour vous faire leur offre. Pas plus que les mendiants, en principe interdits.&lt;br /&gt;A tel point qu'on en vient à se demander s'il n'y a pas un peu de mise en scène de la part de ceux qui chuchotent de petites critiques du régime en vous donnant l'impression qu'il y a des espions cachés partout...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=3342816646376182724"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-3342816646376182724?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/3342816646376182724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=3342816646376182724' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/3342816646376182724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/3342816646376182724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/contre-certaines-ides-recues.html' title='Contre certaines idées reçues'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-2615399354338972263</id><published>2008-09-16T00:38:00.003+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.079+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Trinidad</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Comment vous raconter Trinidad sans images?&lt;br /&gt;Il faut imaginer une ville toute colorée au pied d'une chaîne de montagnes et face à la mer des Caraïbes, une ville qu'on appelle parfois "la ville musée", une ville qui pourrait ressembler à une de ces boîtes de bonbons de nos grands-mamans, avec des papiers de toutes les couleurs et le bonbon collé au papier... Marché artisanal, rues pavées, lot impressionnant d'offres touristiques en tout genre, tout y est. Sauf que, bizarrement, malgré les rabatteurs, les nombreuses personnes qui vous offrent en anglais chambres, service de taxi, de restauration (illégale), Trinidad est une ville qu'on n'a pas envie de quitter, où l'on a l'impression de vivre Cuba en profondeur, où on ne se lasse pas de contempler les scènes de rue en tout genre: discussions aux fenêtres, parties de domino, de foot, de volley ou de baseball avec des ballons complètement dégonflés ou des cailloux en guise de balle, etc. Trinidad est donc le paradis du photographe (pas de bol pour vous!), mais aussi du flâneur en quête de conversations avec des Cubains la plupart du temps très simples, très authentiques, et toujours heureux de partager un moment avec un amigo suizo. Nous profitons, donc, et passons des soirées indescriptibles à la Casa de la Trova (maison de la chanson), où nous sommes déjà connus comme le loup blanc, à parler musique avec des artistes en tout genre: purs danseurs de salsa, contemporains de Compay Segundo, où interprètes de la nouvelles chanson cubaine qui m'ont déjà proposé de me transposer toutes les chansons dont je pourrais avoir besoin. Après deux cours de guitare, je suis même rentrée chez moi avec une guitare hors d'âge, bricolée de toute pièce, qu'on m'a prêtée pour que je puisse "practicar un poquito". Voilà pour l'ambiance générale. Ajoutons à cela un logement parfait chez une hôtesse qui aime parler de tout, de ses recettes (exquises) à la politique de l'Amérique latine, toutes sortes de découvertes entre la montagne-jungle toute proche et la mer, et vous avez une vague esquisse des jours que nous passons ici.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=2615399354338972263"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-2615399354338972263?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/2615399354338972263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=2615399354338972263' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2615399354338972263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/2615399354338972263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/trinidad.html' title='Trinidad'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-6414948548022149203</id><published>2008-09-11T22:23:00.003+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.080+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Quelques notes sur la vie à Cuba</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Au début de notre sejour, nous vous parlions des différentes manières grâce auxquelles certains Cubains se procurent des CUC (monnaie convertible forte, celle des touristes, mais dont les Cubains doivent se servir pour acheter nombre de produits). Je souhaiterais ici préciser un certain nombre de points, d'abord parce que mon article ne voulait en aucun cas montrer du doigt ces pratiques, souvent plutôt amusantes (ou désolantes, si l'on se place du point de vue de celui qui en est réduit à les utiliser), et puis parce que nous avons rencontré des touristes détestables qui ne savent rien de la situation économique de l'île et se comportent souvent de manière abjecte avec les Cubains.