jeudi 9 octobre 2008

Article de Benito Perez paru dans Le Courrier du mardi 7 octobre 2008.

QUITTER L'«ENFER VERT» DU SOJA OGM?

LES PAYANS PARAGUAYENS Y CROIENT

Mouvement social: l'élection d'un président de gauche fait souffler un vent nouveau sur le Paraguay. Dans les campagnes, on rêve de stopper l'invasion du soja et de redistribuer la terre, témoigne Anibal Avalos.

Propos recueillis par Benito Perez

S'il est un pays sud-américain méconnu, c'est bien le Paraguay. «Nous ne sommes pas nationalistes, mais quand même! se lamente Anibal Avalos. Il faudrait que mon pays fasse parler de lui autrement que par la corruption et les trafics.» Cet autre Paraguay, le jeune paysan l'incarne mieux que de longs discours. Fils d'agriculteurs expulsés de leurs terres sous le régime du général Stroessner, il n'a cessé de se battre, avec sa communauté de San Isidro del Jejuí, pour recouvrer ses droits. «Chrétien en actes, pas en prières», il a intégré la Ligue agraire chrétienne à la pointe du combat contre la dictature et les grands propriétaires terriens. A la répression, il a répondu par le droit, se formant et informant des mécanismes de la justice. Aujourd'hui, Anibal Avalos s'investit pour une véritable réforme agraire qui protège l'environnement et la culture paysanne face à l'invasion du soja transgénique. De passage à Genève, le militant exprime son optimisme six semaines après l'investiture du premier président de gauche paraguayen, l'ancien évêque Fernando Lugo.

B. P.: Le soja a le vent en poupe sur le marché mondial. N'est-ce pas une chance de développement pour Paraguay?

A. A.: Non, c'est un immense danger, et pas seulement pour le Paraguay, mais pour toute la région. La monoculture du soja renforce le modèle des méga-entrepreneurs qui ne s'intéressent à rien d'autre qu'au profit. Le Paraguay fut jadis l'un des pays les plus prospères du continent, avant d'être dévasté par ce modèle. On est passé de la distribution des richesses à la destribution de la misère

Pourquoi?

La Constitution paraguayenne garantit le droit à la terre. Pourtant, il y a un pourcentage très élevé de paysans sans terre. Et malgré cela, le latifundio traditionnel ne suffit plus aux investisseurs du soja! Chaque jour, la paysannerie continue de perdre des surfaces cultivables. A la place de fermes qui nourrissent des familles, on voit se développer des exploitations gigantesques de soja transgénique, de riz ou d'eucalyptus destinées aux agrocarburants ou au papier. Les fumigations massives d'herbicides finissent par chasser vers les villes ceux qui résistent et se retrouvent encerclés par les sojeros (cultivateurs de soja, ndlr)... Quant je vois comment on vit ici, dans une sorte de paradis, alors que nous, au Paraguay, nous devons supporter les conséquences des investissements européens... C'est une guerre cruelle! Imaginez: un pays aussi riche en nature que le Paraguay doit importer des aliments!

Comment s'organisent les paysans pour changer cette situation?

Il y a tout type d'organisation et de luttes. Des occupations, bien sûr, mais aussi des processus légaux. C'est à ces derniers que je m'attèle: il s'agit de former les gens pour qu'ils connaissent leurs droits et puissent les faire valoir. Des lois prometteuses, il y en a en pagaille au Paraguay: pour redistribuer la terre, pour protéger l'environnement, etc., etc. Le problème, c'est que ces lois ne sont jamais appliquées!

Face aux fumigations massives, nous sommes parfois contraints de mener des actions radicales. Mais en général nous cherchons le dialogue. Le gouvernement actuel a un projet de zonage, séparant les cultures OGM des autres exploitations. Nous le soutenons.

Que demande le monde paysan au gouvernement?

Nous réclamons que l'Etat décrète l'urgence agraire! La priorité doit être la réalisation d'une réforme agraire intégrale: d'abord, distribuer la terre et, ensuite, apporter les services de base indispensables à la vie à la campagne et à la production paysanne: marché, soutien technique, crédit, électricité, chemins, etc.

De cela, qu'a garanti le président?

Il s'est engagé à terminer le cadastre entamé avec le soutien financier de la Banque mondiale, mais qui a traîné jusque-là. Cela permettra de découvrir les nombreuses exploitations usurpées par les latifundistes et de les redistribuer. Le gouvernement achètera aussi des terres pour les donner aux paysans.