&lt;br /&gt;Premièrement, il faut savoir que les Cubains sont payés et vivent avec une monnaie nationale, le peso cubain, que le touriste n'aura en général pas besoin d'utiliser, sauf pour acheter des fruits, du riz, des haricots dans les marchés pour Cubains. Actuellement, 1 CUC (monnaie touristique équivalente au dollar américain) vaut 24 pesos cubains. Le salaire des Cubains est variable, mais contrôlé de maniere à éviter des inégalités trop flagrantes. Un professeur d'université est payé 800 pesos (un peu moins de 40 CHF par mois). Un gardien de musée environ 300 pesos. En plus de son salaire, chaque Cubain recoit chaque mois un carnet d'alimentation qui donne droit, pour chaque personne vivant sur ce revenu, à 8 oeufs, 500 gr. de poulet, 250 gr. de riz, 1 bol de haricots noirs, du sel, du sucre, 200 gr. de café, un petit pain par jour, du lait pour les enfants jusqu'a 7 ans, un quart de litre d'huile, un savon un mois sur deux, une dose de poudre à lessive un mois sur deux, 1 tube de dentrifrice pour 3 personnes tous les 3 mois, un demi-litre de détergent universel tous les 6 mois. Dans les magasins reservés aux Cubains, ceux-ci peuvent bien sûr acheter un peu plus de chaque chose avec leur salaire, puisque les éléments du carnet ne couvrent pas les besoins mensuels. Le gros problème est l'achat des habits, de boissons en bouteille, de produits cosmétiques ou nettoyantes divers, sans parler des livres, cahiers, stylos, etc., qui ne peuvent être acquis qu'en CUC. Les Cubains ont donc besoin de CUC. Ceux qui travaillent directement avec les touristes en ont facilement. Les autres doivent les trouver d'une manière ou d'une autre, d'où certains procédés un peu limite parfois, ou une insistance à rendre des services moyennant rémunération.&lt;br /&gt;Toutes choses finalement compréhensibles pour peu qu'on observe, qu'on discute, et qu'on essaie de donner directement le bien manquant: t-shirts, habits, chaussures, savon, dentrifrice, brosses à dents, etc. La gratitude est souvent mille fois plus visible que si l'on tend un billet. Essayez un peu de donner un savon à une mendiante des Saintes-Maries-de-la-Mer et vous me raconterez...&lt;br /&gt;Encore un exemple concret de cette situation économique difficile. Nous avons rencontré à Cienfuegos un conducteur de calèches qui nous a fait decouvrir la ville, nous a amenés  chez des Cubains ou nous avons mangé comme des princes, nous a donné de nombreuses indications précieuses. Il est architecte. Sa femme urgentiste. A eux deux, ils gagnent moins en un mois que lui avec son cheval en un week-end, transportant des touristes (ce qu'il n'a absolument pas le droit de faire). En utilisant son taxi, on le fait donc entrer dans l'illégalité. S'il se fait remarquer par la police, l'amende peut être sévere. Mais on rencontre un Cubain, on discute, on échange, on donne un savon ou un pull et, concrètement, avec les dix CUC qu'on laisse pour toute une soirée passée à découvrir, on aide...&lt;br /&gt;Certains touristes prennent très mal cette situation, se fâchent contre l'insistance de ceux qui offrent leur service, contre l'inégalité des prix Cubains / touristes. Ce sont ceux dont le principe de voyage est un billet d'avion cher contre 3 semaines de vie pour rien. Ceux qui voudraient que tout en maintenant un blocus infame contre cette île, on vienne ici se bronzer sur les plages, danser, manger des fruits de mer, au même prix que les Cubains... qui ne peuvent pas faire tout cela!&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=6414948548022149203"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-6414948548022149203?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/6414948548022149203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=6414948548022149203' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6414948548022149203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/6414948548022149203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/quelques-notes-sur-la-vie-cuba.html' title='Quelques notes sur la vie à Cuba'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-797604396743872125</id><published>2008-09-11T21:56:00.003+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.082+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Ecole de musique Benny Moré, Cienfuegos</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Etant donné les conditions climatiques, nous ne pourrons pas aller jusqu'à la province de Manzanillo où nous aurions dû visiter l'école de musique Manuel Navarro Luna et remettre le matériel que nous avons apporté ici. Grosse déception, en partie consolée par la bonne volonté de la directrice de l'ICAP (Institut Cubain pour l'Amitié entre les Peuples) où nous logions, qui nous a proposé de nous arranger une visite de l'école de musique de Cienfuegos. Nous avons donc pris l'initiative de remettre une partie du matériel à Cienfuegos et de faire acheminer l'autre partie à Manzanillo par l'intermédiaire de l'ICAP.&lt;br /&gt;Deux téléphones et l'école de musique Benny Moré, fermée normalement jusqu'à lundi, s'est ouverte spécialement pour nous. Une délégation d'une dizaine d'élèves avait été convoquée. Ils nous ont joué quelques pièces, nous avons discuté, découvert la structure de l'école puis presenté le matériel qui a beaucoup touché les professeurs et la directrice.&lt;br /&gt;J'ai un enregistrement du concert mais, comme pour les photos, il est impossible ici de télécharger quoi que ce soit. J'espère donc que vous reviendrez voir ces pages après notre retour pour les découvrir plus complètes.&lt;br /&gt;Le systeme d'éducation cubain est l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur d'Amérique latine. L'école est gratuite, ce qui n'est pas évident dans cette région du monde. A Cuba, les enfants sont suivis en fonction de leurs problèmes ou de leurs talents spécifiques, et c'est de cette manière qu'on recrute par exemple les futurs musiciens, qu'on crée des classes spéciales pour des enfants ayant besoin d'un suivi médical spécifique (par exemple pour les mal-voyants).&lt;br /&gt;L'école de musique que nous avons visitée permet aux enfants de suivre les cours normaux de langue, mathématiques, histoire, etc. le matin, et de faire de la musique l'après-midi. L'enseignement comprend l'apprentissage d'un instrument spécifique, vers lequel l'enfant est dirigé en fonction de ses goûts, mais également de sa constitution physique (!). Tous suivent en outre des classes communes de solphège et d'histoire de la musique, des cours de piano et de chant. L'école en question forme des enfants aux degrés primaires et secondaires, qui iront ensuite se perfectionner dans une autre province. En lieu et place du service militaire, ils sont affectés comme professeurs de musique dans une école puis deviennent ensuite ou professeurs, ou musiciens d'ensemble, ou solistes. Il semble que la carrière musicale puisse se faire sans problème à Cuba et que ces enfants aient donc un avenir assuré.&lt;br /&gt;Le niveau des éleves que nous avons entendus était en tout cas excellent, et vu l'état de certains instruments (notamment la guitare du premier prix 2008 de musique classique), nous ne doutons pas de l'utilité de notre donation...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=797604396743872125"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-797604396743872125?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/797604396743872125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=797604396743872125' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/797604396743872125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/797604396743872125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/ecole-de-musique-benny-mor-cienfuegos.html' title='Ecole de musique Benny Moré, Cienfuegos'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-5348963395892731887</id><published>2008-09-11T18:24:00.009+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.083+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Après Ike</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Oye compañeros! Estamos de vuelta!&lt;br /&gt;(Prononciation à la cubaine: oe oaeo! Eao e wuea!)&lt;br /&gt;Cinq jours de claustration à Cienfuegos, quelques sueurs froides, des images effrayantes à la télé quand il y avait du courant, voilà plus ou moins ce que traduit notre long silence de ces derniers jours.&lt;br /&gt;La region où nous etions n'a été que peu touchée par l'ouragan dont l'oeil se situait pourtant à 30 km de la ville ou nous étions. Arbres arrachés, toits écroulés ou envolés, mais l'inondation s'est limitée à la zone basse de la ville; le plus dangereux était finalement, depuis hier, les risques d'éboulement des maisons ou les chutes de  tuiles, ainsi que les problèmes sanitaires (voir plus bas). Nous avons fait quelques photos mais ne pouvons les mettre en ligne. Ce sera pour notre retour en Suisse.&lt;br /&gt;Il faut saluer la magnifique prise en main de ce type d'événement climatique, à Cuba. Plus de 24 heures avant le début des hostilités, l'alarme était donnée. Les zones les plus critiques ont été évacuées (270'000 personnes dans la région orientale),  des consignes de sécurité étaient diffusées 24 heures sur 24 à la television et à la radio, avec toujours le même message principal: éviter à tout prix les pertes humaines.&lt;br /&gt;Dimanche soir à Cienfuegos, alors que l'ouragan était au plus fort dans l'est, on s'attendait au pire dans une ville déjà très durement touchée en 2005. Les particuliers se sont mis à clouer des planches pour consolider portes et fenêtres, à remplir les réservoires d'eau sur les toits pour éviter qu'ils ne s'envolent, à démonter les antennes de télé, toutes les enseignes, à débrancher et rentrer les bombonnes de gaz ainsi que tous les objets susceptibles de se tranformer en projectiles. Les forces de protection civile démontaient tous les panneaux publicitaires, les cabines téléphoniques, les réverbères, coupaient les branches et arbres dangereux et 3 heures avant l'arrivée du cyclone dans notre zone, lundi 8, l'électricité était volontairement coupée pour éviter les accidents et les incendies.