Selon quels critères faudrait-il la redistribuer?

Il faut sortir la terre du marché. Et pour cela nous demandons qu'elle soit confiée collectivement à des organisations paysannes. Seule la propriété associative peut freiner l'invasion étrangère. Donner des terres à des familles puis les laisser se débrouiller, c'est la meilleure façon de faire semblant d'appliquer une réforme agraire, puis d'accuser les paysans de son échec!

Là aussi, le gouvernement semble sensible à la question. Il a nommé huit nouveaux responsables à l'Institut national de développement rural et des terres (INDERT), dans lesquels nous avons une totale confiance, avec pour mission d'étudier le type de propriété des terres souhaitable.

A l'autre bout de la chaîne, que faire pour la commercialisation?

Nous demandons que l'Etat soutienne les structures de commercialisation groupée mises sur pied par les paysans afin de contourner les spéculateurs. Le gouvernement l'a promis.

A vous entendre, tout va pour le mieux...

Ce serait le cas si nous pouvions faire confiance au nouveau ministre de l'Agriculture et l'Elevage ... Nous ne sommes pas sûr qu'un poste aussi crucial devait être confié à un dirigeant du Parti libéral radical (le PLRA est le plus puissant mais le moins progressiste des partis alliés de Fernando Lugo, ndlr). Malgré nos demandes, le ministre a refusé de se prononcer sur notre plan d'urgence agraire. De plus, nous avons de mauvais antécédents avec lui. Quand il était député, il avait refusé une proposition de réduction de l'usage des pesticides. Et son parti a aussi soutenu les privatisations des entreprises publiques et les lois dites «antiterroristes»...


UN MOUVEMENT SOCIAL IMPLIQUÉ MAIS PAS AUTONOME

Quels sont les rapports entre les mouvements sociaux et le gouvernement de Fernando Lugo?

Au Paraguay, le mouvement populaire traverse une période d'unification, d'agrégation des forces pour avoir un impact au niveau politique, structurel. De multiples initiatives locales et sectorielles se sont fédérées dans un Front social et populaire, qui regroupe plus d'une centaine de mouvements sociaux, paysans, sans toit, et même indigènes. Ce front apport un soutien critique au processus initié par le nouveau gouvernement; il demeure stratégiquement autonome. Le président Lugo a lui-même affirmé que les gens devaient s'aider eux-mêmes, s'auto-organiser, et non pas se reposer sur l'action du gouvernement.

Sentez-vous déjà l'effet du nouveau gouvernement?

Oui. La répression est moins forte. La justice paraguayenne est très politisée, et les pouvoirs se sont servis d'elle pour criminaliser notre lutte. Au Paraguay, les gens n'osent pas faire appel à la justice, car ils risque des représailles bien plus que d'obtenir gain de cause. Le président Nicano Duarte Frutos avait promis lors de son élection en 2003 de changer ça. Les gens ont alors commencé à revendiquer leurs droits. La réponse a été terrible: il y a eu des morts, et plus de mille personnes ont été arrêtées et inculpées. Ce gouvernement a mené une politique dite de «sécurité citoyenne», qui consistait à armer des civils pour qu'ils fassent eux-mêmes leur justice. Cela a provoqué un chaos lamentale! Plusieurs dirigeants paysans ont été assassinés et beaucoup de militants ont été effrayés et ont abandonné la lutte. Maintenant même si des menaces sont toujours proférées, on peut mieux respirer! Il y a de l'espoir que les gens osent à nouveau dénoncer les abus. Et que l'on puisse faire reculer la corruption, par exemple, en élevant les salaires des policiers et des militaires.

Depuis un mois, les signes de changement se multiplient, malgré une situation financière difficile: entre l'élection présidentielle d'avril et l'investiture d'août, l'ancien pouvoir a vidé les caisses! Mais ça n'a pas empêché de rendre la santé publique gratuite.

Le président peut-il s'appuyer sur un Etat qui a été contrôlé pendant des décennies par le Parti colorado?

En tout cas, ces jours, tout le monde semble vouloir faire la preuve de son efficacité! Les premiers cas d'emplois fictifs ayant été dénoncés, tous les fonctionnaires accourent au travail. Au point que la plupart des administrations manquent désormais de chaises! Dans les rues de la capitale, les vendeurs de mate et de tereré ont perdu leurs meilleurs clients...