&lt;br /&gt;Nous logions à l'ICAP (Institut Cubain pour l'Amitié entre les Peuples) et ce fut une chance, car les maisons d'hôtes de Cienfuegos se situent sur la côte et sont en bois... Nous avions du dur, et surtout des gens très experimentés qui nous ont interdit de sortir depuis dimanche soir et jusqu'à mardi après-midi. Nous avons donc aidé a démonter, puis remonter, nettoyer, etc.&lt;br /&gt;Ceci dit, si nous avons eu de la chance, les Cubains des zones nord-est et de l'ouest sont dans une situation catastrohique, vous le savez sans doute. Outre les problemes d'innondations, de maisons et de bien privés détruits, les cultures ont été ravagées, ce qui en pleine saison du tabac, du café et des bananes, est dramatique. Ajoutez à cela l'éternel embargo, une vie dure même avec la récente reprise que connaissait l'économie cubaine grâce à la Chine, et vous aurez un tableau de la misère actuelle de l'île.&lt;br /&gt;Malgré cela, il y a chez ces gens une volonté de repartir qui nous a impressionnés. Les écoles ont repris tant bien que mal ce matin dans de nombreuses régions. On ne parle partout que de reconstruction, et on fait le bilan de ce qui a été sauvé plutôt que de ce qui est perdu. A Cienfuegos et dans la campagne plus touchée que nous avons parcourue ce matin, on nettoie depuis mardi nuit et jour, on fait sécher les cultures ravagées pour récuperer ce qui est récuperable, et même dans l'est, l'état d'esprit est le même. Propagande, diront certains, mais je ne crois pas. Les Cubains ne sont pas de ceux qui se lamentent et l'énergie de chacun (particuliers, protection civile, armée, etc) est touchante.&lt;br /&gt;Reste maintenant le plus grave problème: les pluies dans certaines zones, qui continuent, et l'état de l'eau. Nous n'en avions plus, à Cienfuegos, depuis mardi soir. Pour vaguement nous laver et rincer les toilettes, il a fallu en puiser dans une citerne, une eau très brune, nauséabonde, remuée, qui est également utilisée à la consommation après avoir été bouillie. Or tout le monde ne peut plus bouillir l'eau, vu les circonstances.&lt;br /&gt;Il faudrait pouvoir faire quelque chose, mais c'est difficile. Nous avons donc repris la route ce matin non sans un certain sentiment de malaise, pour arriver a Trinidad où la situation est également bonne. Nous resterons ici plusieurs jours et circulerons depuis cette belle ville colorée adossée à la montagne et faisant face à la mer.&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=5348963395892731887"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-5348963395892731887?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/5348963395892731887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=5348963395892731887' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5348963395892731887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/5348963395892731887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/apres-ike.html' title='Après Ike'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-7976859153104043706</id><published>2008-09-11T00:00:00.005+02:00</published><updated>2008-09-28T20:09:51.896+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Images (fixes et mouvantes)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chili'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lutte pour la dignité'/><title type='text'>11 septembre - par Ken Loach</title><content type='html'>&lt;div&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La vidéo relative à la date du jour n'est visible que sur le site &lt;a href="http://sud-nord.blogspot.com/"&gt;8 Méridiens ∞ Parallèles 8&lt;/a&gt;. C'est un court-métrage de Ken Loach sur le thème du 11 septembre, paru en 2002 dans l'ensemble documentaire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;11'09''01 - Septembre 11. &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Il faut monter le volume au maximum pour bien saisir le texte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Ce film contient des propos pouvant affecter les personnes sensibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object width="520" height="307"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k4FV8yKruv9VGl3e3u&amp;amp;related=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k4FV8yKruv9VGl3e3u&amp;amp;related=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="520" height="307"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;amp;postID=7976859153104043706"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Commenter cet article&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6394266646548660646-7976859153104043706?l=sud-nord.