Plus sérieusement, on observer une vraie effervescence, les ministères multiplient les réunions de travail et de coordination. Les nouvelles politiques se mettent en place dans une atmosphère de transparence et de participation populaire. Des équipes de médecins ou de professeurs se rendent à la campagne pour évaluer les besoins.

Bien sûr, la volonté du président ne suffira pas à tout changer. Il doit tenir compte des pressions des multinationales et demeurer dans le cadre de la loi (Fernando Lugo ne dispose pas de la majorité au parlement, ndlr.). Le Front social et populaire aura justement pour tâche de mettre la pression sur l'Etat. Je le répète, nous ne sommes pas une force progouvernement: nous l'appuierons s'il mène une politique favorable au peuple. Dans le cas contraire, nous le critiquerons.

Pour transformer réellement le Paraguay, ne faudrait-il pas convoquer une assemblée constituante comme en Equateur ou en Bolivie?

Oui, ce serait intéressant. Le projet existe, mais ce sera pour plus tard.


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5 Commentaires:

  1. Anonyme a dit...
    OBISPO ASESINO DE POBRES
    Dijo Albert Einstein que existían dos cosas infinitas: el universo y la estupidez humana, pero no estaba seguro de la primera. La actitud de quienes se tragaron el cuento del “obispo de los pobres” corrobora efectivamente esa estupidez sin límites.
    Dijo Albert Einstein que existían dos cosas infinitas: el universo y la estupidez humana, pero no estaba seguro de la primera. La actitud de algunos militantes de la izquierda que se tragaron el cuento del “obispo de los pobres” difundido por la prensa mediática corroboraron efectivamente la estupidez sin límites del ser humano.

    DESILUSION CAMPESINA

    La operación masacre se ha disparado en Paraguay, y sacude vastas áreas rurales del país. Hoy martes 7 de Octubre las noticias del día hablan de violentos enfrentamientos en Edelira, una localidad al este del país ocupado en su gran parte por brasileños que se dedican a traficar soja transgénica.
    Al mismo tiempo, una violenta refriega se produce en un silo en Santa Rita, al sureste de la capital.

    El dirigente campesino Elvio Benítez, por su parte, hoy expresó hoy su desilusión ante la inacción del gobierno del obispo Fernando Lugo, y aseguró que las invasiones de tierras seguirán.

    “Nosotros seguiremos con nuestra lucha, porque en su discurso antes de sumir la presidencia Fernando Lugo, aseguró que se llegaría a un acuerdo para que los paraguayos tengan su tierra propia. Sin embargo hoy día se muestra tibio”, expresó el dirigente.
    Posteriormente especificó que “hemos iniciamos nuestra lucha en contra de los colonos brasileños, pues son ellos quienes invadieron nuestra tierra. También el presidente aseguró que su primera obra de gobierno sería negociar de nuevo el tratado de Itaipú y hasta ahora no consiguió absolutamente nada”.
    Itaipú es uno de los caballitos de batalla de la propaganda del obispo, en el cual resulta funcional a la prensa pro-imperialista, que sin embargo ignora cuando los paraguayos son tratados como apenas una plaga más a rociar con letales agrotóxicos por los personeros del capital transnacional, en su mayoría brasileños, que han invadido el Paraguay y ocupado las tierras, convirtiendo el este del país en un nuevo Sudetes sudamericano.
    GOBIERNO SIN RUMBO

    Así como Winston Churchill sólo pudo prometer sangre, sudor y lágrimas al pueblo británico al asumir como primer ministro, el gobierno popular del obispo de los pobres Fernando Lugo sólo promete seguir asesinando campesinos.

    “Si no se tiene plata para comprar tierras, que se diga. Si hay calendario, se tiene que informar si el año que viene recién se va a poder. Si en este momento no paramos, esto va a explotar”, sentenció un dirigente campesino en presencia del ministro que dirige a los escuadrones de la muerte del obispo de los pobres Fernando Lugo.
    Un luchador por las reivindicaciones campesinas, Bienvenido Melgarejo, falleció el pasado viernes, durante un enfrentamiento con la policía.

    GOBIERNO POPULAR SEGUIRÁ ASESINANDO EN DEFENSA DE LATIFUNDISTAS

    El ministro del Interior del obispo asesino de pobres, Rafael Filizzola, señaló ayer que el Gobierno no tolerará las invasiones de propiedades privadas y seguirá asesinando campesinos en defensa de terratenientes brasileños. Dijo que la policía seguirá realizando sus brutales desalojos en defensa de los sojeros, personeros del capital transnacional imperialista de Monsanto.
    Fue durante una reunión mantenida con productores y campesinos del Alto Paraná, donde el viernes sus sicarios asesinaron a un agricultor, en un enfrentamiento.
    Un campesino muerto, Bienvenido Melgarejo, tres policías heridos y varios contusos fue el saldo de un choque entre los escuadrones de la muerte que actúan bajo protección oficial y un grupo de sintierras en la colonia Guaraní del Este en el distrito de Mbaracayú, a unos 180 kilómetros de Ciudad del Este, ayer tras un desalojo.