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sud-nord.blogspot.com/feeds/7976859153104043706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6394266646548660646&amp;postID=7976859153104043706' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7976859153104043706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6394266646548660646/posts/default/7976859153104043706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sud-nord.blogspot.com/2008/09/11-septembre-par-ken-loach.html' title='11 septembre - par Ken Loach'/><author><name>Nathalie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='25' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/S0UNcVLGfSI/AAAAAAAABUQ/vgd-8YEiZME/S220/Avatar+2010_simple.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6394266646548660646.post-3941116908481208335</id><published>2008-09-05T22:36:00.015+02:00</published><updated>2010-02-05T23:05:47.085+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cuba par mots et par vents'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carnets de route'/><title type='text'>Le quotidien cubain</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;1) Scenes de rues insolites&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passe-t-il dans cette petite rue d&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;e Habana Centro?&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SMGZYcA9SfI/AAAAAAAAA10/E6tfKlf8AI8/s1600-h/_MG_2025%5B1%5D.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_g9sn-ZJZFOQ/SMGZYcA9SfI/AAAAAAAAA10/E6tfKlf8AI8/s400/_MG_2025%5B1%5D.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5242640086352087538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;On distribue, cette semaine, de nouv&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;eaux refrigerateurs aux Cubains, ainsi que de nouveaux systemes d'air conditionne. Pour remplacer les anciens appareils sovietiques, les habitants de La Havane ont recu un bon qui les autorise&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; a acheter un nouvel appareil a un prix relativement raisonnable. Lorsque le materiel arrive, c'est donc l'evenement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;De nombreux appartements sont pourv&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;us, ici, d'appareil&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;s a air conditionne. Vu la chaleur, on comprend, mais ajoutes aux systemes &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;plus traditionnels de ventilateurs au plafond, et de petits ventilateurs d'appoint, ces differen&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ts moyens de rafraichir l'interieur des maisons doivent presenter une consommation electrique dementielle. Dans certains appartements, il y a un climatiseur par piece... Changer les appare&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;ils&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt; hors d'age est donc plutot une bonne chose dans une ville ou les gaz d'echappement des ladas et des vieilles Chevrolet rafistolees de partout rendent l'air (deja chaud et humide naturellement) proprement irrespirable. Plusieurs Cubains nous ont parle de cette initiative de l'Etat avec beaucoup de satisfaction. En passant &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;dans un "supermarche" reserve aux Cubains, nous avons vu ces cuisinieres, frigos et autres &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;appareils electriques subventionnes que certains peuvent pour ainsi dire echanger contre un bon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2) Gustave&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;La region de Vinales, ou nous devions &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;partir aujou&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;rd'hui, a ete totalement devastee la semaine derniere lors du passage du cyclone. Nous avons rencontre des Francais qui ont vecu trois jours la-bas barricades dans une maison, sans no&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;urr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;iture, sans electricite, et avec les stocks d'eau en bouteille du village. Ils n'ont pu rallier L&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;a Havane qu'en payant au prix fort un particulier. Le frere de notre logeuse, qui vit a Pinar le Rio, dit qu'il n'y a plus de nourriture (deja difficile a trouver pour les Cubains en temps normal, voyez ci-dessous). Les elevages et les cultures ont ete ras&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;es et la reserve botanique de la region, l'une des plus importantes de l'ile, a perdu plus de 600 especes de plantes. Les premiers avions d'aide (russes, venezueliens et argentins) sont arrives hier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;Les Cubains ont cette faculte de voir le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;pos&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia;"&gt;itif de toute chose, qui fait qu'on nous parlait hier de l'ouragan comme d'un grand malheur, certes, mais qui permet 