    El mismo jefe de sicarios, el ministro del Interior Rafael Filizzola, se reunió con referentes de la Coordinadora Departamental de Campesinos Sin Tierra; la Asociación de Agricultores del Alto Paraná; miembros del Foro Social y Popular local; y productores afectados por invasiones. En todo momento del encuentro amenazó a los campesinos con más represión y recalcó que la línea del Gobierno siempre va a ser la proteger al capital y a los terratenientes.

    También advirtió que los labriegos seguirán lamentando muertes como la de Bienvenido Melgarejo, asesinado por sus sicarios en el enfrentamiento registrado el viernes en la colonia Guaraní, del distrito de Mbaracayú, donde perdió la vida el dirigente campesino Bienvenido Melgarejo.

    “La línea de Gobierno, les digo con mucha franqueza, es respetar la Constitución. Digo también que las órdenes de detención se tienen que cumplir, esa es la Constitucional Nacional” afirmó el representante del Poder Ejecutivo.

    “ Cuando se producen las invasiones, nosotros vamos a proceder al desalojo. La policía tiene que cumplir esas órdenes”, acotó en tono amenazante.

    EL OBISPO NO ENCABEZA UN GOBIERNO REVOLUCIONARIO

    El jefe de los escuadrones de la muerte y ministro del Interior, Rafael Filizzola, tuvo finalmente la delicadeza de reconocer que el gobierno del obispo Fernando Lugo es un gobierno burgués y no revolucionario, como afirmó su prensa y propaganda. Eso después de promocionar a su líder con la mentira de su militancia en la teología de la liberación –como si hubiera podido llegar a Obispo católico siendo marxista-, y de plagiar el mote de “obispo de los pobres” que tenía Arnulfo Romero.
    “Si era un Gobierno revolucionario, no iba a estar exigiendo el cumplimiento de la Constitución, sino iba a pasar por encima de la misma. Pero acá lo que se busca es cumplir con las disposiciones legales y constitucionales”, confesó Filizzola.
    En vastas áreas del Paraguay los campesinos son considerados apenas una plaga más por los sojeros brasileños, y son tratados como parias en su propia tierra por las autoridades, quienes invariablemente se ponen a las órdenes de los traficantes de transgénicos oriundos del Brasil para reprimir a sus compatriotas.


    EN MANOS DE TIRANUELOS SUBALTERNOS DE LA CIA

    Dijo Voltaire que la tiranía de uno solo es preferible a la de muchos; dado que un déspota tiene siempre algunos momentos buenos; en cambio una asamblea de déspotas no los tiene jamás.
    Desgraciadamente para el Paraguay, país del cual el infortunio parece haberse enamorado, hoy se encuentra gobernado por una asamblea de déspotas, que para colmo responde a embajadas extranjeras.
    La mayoría ha sido corrompida por el vil metal de las fundaciones anexas a la CIA, que distribuye la embajada norteamericana de Asunción. Esto sólo hace que la tiranía sea aún más insoportable, porque como alguna vez dijo Napoleón Bonaparte, la peor tiranía es la de los subalternos.

    Actualmente, el poderío de las ONG sobre la sociedad paraguaya ha crecido tanto que han reemplazado en la práctica a los partidos políticos
    La consagración de liderazgos por la vía de las ONGs es a todas luces anti-democrática y para colmo, extranjerizante. El principal requisito es contar con el padrinazgo de alguna embajada extranjera, preferentemente la de Estados Unidos, y ser agraciado con una fuerte suma en dólares que permita financiar algún movimiento político, utilizando a la ONG como mampara.

    Son ejemplo de esta metodología de la construcción de "liderazgos civiles" a través de ONGs, la mayoría de los grupos que llevaron al poder al obispo Fernando Lugo, de forma similar a la ascensión al poder de Víctor Yuschenko en Ucrania, debilitando y derrocando al partido colorado de una manera parecida a la que fueran derrocados los partidarios del presidente georgiano Eduard Chevarnadze, en medio del aplauso de la prensa mediática y la comunidad internacional.

    ADJUNTADO:
    PRONUNCIAMIENTO DEL PARTIDO COMUNISTA: BASTA YA DE REPRESIÓN
    BASTA YA DE REPRESIÓN!
    El día 1 de del presente mes, se produjo en la localidad de Puerto Indio, un brutal desalojo de campesinos que reivindican su derecho a la tierra. En este caso del latifundista brasileño Oscar Fader, quien posee nada menos que 1010 hectáreas en el Dpto. de Alto Paraná En el operativo que tuvo ribetes criminales, falleció el compatriota campesino Bienvenido Melgarejo padre de 8 hijos. Los campesinos habían denunciado que el mencionado latifundista forma parte de terratenientes de tierras malhabidas que utilizan de forma sistemática agrotóxicos, contaminado la zona y atentando contra la vida de los pobladores.
    El Partido Comunista Paraguayo, fiel a sus principios sensibles a los problemas populares, condena el hecho y responsabiliza al Ministerio de Interior a cargo del Dr. Rafael Filizzola, quien en declaración pública, en lugar de mencionar siquiera el macabro atropello a los derechos humanos a los luchadores campesinos, exaltó la defensa irrestricta de la propiedad privada, desconociendo el telón de fondo de los medios que daban cuenta de la cruenta represión.
    El pronunciamiento de nuestro partido se realiza ante la situación planteada, responsabilizando por tanto, directamente a la Fiscalía, y el Poder Judicial detrás del cual están los sectores latifundistas, ganaderos y exportadores de soja, éstos últimos pertenecientes al sector más expoliador de nuestra sociedad, que con el uso indiscriminado de agrotóxicos atenta diariamente contra las vidas de campesinos y la degradación y envenenamiento de nuestro suelo, y servil a estos sectores también el Ministerio del Interior.
    Esta política que privilegia a los sojeros y ganaderos, contradice flagrantemente las expectativas creadas por el gobierno actual que prometió apostar a los más pobres.
    Creemos que este tipo de medidas impopulares y criminales, se suma al conjunto conservador y retrogrado de poderes fácticos privilegiados que conspira con las intenciones progresistas del actual gobierno de Lugo. Además afirmamos que si el Estado no renueva el Poder Judicial y la Fiscalía, órgano que ordena este tipo de luctuosos desalojos criminalizando las luchas sociales, ningún cambio se podrá esperar en nuestro país.
    Denunciamos además la persecución de que está siendo objeto el dirigente campesino de nuestro partido José Tomás Benítez que se suma a las víctimas del hecho en cuestión
    Finalmente hacemos un llamado a la unidad de todos los sectores populares de nuestro país para concretar en una acción conjunta, una lucha coordinada que apuntale una política real de cambio hacia una sociedad que supere la miseria y postergación de nuestro pueblo, cambio por el cual votó la mayoría de nuestra sociedad para llevar a Lugo al actual gobierno.
    PARTIDO COMUNISTA PARAGUAYO
    Alban a dit...
    les réformes agraires dans un pays comme celui ci, compte tenu des multiples contraintes qui existent ne favorisent pas une issue rapide sur la conduite d'une politique agraire efficiente et claire,
    Nathalie a dit...
    Mais qu'est-ce qu'une issue rapide dans des pays enlisés depuis des décennies dans des systèmes déficients, où se rencontrent les intérêts des multinationales, des corrompus de tout genre, et les frustrations légitimes des dépossédés? Je suis sceptique, moi aussi, à la fois sur Lugo et sur ces projets de réformes qui, comme le suggèrent le journaliste du Courrier, semblent presque trop parfaites. Mais le point de vue d'un Paraguayen concerné est intéressant et valait la peine d'être diffusé.
    Alban a dit...
    complètement d'accord avec Nathalie, les personnes les mieux placées pour en parler sont les "locaux", les paraguayens.
    Le chantier qui s'annonce en matière de politique agraire est il surmontable ?¿
    Nathalie a dit...
    Tous les gros chantiers d'Amérique latine dans des pays dont l'histoire est lourde apparaissent comme des défis surhumains. Voyons ce que fera Lugo. De toute façon, le moindre changement vers un peu de mieux, même s'il ne s'agit pas d'une réforme complète, est déjà un immense pas en avant. Reste à savoir comment Lugo s'y prendra en gardant son côté "gauche centriste", "tiède", comme disais le premier commentateur de cet article, et sans dout pas assez ferme vis-à-vis de la droite agressive.